Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 22:28




Historique  du musée


A la Renaissance et bien avant il y eut des collections, des cabinets de curiosité qui ont fait l'objet d'articles sur ce blog. Au cours des siècles des collections diverses ont toujours eu cours dans les capitales comme dans les  villes de province.


- Au 17ème, en 1694, à Besançon, pour la 1ère fois, une collection d'art privée, celle du moine Jean Baptiste Boisot fut léguée par testament à la communauté des Bénédictins. Mais  à condition qu'elle soit obligatoirement ouverte au public 2 jours par semaine. Et J. B. Boisot donne aussi de l'argent pour l'entretenir. Cette collection était constituée de trésors acquis en France, en Allemagne, en Italie ou Pays Bas.


- L'ouverture de la Bibliothèque publique de Besançon établit le principe d'accès public à un patrimoine artistique. Quelques décennies après Besançon (au début du 18ème)  il y eut des villes telles que Dijon ou Arles qui proposent aussi ces contributions au public. Il s'agit là d'antécédents de la "Révolution culturelle" de la 1ère République  (1792 1804)

 

- Ce sera alors l'éclosion des musées en marge du muséum national, le Louvre ouvert en 1793.
Ainsi au 19ème siècle, outre les gares, les musées seront la nouveauté architecturale du siècle après les Lumières. 40 édifices seront destinés la conservation d'un patrimoine artistique.

 

- Clisson en est l'exemple initiateur : les Lacault y fondent le parc de la Garenne qui sera un mélange de beautés naturelles et de fabriques néo classiques. Ils présenteront là pour le public, leurs collections de peintures et de sculptures d'Italie.


- Ensuite cette tendance devient plus officielle avec des faits impériaux et républicains. Mais cette dynamique muséale sera rompue par la Restauration de 1815-1830 car ni Louis XVIII ni Charles X ne cultivent l'idéal d'une instruction publique fondée sur le rassemblement précieux de richesses. La monarchie de juillet sera plus libérale et surtout la 2ème république montre un grand intérêt pour le développement des musées en province.

 

- Ce sera surtout sous le second empire 1852-1870 que la France va se doter d'un véritable réseau de musées.
Parmi les plus anciens musées : celui de Picardie à Amiens. C'est une imitation assez réussie du Louvre, voulue, en raison du désir de sacraliser le bâtiment. Le musée d'Amiens avec sa prestigieuse réputation et sa richesse des collections s'ouvre à une pédagogie vivante : ses collections sont préhistoriques, antiques médiévales, avec un fonds de peinture très important des 17 et 18ème siècles.

- Durant la 3ème république, l'engouement pour les musées ne cesse de croître. Depuis 1881 il y a le musée de Lille qui occupe une place centrale dans la cité. Il est monumental sur une grande place, très théâtral. La leçon est claire : l'instruction du peuple passe par l'accès public aux plus parfaites réalisations de l'homme.
Les grandes phases des styles vont du néo-classicisme au réalisme en passant par le romantisme et ces moments historiques vont créer la transition des temps modernes à l'ère contemporaine.

 

- La question de l'art actuel est plus difficile à inscrire dans le panorama général du musée qui est d'abord conçu comme un outil de conservation. Alors que dans l'idée de modernité il y a la notion d'avant-garde, d'art militant, et d'innovation, qui on le voit n'est pas en accord avec le concept de musée tel qu'il est depuis les origines.

Au départ le musée est la métaphore de la collection, du souvenir, du passé, de l'atlas, tel l'atlas mnémosyne d'Abbé Warburg auquel il convient de se rapporter.

 

                 Il arrive parfois que certains artistes actuels oeuvrent dans ce sens.


R.Dumoux

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 22:29

 

ABSTRAIT, FIGURATIF, ABSTRACTION GEOMETRIQUE.

 

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Exposition R. Dumoux : Œuvres abstraites et figuratives - Grandes toiles © viapictura.com R. Dumoux 2011

Mon travail de peinture a évolué de l'abstrait au figuratif avec cependant des incursions régulières dans l'abstraction construite. Comme si l'une ou l'autre de ces composantes étaient liées par des filiations, des rhizomes incontournables.

 

Mes années de travail d'art abstrait construit (précédées ou accompagnées de dessins et gravures figuratifs et symboliques) Ces années là ont débuté avec des écritures, des pages d'écritures abstraites, comme des calligraphies écrites de gauche à droite et de bas en haut.

Ecritures à la plume puis au pinceau à l'encre de Chine , écritures automatiques aussi.

 

Puis avec le pinceau brosse ces écritures se sont simplifiées et transformées en touches ( touche qui évoque la simple trace de pinceau). Ces touches se succédant régulièrement ont formé des répétions de carrés à intervalles réguliers. Le résultat d'ensemble au pinceau brosse fait apparaitre sur la surface un damier.

De ces ensembles se dégagent des verticales et horizontales et des obliques à 45 degrés.

 

De là il fut possible de créer, d'induire  des tracés géométriques, de la même façon que dans les décors vernaculaires ou populaires . (tels que les décors des assemblages de Tuiles en céramiques vernissées de l'hôtel Dieu de Beaune.)

 

Dans chacun des moments de cette évolution il y a un nombre de toiles, de dessins et parfois de grandes dimensions avec aussi une collection d'assemblages et de sculptures peintes, les sculpto-peintures ou des montages châssis peints et entoilés, tels des structures architecturales orthogonales.

 

Ainsi la peinture se joue d'imbrications des trames orthogonales avec des éléments figuratifs. La vibration orthogonale est la structure du monde avec ses horizontales et verticales constituant des damiers et des obliques à 45 degrés. C'est une osmose, une communauté de pensée non dogmatique qui s'inspire plutôt de l'art des mosaïques antiques, de Ravenne ou du Dôme du Rocher à Jérusalem. Ce lien est une expression pacifiste, une communication réciproque, de partage entre des systèmes de pensée.

 

R.Dumoux

 

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Exposition R. Dumoux : Œuvres abstraites et figuratives - Grandes toiles © viapictura.com R. Dumoux 2011

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 21:48


"LES DOGONS"

 

masqueDogon 


Il s'agit d'une exposition qui eut lieu au musée du quai Branly à Paris. J'écris cet article car il entre dans mes préoccupations sur les arts des origines. Arts qui se soucient des ancêtres et des cultures autres que l'on admire et respecte.
D' autre part je travaille à une grande toile destinée à mon ensemble monumental de 40 tableaux de 5 mètres x 3  ( voir le site  www.viapictura.com) :  cette toile a pour thème l'AFRIQUE et pour ce travail monumental j'ai du faire diverses recherches et finalement les Dogons ont une place importante  et en particulier les danseurs Dogons avec les masques Sirige (masques de 4 à 5 m de haut sur la tête)et Kanaga (en forme de croix de Lorraine) bien connus. Ces masques seront particulièrement mis en évidence dans ma toile.

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Les Dogons sont un peuple du Mali au Bandiagarra où existent des falaises rocheuses trouées de grottes, endroits sacrés qui ont reçu les dépouilles des défunts. Dans ces lieux on a découvert de nombreuses sculptures qui étaient restées cachées.

Les Dogons sont environ 400.000 et ceux qui les ont précédés sont appelés : Tellem, les gens d'avant. (Avant les Dogons il y eut aussi les Djénnenké à Bandiagarra au 11 éme siècle). Les Dogons sont arrivés à Bandiagarra vers le 14 éme siècle et ils ont un grand sens artistique.


Les sculptures Dogon sont des effigies religieuses austères et dépouillées : elles sont le réceptacle de l'énergie vitale du défunt. Objets de recherches depuis le 19 éme siécle, elles évoquent les origines mais représentent aussi des objets du Quotidien.  Elles sont également destinées à la lutte contre la stérilité, avec des sculptures à la gloire de l'union des deux sexes.

Les 1ers habitants de la falaise de Bandiagarra furent les Tellem : ils  ont réalisé des sculptures très modernes proches de nous. Tout y est très stylisé comme des statues planches sans ornementation. Les visages ne sont pas détaillés. C'est l'évocation d'un mystérieux esprit, sans représentation précise.
Ailleurs à Tintam les sculptures sont des réalisations d'animistes : ce sont des statues d'hommes aux bras levés pour implorer les ancêtres  ou demander de la pluie. Ces sculptures représentent aussi des maternités. Elles sont adaptées à la vie religieuse et à l'expression des mythes Dogon. Le style est parfois simplifié et les formes géométriques. Telle statue d'un penseur, gardien du mythe, se présente sans attribut ni vêtement. Seule sa tête est imposante.

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Le MONDE des MASQUES DOGON.

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"Africa" détail de la toile de 5 mètres x 3, en cours d'éxécution" R. Dumoux © viapictura.com

 

Depuis 1930 Marcel Griaule a étudié les masques Dogon. Si les statues sont anciennes, les masques sont actuels. Chaque année il y a de nouveaux masques. Les masques interviennent à l'occasion de deuils. Ils accompagnent l'âme du défunt jusqu'à l'autel de la famille. Le défunt devient un ancêtre. A l'occasion de la fête du SIGUI on célèbre le 1er ancêtre, sa mort, ses funérailles. Cette fête a lieu tous les 60 ans.


Griaule a inventorié 68 types de masques correspondant à un personnage ou à un mythe. Ils représentent les éléments de l'univers, leurs formes sont géométriques avec des yeux rectangulaires. Le danseur a un costume de fibres.
Une sortie de masques est grandiose.
- le masque SIRIGE est très important et il est surmonté d' une étroite planche, jusqu'à 5 m de hauteur. Le porteur de ce masque est fort car il le balance d'avant en arrière jusqu'à toucher le sol. Son costume est fait de fibres et de bracelets de fibres aux bras et aux jambes.
- le masque Kanaga très important aussi est surmonté d'une grande croix en forme de croix de Lorraine : le danseur fait des mouvement tournoyants qui évoquent la création du monde.


D'autres masques Dogons représentent divers animaux : lièvre gazelle, singe,bovidés , éléphant, autruche etc. Il y a aussi des masques humains : guérisseur, chasseur, jeune fille.
Tous ces masques expriment la cosmogonie Dogon.
Divers objets symbolisent aussi la cosmogonie: il y a les sculptures de volets, de greniers de portes, des piliers évoquant la philosophie Dogon.


Malgré une société modernisée, malgré les échanges dus au tourisme et le contact avec l'Occident, la culture et l'identité Dogon persistent.

R.Dumoux
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 22:31


AFRICA 
Tel est le titre d'une réalisation picturale a tempéra, toile  de 5 mètres  x 3 évoquant l'Afrique.

 

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"Africa" Maquette de la toile de 5 mètres x 3 m. Tempera sur toile - 50 x 30 cm - R. Dumoux © viapictura.com

 

L'ensemble monumental peint de 40 tableaux de 5 m x 3 ( www.viapictura.com ) est consacré à l'histoire de l'humanité. Cependant certaines toiles traitent de phénomènes naturels ou de continents tels que l'Amérique ou l'Asie.


Cet actuel projet sur l'Afrique a nécessité une recherche de documents, de textes ou photos. J'ai aussi réalisé de nombreux  dessins de paysages et d'animaux... des arbres, des montagnes ou cours d'eau, des musiciens, des danseurs ou des plantes.
Et puis un jour une idée de composition est apparue lorsque j'ai entendu ou lu que le Kilimandjrao était comparé au "toit de l'Afrique". Quelle image , quelle puissance!. Ce phénomène de la nature le plus haut d'Afrique (5895 m) fut le point de départ de ma composition.


J'ai ainsi esquissé en haut de page un immense toit et puis au dessous s'étagent successivement les paysages, les différents aspects de la nature en Afrique  avec les  animaux, oiseaux. J'ai du dessiner beaucoup... comme chaque jour. 
Se succèdent ainsi l'Egypte, les dunes des déserts de Lybie, le Kenya, les arbres au lion, baobabs et aussi  des évocations  de la végétation équatoriale et des grands singes.
Le 1er plan est consacré surtout à l'humanité, aux ethnies. Un groupe de danseurs Dogons fait une prestation devant un groupe de cases : ils ont coiffé les masques dogons caractéristiques : le masque Sirige de 4 à 5 m de haut et le fameux masque Kanaga illustre à cause de sa forme de Croix de Lorraine. ( un autre article de ce blog est consacré aux Dogons et à leurs cultes) Le masque Sirige est très impressionnant car il semble rejoindre le soleil , l'énorme disque solaire accompagnant le kilimandjaro tout en haut.

Le danseur sera d'une grande force car il doit avec sa tête balancer ce grand plateau de 5 m en tournoyant du sol au ciel. C'est comme une danse cosmique qui relie ciel et terre.

Cependant, l'Afrique est le pays de la faim de la soif, le pays qui souffre de famine et en conséquence des épidémies. Idée majeure à exprimer ce drame de l'humanité. aussi la figure centrale de ma composition, la plus importante est une pauvre femme très maigre devant une tente de fortune parmi des arbustes secs, avec à ses pieds une ou deux gamelles.. Cette figure n'est pas une anecdote mais un appel pathétique de l'humanité en désarroi.

 

Une peinture est maintenant  réalisée en petite dimension et sa gamme dominante est rouge..


Concrètement la réalisation consiste d'abord à mettre au point une maquette. Puis il me faut faire un agrandissement sur un toile de 5 m x 3. Cette toile a demandé un important travail de préparation : 3 à 4 couches minces de blanc et d'encollages à chaud. L'agrandissement se fait au carreau, à la craie puis au fusain et enfin le trait est repris au pinceau.
Bientôt une ébauche colorée à l'oeuf sera posée en fonction de la couleur locale. Puis la toile ainsi avancée attendra plusieurs mois avant de s'achever en saturant la couleur, en précisant les formes et contrastes et en affirmant le dessin.

Ce sera au printemps 2012……..

R. Dumoux
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"Africa" détail de la toile de 5 mètres x 3, en cours d'éxécution dans l'atelier - R. Dumoux © viapictura.com

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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 22:26



MONDIALISATION - GLOBALISATION - COLONIALISME - POST COLONIALISME - ORIENTALISME.

(Recherche à propos de la mondialisation, de ce qu'elle représente mais aussi de ses inconvénients. Cette quête se tourne en particulier du côté de l'art et de nombreux  exemples du passé ou actuels.)



Le concept de mondialisation, de globalisation, se réfère à la circulation du capital et de l'information dans le monde..
La mondialisation est une intensification des échanges humains à la surface du globe. Le domaine de l'art est  très présent  dans ces échanges.

Les Origines : Il y a 700 ans Marco Polo fit un voyage vers l'Asie et ainsi jeta un pont entre l'occident et d'autres cultures. Puis il y eut les conquêtes espagnoles, portugaises, et la colonisation en Afrique avec plus tard les mouvements de libération. La Globalisation résulte de ces échanges  plus ou moins contraints mais qui ont laissé des liens durables. (Elle est pacifique mais aussi conflictuelle). Le mot Globalisation est d'abord apparu dans les milieux politiques et économiques et maintenant elle est devenue essentielle dans l'art.
Ces origines historiques sont présentes dans l'actualité. A titre d'exemple, le musée du Louvre présente une exposition sur le peintre italien Giuseppe Castiglione qui fut peintre officiel, (portraitiste) à la cité interdite : il fut depuis 1714 et pendant 50 ans acteur des échanges qui ont existé entre l'Orient et l'Occident.

- Jean Hubert Martin dit que "la mondialisation a commencé il y a 5 siècles lorsque l'occident a reconnu que nous vivons sur un GLOBE  et que les portugais ont commencé des échanges avec le Bénin." De nos jours il y eut une intense accélération à partir de de 1989 et des années 90 à cause de la fin du mur de Berlin mais aussi avec la multiplication et la baisse des prix des liaisons aériennes et enfin avec le développement des relations électroniques..

La mondialisation est une une intensification  des relations humaines avec des effets positifs mais aussi négatif. Il est possible d'exporter les ressources naturelles et humaines, de les échanger mais cela contraint à la standardisation des produits  et à l'uniformisation dans tous les pays du globe.

Comme effet positif elle permet l'évolution de certaines cultures et leur rayonnement mondial, comme les aborigènes qui grâce à la peinture savent s'adapter à la vie actuelle.
 
La mondialisation doit avoir comme objectif majeur, la reconnaissance de la diversité  et de l'originalité des cultures et leur respect mutuel.
                                       (Ainsi le culte des ancêtres est bien reconnu  et valorisé de façon légitime  dans le cas des Aborigènes  ou de peuples africains  tels les Dogons )

- Le Commissaire d'exposition Jean Hubert Martin s'intéresse à des artistes qui réalisent des oeuvres pour une  communauté et il les cherche en dehors des réseaux de l'art contemporain… l'A. C. qui ne reconnait comme artistes que ceux qui montrent leurs oeuvres dans le circuit culturo-commercial des galeries et musées.

- Autre point de vue sur la Mondialisation : Pour Vittoria Noorthoorn (biennale de Lyon 2011) la mondialisation représente le triomphe de la culture occidentale, le sommet de son expansion, sommet d'une économie et d'une technologie.
Mais Mme Noorthoorn  se demande si la mondialisation civilise? On remarque  une civilisation (avancée) qui développe les massacres, contre l'homme, contre la nature ou l'éducation.


Autre interrogation pour ce qui est de l'art : l'information galopante des formes et formules produit  la même pratique artistique partout dans le monde. Au lieu d'un véritable courant artistique n'est ce pas plutôt une dégradation générale du concept de l'art ?
Enfin, les biennales, selon cette commissaire, devraient justement être l'occasion de lutter contre l'uniformisation des langages soutenus par le marché, au lieu d'être au service du marché et de l'uniformisation.

- Toujours à propos de mondialisation et globalisation : selon  Henry Hugues la mondialisation n'est pas nouvelle : dès 1943, Mac Luhan rapporte qu'on lui a dit :" le transport aérien, la télévision abolissent les distances et l'exotisme. La standardisation culturelle est ébauchée et ne fera que croître. D'autres innovations technologiques élargiront encore l'horizon et feront disparaître les anciennes catégories bien cloisonnées de nos provinces. Et ainsi les cultures nationales, nationalistes seront condamnées à disparaître."
De nos jours, la mondialisation, il faut en rechercher les origines bien avant et remonter par exemple aux Lumières  et aux évolutions qui ont succédé. Plus près de nous il y eut 1989 qui fut un ébranlement pour le monde occidental, la fin de notions stables et d'identités. Ainsi nos vivons dans des temps instables, une crise mais aussi des potentialités nouvelles.
  
- Selon Nicolas Bourriaud (Beaux Arts Magazine) la mondialisation fait apparaître un mouvement de pensée qui serait pour la 1ère fois planétaire. C'est la fin de la dualité colon colonisé, ou de l'opposition Nord Sud.
Dans le monde de l'art  les débuts de la globalisation remonte à 1988, 1989 à  la Biennale de Venise avec des artistes non occidentaux et plus tard au centre Pompidou en 1990 avec une exposition mémorable : les Magiciens de la terre. C'est alors comme une expansion horizontale sur la surface du globe, correspondant à la période du post colonialisme, à la suite de l'européo-centrisme..

On le comprend, la notion de mondialisation se conjugue avec celles de colonisation, de post colonialisme, par exemple aussi d'orientalisme ou de populations cosmopolites des mégalopoles en perpétuel mouvements. Autant de notions qui donnent l'image d'un monde qui est en perpétuel mouvement. 

 

L'humain  existe et évolue  maintenant depuis le départ d'une gare TGV de province jusqu'à Sao Polo ou Canberra via le trafic aérien , les métros , villes de banlieue, Schangaï, les gares et aérogares.  C'est comme si l'humain était en perpétuel déplacement à la surface du globe selon des suites ininterrompues de tunnels, de labyrinthes rythmés par des échangeurs.  Ce mouvement s'accompagne de tout l'arsenal humain; de l'argent, des biens de consommation, des espèces animales, des poissons, des fruits ou légumes parfois interdits, des insectes, des idées, des oeuvres d'art dans un flux perpétuel.
Va et vient permanent, il n'y a ni jour ni nuit, cela se passe dans l'espace du globe mais cela se passe aussi dans le temps, dans la pensée historique.

En art les exemples sont passionnants de ce va et vient entre le passé et l'actualité. On parle de l'expression des ancêtres chez les aborigènes d'Australie et l'on en débat comme d' oeuvres d'actualité. Il est heureux de constater une vérité commune, la même lumière  à diverses époques ou moments de l'histoire. Cette vérité universelle semble s'imposer au delà des bavardages et des positions ironiques, du crash, du clash ou de la farce.

 

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L'ORIENTALISME


En ces temps de la mondialisation nous sommes ouverts à tout ce qui est international et cosmopolite, à toutes les cultures ancestrales que nous admirons et respectons. C'est une époque post coloniale et nous sommes interpelés par le passé colonialiste. Ainsi, l'épopée orientaliste au 19 éme (forme de mondialisation)  fut très importante pour l'Occident et les conséquences durables jusqu'à nos jours.

On ne compte pas les parutions ou les expositions qui font état des écrits ou des travaux gravés, peint  écrits ou photographiés du 19 éme siècle. Pierre Loti, Eugène Fromentin  ont parcouru le monde et rapportent des dessins des peintures et photos provenant d'un Orient très élargi aux Iles Marquise ou à Tahiti (Pierre loti) Léon Cogniet  peint l'expédition d'Egypte et Vivant Denon travaille à La Description de L'Egypte pour ensuite créer le Musée du Louvre  qui reste une ensemble exceptionnel. Il y eut encore Chassériau, Gérôme
L'orientalisme est un phénomène européen qui prend sa source au 18 éme dans la 1ère traduction des mille et une nuits. C'est un rêve d'orient qui va traverser tout le 19 éme et beaucoup d'artistes s'embarquent vers l'Orient et le Bosphore, pour l'archéologie, le retour aux sources, c'est à dire, l'antiquité retrouvée.
L'orientalisme est un ensemble qui touche toutes les  catégories picturales telles que le paysage, la peinture d'histoire, le déserter l'immensité, l'interdit du harem et la religion. Il me sera nécessaire d'écrire un article développant ces divers aspects d'une grande richesse iconographiques.

 

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La mondialisation, c'est aussi maintenant ces monuments historiques visités par des milliers de personnes de toute nationalité sans distinction de culture.

La vérité est sans doute là dans cette recherche d'une lumière commune qui conduit l'humain à se ressourcer dans la pensée des ancêtres. La recherche d'un nouvel humanisme qui prend en compte le respect de  la vie sous toutes ses formes y compris la sauvegarde de la planète, au delà d'une culture de la mort.

R.Dumoux 

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