Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 22:33
VISITE d' ATELIER.

On connaît bien l'atelier étonnant de Francis Bacon (reconstitué à Londres)
Atelier de peintre ou reliefs, vestiges de happening ?

On connaît aussi les tableaux du 15éme qui représentent un peintre dans son atelier. Passionnants car ils nous instruisent sur le métier du peintre ; comment il avait un aide qui broyait les couleurs. On y découvre d'autres tableaux en cours, les pinceaux, les pigments, les panneaux préparés et puis aussi des détails familiers ou des objets de la vie courante.
Enfin, avec les  nouvelles technologies on peut observer d'autres pratiques et l'atelier devient très conceptuel. C'est un bureau d'étude technico-commercial où sont installés sur un plan de travail, un ordinateur, une  imprimante, quelques papiers, etc... Eventuellement une petite maquette figure (peut-être l'oeuvre qui sera réalisée)

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Je décris ici mon atelier.
C'est un atelier de peintre. Comme dans celui de Francis Bacon, on voit un certain désordre et des entassements ici où là.
Cependant à l'examiner, on parvient à suivre ou à recomposer le travail qui s'y déroule.
En pénétrant cet atelier on est d'abord impressionné par les accumulations de dossier, de livres, de dessins ou documents photos, de brochures ou articles de journaux. Ce sont par endroits des compilations formant des assemblages curieux.

Et puis on remarque des suites d'aquarelles (sorte de maquettes colorées pour des toiles en cours) toutes de même dimension.
Egalement en registres ce sont alors des petits tableaux tout de grisaille mais on discerne dans chacun d'eux des tracés très pointus, aigus, dessinés au crayon.
Ailleurs d'autres préparations sur panneaux de plus grande dimension, beaucoup plus grands parfois ont le même aspect.


Ah il faut faire attention : au sol des pots, des couleurs (mais aussi sur une  table) comme s'ils avaient... débordé. Ici, toutes les couleurs s'étalent avec des collections de pinceaux, des bouchons de boîte en plastique, des poêles dont certaines pleines de couleur : ce sont des palettes. Et puis aussi des petits papiers ou dessins oubliés.
 Sur des étagères d'autres documents des photos de Jérôme Bosch à Grünwald , du "Jardin des Délices" à la "Crucifixion" ou à la Vénus d'Urbino de Tiziano Veccellio.


De gros rouleaux de toiles paraissent comme les colonnes d'un temple . Certaines toiles roulées semblent peintes, d'autres blanches ou révèlent des tracés.
Certaines se déroulent et appellent le regard vers ces grandes surfaces suspendues  que l'on ne voit pas d'emblée car elles nous enveloppent. Ce sont des grandes toiles de 5 m, du sol au toit de l'atelier qui nous entourent, avec des figures comme nos doubles, nos ombres qui nous accompagnent.


Derrière une  toile tendue, il y a les réserves dans l'obscurité : ce sont de grandes toiles de 5 mètres roulées, recouvertes. Elles sont visibles sur le site viapictura.com

Enfin, le visiteur découvre des stockages de rouleaux de toiles peintes et des panneaux historiés. Ou bien des panneaux entoilés blancs.. servant de socle à des livres ou documents et photos..
Et puis sur un chevalet un grand panneau vertical ...
Des revues sont là au sol avec des couvertures consacrées à Soulages ou à Venise avec François Pinault.

La visite de cet atelier permet de comprendre la nature du travail.
Bien sûr il s'agit là d'un univers figuratif narratif, historique, dont la composition et les éléments sont dessinés précisément et réalisés selon les règles du métier de la peinture. Tout cela reposant sur l'édifice des cultures du monde et de l'humanisme. Une lumière est là, présente dans le reflet des toiles qui irradient de transparence et de lumière intérieure. C'est du moins le sentiment fortement ressenti et exprimé, affirmé.


En fait tout cela représente mon atelier. Mais j'occupe un autre grand atelier plus ouvert sur l'extérieur, surtout en été. Je citerai seulement pour l'hiver mon petit atelier en sous-sol et consacré à l'impression, à la gravure, autour de la presse à taille douce.
Tout cela est une invitation à la rencontre. Fondamentalement  je m'adresse à chacun car ce travail peut parler un langage qui touche. Et en 1er lieu j'invite le lecteur à regarder mes dessins, leur écriture sur le site www.viapictura.com


R.Dumoux
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 22:18
Rêves historiques. Exemples de rêves antiques ou bibliques..

- Le SONGE de NABUCHODONOSOR
Il eut des songes et il voulait que quelqu'un interprète ses songes et ce fut Daniel qui répondit et donna des explications au peuple au sujet de ces rêves.

Il dit : "Ô roi tu as eu une vision : une immense statue se dressait devant toi, très brillante. Sa tête était d'Or fin. Sa poitrine et ses bras d'argent. Son ventre et ses cuisses de bronze. Ses jambes de fer. Ses pieds de fer et d'argile.
Soudain une pierre se détacha et brisa les pieds d'argile de la statue. Alors tous à la fois se brisèrent, fer, argile, bronze, argent, or et le vent les emporta sans laisser de trace. La pierre qui avait frappé devint une immense montagne sur la terre."

- LE SONGE de JACOB. Il prit une pierre et la mit sous sa tête pour dormir, au pied d'un arbre. Et il eut un songe : une échelle était dressée de la terre au ciel et des anges y montaient et descendaient.
Dieu lui parla et lui dit que cette terre lui appartenait et que sa descendance serait nombreuse comme la poussière du sol.
Jacob prit la pierre qui était sous sa tête, en fit comme une stèle et ainsi appela le lieu Béthel.

- Le RÊVE de JOACHIM
Joachim faisait paître ses troupeaux dans la montagne et un jeune homme lui dit de retourner chez sa femme.
Car depuis 20 ans il avait été rejeté et il n'avait pas eu d'enfant d'elle et maintenant il désirait seulement rester avec ses brebis.

Le jeune homme lui dit qu'il était un ange de Dieu. Il était apparu à sa femme et elle avait conçu une fille de lui. Il demanda donc à Joachim de retourner près de sa femme qui est enceinte.
L'ange apparut dans le sommeil de Joachim et lui dit : "Descends de ta montagne et retourne vers Anne. Il vous a été donné une prospérité telle que ni prophètes ni saints n'ont jamais eu." Joachim se réveilla et raconta son rêve.

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- Au Moyen Age : le REVE DE LA CROIX. C'est l'exaltation de la Croix en référence à Piero della Francesca.
Le texte dit :
"il me semble voir un arbre merveilleux, tout couvert d'or; des pierres précieuses resplendissaient sur le sol et tous les anges contemplaient la Croix.
Moi, souillé de mes péchés et iniquités, je vis cet arbre de la gloire couvert d'or et de pierres précieuses.
Mais à travers l'or, je pouvais discerner l'antique lutte des méchants qui le faisait saigner du côté droit.
Je fus accablé de douleur. Cet arbre changeait de couleur, ruisselait de sang et paré de trésors.
Moi je gisais là, contemplant l'arbre du Seigneur jusqu'à l'entendre me parler."

- St Francois d'Assise : "le REVE DU LARRON CONVERTI"
François convertit 3 larrons homicides et l'un d'eux a une très noble vision.
Après leurs méfaits ils étaient venus à St François pour lui demander pénitence et obtenir la Miséricorde de Dieu.
François les reçut. L'un d'eux survécut. Une nuit il ne put résister au sommeil et fit un long rêve : à la fin, il vit St François vêtu d'un merveilleux manteau orné d'étoiles et ses 5 stigmates paraissaient comme de très belles étoiles  et leurs rayons illuminaient tout le palais.

- Dante. LE REVE DE L'AIGLE
 Dante  écrit : il me semble que je voyais au ciel un aigle suspendu avec des pennes d'or, planant, tout près à descendre. Je croyais être sur le mont où Ganymède quitte ses parents, lorsqu'il fut ravi pour le banquet des dieux.
Il me sembla que cet aigle descendait terrible et qu'il me ravissait le feu céleste.
Comme si nous brûlions tous les deux.
Si brûlant était l'incendie en mon rêve que mon sommeil cessa.

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La Renaissance.

CARPACCIO : le Rêve de Ste Ursule.


Leonard de Vinci : le rêve de PLAISIR ET CHAGRIN
Ce rêve se rapporte à l'arrangement de 2 personnages entre eux.
- L'un est un jeune homme au beau visage, agréable, fin, à la chevelure longue et bouclée.
- L'autre est vieux triste et mélancolique.
Jamais l'un n'est séparé de l'autre et ils sont représentés dos à dos.On les peint réunis comme un seul corps par l'arrière. pour montrer qu'ils ont la même origine, la même origine du plaisir et du chagrin.

- Dans la main droite du plaisir, il y a un roseau sans fruit comme le plaisir et il y a des flèches pour montrer les piqûres dont il afflige les coeurs.

- Dans la main gauche le plaisir tient des écus et il en laisse tomber.
Dans la main gauche, le chagrin tient un rameau épineux, les roses se sont désséchées.

- La jambe droite de ce corps repose sur un tas de foin et la gauche sur une table d'or pour bien montrer leur différence.
L'affection du chagrin pour l'or brille de souffrance comme les flèches.
Le pied de cette figure c'est l'amour du plaisir mondain qui est bas, débile et mou.

Telle est la description par Léonard de cette figure composée de Plaisir et Chagrin. (cette poésie visuelle m'a inspiré une toile de 2m50 x 1m50 en 2007)

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17éme et 18éme siècle.
19 et 20éme siécle
.
Plusieurs exemples de rêves pourront être décrits ultérieurement.

Je citerai seulement comme références:
- le Rêve de Descartes
-l e Rêve d'Eve de john Milton
- le Rêve de Tatiana de Pouchkine.
- le rêve de Joseph K. Le Procès de Kafka.

R.Dumoux
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 14:37

La démarche d'ensemble peut paraître complexe ou désordonnée : il y a un travail de préparation et en même temps des réalisations précises.

- Préparations de supports destinés à la peinture a tempéra sur panneaux : il s'agit des encollages, marouflages de toiles et préparations à la colle chaude et au plâtre... ponçage...
Autant d'étapes conformes aux normes du métier.

Suivent alors les recherches de compositions qui seront mises en place au fusain et à la mine dure. Le plus souvent les compositions sont choisies dans les recueils de dessins et adaptées selon l'inspiration.

On s'achemine alors vers l'ébauche colorée qui est une approche de la couleur des divers éléments et de la couleur locale. Cette ébauche colorée se fait à l'aide des pigments très dilués dans le blanc d'oeuf : il s'agit de jus colorés très liquides mais qui grâce au blanc d'oeuf vont fixer le dessin dans la trame du support et déjà "nourrir" la base de la peinture.
Sur une telle préparation colorée riche en blanc d'oeuf, le travail d'exécution au pinceau sera souple, transparent et avec une accroche très forte. (très similaire à la technique de la fresque)
Ce travail passionnant sera l'aboutissement qui se concrétisera plus tard, au cours de l'hiver.  

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- Gravure.
Outre ces préparations et ébauches de panneaux a tempéra et de toiles, mon travail consiste en ce moment à la réalisation de gravures en pointe sèche. Le plus souvent il s'agit de reprendre des compositions qui ont été récemment  réalisées dans des grandes toiles peintes.

Ainsi, je citerai une toile déjà visible sur le site viapictura.com : "Espace 5"

"Espace 5" - tempera sur toile 5 mètres x 3 mètres - ©R. Dumoux

Il s'agit d'une composition mettant en opposition ou comparant  deux conceptions de l'espace:
1- la conception selon l'antiquité et la Renaissance.On reconnaît là diverses figures de la mythologies depuis le char du Soleil ou Persée et Andromède. On voit aussi des représentations des signes du Zodiaque. Toutes ces représentations signent la façon dont on concevait l'espace pendant l'antiquité.

2- en opposition, la conception actuelle de l'espace est mise en évidence par la représentation de l'homme dans l'espace, du 1er homme sur la Lune : Armstrong. Cette homme gigantesque dans son scaphandre monumental et étincelant est figuré dans une mandorle à la manière d'un Dieu.

Cette composition est actuellement en cours de taille. Tailles et contre tailles s'enchaînent et trament des réseaux de lignes, traits, points et criblés sur le cuivre.

Plusieurs autre cuivres sont sur ma planche de travail directement sous la fenêtre : telle est la composition relative à" la fonte des glaces à l'ours polaire" évoquant le réchauffement climatique. D'autres cuivres sont dessinés , composées de scènes mythologiques, historiques ou bibliques.

Il faudra bientôt réaliser quelques épreuves d'essai,  à l'aide de la presse à taille douce, dans un petit atelier spécifique à ce travail obscur.

N.B. : Préparations de tableaux a tempéra, compositions, ébauches, gravures.
A tout cela s'ajoute la mise au point de grandes toiles de 5 m : retouches du support, dessins des compositions au carreau, à la craie et au fusain , tracé du trait au petit pinceau sur ces surfaces de 5 m pendant une semaine ...

R.Dumoux
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 14:35
Pendant la Renaissance, le recours médiéval à l'allégorie et au symbole se poursuit.
On peut se rapporter à des éléments très caractéristiques de la peinture du 16éme.
La culture figurative accordait une grande importance à la signification des images  et on évoluait dans un réseau d'allusions et de symboles.

Un exemple : le Rêve du cavalier par Raphael.
Raphaël: il sogno del cavaliere

Ce tableau illustre est merveilleux, il fut peint pour un noble : Scipion, néoplatonicien à Florence.
Le 1er plan est occupé par un jeune héros endormi sous un laurier, plante qui possédait la propriété de faire se réaliser les rêves.
Deus figures féminines semblent concrétiser le rêve.  Elles évoquent des allégories : l'une est Virtus et l'autre Voluptas. Allégories de la vie contemplative (livre, fleur et de la vie active ( épée) d'autre part.
Ce tableau montre l'accord harmonieux qui doit exister entre la virtus et la voluptas.
Dans l'espace du sommeil du cavalier, l'âme s'ouvre à une plus haute conscience d'elle même et le rêve se modèle et recherche les aspects d'une vie exemplaire.
C'est tout un déplacement intérieur mettant en oeuvre toutes les facultés de la Psyché.
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Du 17éme  au 18 éme siècle l'évolution de l'approche du rêve se poursuit.

De la Renaissance à la Révolution romantique, l'imagination acquiert un pouvoir progressif  comme trame du rêve.
Les ingrédients du rêve, mémoire perception sensorielle, instinct, se combinent à la vie diurne.
Pour Descartes, le rêve est un véhicule de connaissances qui met en scène les éléments d'un conflit intérieur et les interprète.

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19 et 20éme siècle.

L'axe du rêve va se déplacer vers l'intériorité et le rêve sera valorisé sous des aspects très variés.

De Goya, "le sommeil de la raison engendre des monstres" : c'est le point de départ décisif pour le 20éme siècle. Le rêve et le sommeil de la raison engendre chimères et prodiges.
Pendant le sommeil, le moi continue son existence, il est présent partout dans la recherche de l'identité.
Le champ de l'intimité est élargi. C'est la conquête de l'intimité : on va rechercher un lien avec son enfance, avec la nature, avec ses origines. Cette conquête de l'intimité peut parcourir la passé individuel.

En occident, le chemin du rêve, c'est l'histoire d'une aptitude progressive à l'introspection, pour mettre en lumière ce qui habituellement est caché.


Au 20éme au sujet du rêve, après la psychanalyse, Kafka parle d'un Double-Moi :
il y a celui qui rêve et celui qui analyse son propre rêve.
On soutient aussi que le moi est acteur et spectateur du rêve, auteur et spectateur.

Suite à cette évocation de l'évolution de la conception du rêve de la Renaissance à nos jours, un dernier article sera consacré à divers exemples historiques de rêves illustres et souvent cités.
Exemples déterminants dans mon travail graphique et de recherche  de compositions, symboliques, parlantes, compréhensibles et sensibles.

R.Dumoux
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 14:32
Deux grandes traditions construisent la pensée de l'Occident : la judaïque et la gréco-romaine.
Après l'antiquité, au cours du 1er millénaire, les théories du rêve se construisent à partir des traditions judaïques et gréco-romaines.
Les Saints, les Martyrs, les moines correspondent aux héros rêveurs de l'antiquité.
Mais l'Europe va trouver des accents autonomes et originaux. Une vision différente du monde s'impose dans tous les secteurs de l'activité humaine y compris dans les interprétations oniriques.

- De nombreuses causes sont attribuées aux rêves :
- le vécu de l'homme : ses émotions préoccupations, souvenirs et désirs, ses sensations corporelles.
- On accorde beaucoup d'importance à la médecine.
- Egalement il y a l'intervention de Dieu (annonces, conseils, prédictions, visions.)
 Et aussi la présence du Diable (tentations, tromperies, fantaisies)

- Les rêves sont véridiques, mais il faut identifier leur source divine ou diabolique.
Ces enquêtes sur les rêves sont en rapport avec la philosophie et la théologie des pères de l'église de St Augustin à St Thomas. Grâce à cela, le fidèle est conseillé.
Dès le 4éme siècle avec Constantin avec la nouvelle foi officielle (qui a supprimé la divination), émerge un caractère typique du rêve lié à la liberté individuelle.
C'est l'entrée officielle du quotidien dans le monde du Rêve.
Les médiateurs pour ces rêves sont les saints et les martyrs. Les rêves de conversion ont une grande importance.

- Exemple de rêve dans la Légende Dorée. (célèbre manuscrit de Jacques de Voragine 13 éme siècle à Génova, dont un volume merveilleusement enluminé constitue le Trésor de Macon (France) :

Le navire fut renversé et tous les sarrasins engloutis. Un des infidèles cependant  a survécu et demande sa protection à St Marc.
Soudain un beau jeune homme le tire des ondes. Mais arrivé à Alexandrie, ce sarrasin infidèle se montre ingrat envers St Marc.
Aussi St Marc lui apparaît en rêve et lui reproche son ingratitude. Ensuite le Sarrasin se rend à Venise et il y reçoit le baptême. Il eut la Foi et ainsi acheva sa vie dans les bonnes oeuvres.

Mais dans les Rêves Satan réclame sa part. Les parties obscures de soi dans les rêves sont attribuées au Malin. Les cauchemars sont considérés comme des manifestations démoniaques.

Le fantastique et le Symbolique sont aussi un élément de l'imaginaire collectif dans les rêves.

Dans l'architecture des Rêves, il y a au moyen âge un aspect visionnaire et symbolique qui atteint ses sommets dans la Divine Comédie.
Dans les Fiorettis de St François d'Assise, il y a des leçons de morale mais aussi le sens du merveilleux comme des suggestions pour les représentations théâtrales des fêtes religieuses.

La Renaissance jusqu'au 19éme siècle verra une modification une évolution de la conception du rêve vers une vision plus personnalisée et plus tournée vers la psychologie du rêveur.

R. Dumoux
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