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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 18:22

Ensemble monumental peint de FINOGLIO à Lille

 

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Le Palais des Beaux-Arts de Lille accueille pour la première fois en France, la "Jérusalem délivrée", une série de 10 tableaux monumentaux du maître baroque italien, Paolo Finoglio, inspirée par le grand poème épique éponyme du XVIème siècle.

 

J'ai choisi cette fois d'évoquer une exposition exceptionnelle qui ouvre au musée de Lille. (du 23 avril au 12 juillet au Palais des Beaux Arts de Lille)

Sont présentées 10 toiles monumentales de Finoglio peintre napolitain (1590-1645) : 

- Ce sont des oeuvres  narratives et historiques qui se situent au moment de la 1ère croisade.

- Ces toiles descriptives de grandes dimensions se déroulent selon une succession semblable à un panorama.
- Nous y découvrons le déploiement de la grande peinture baroque qui illustre les hauts faits de l'histoire et les épopées.
- C'est la mise en évidence des composantes picturales et en particulier de la description de figures et de leurs assemblages de façon non réaliste.
- Les titres des oeuvres de Finoglio se rapportent à la 1ère Coisade. Il est question de Jérusalem, de la Jérusalem délivrée du Tasse, de l'Arche sacrée, etc...

 

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Cet ensemble de Finoglio est pour moi très proche de mes préoccupations picturales constantes depuis des années, c'est pourquoi j'écris cet article.

En effet
je développe depuis 10 ans un ensemble monumental peint.
Il s'agit d'un panorama sur l'histoire de l'humanité, depuis le Big Bang jusqu'à nos jours.

Il parcourt les siècles, de Rome à Constantin, plus tard à Godefroy de Bouillon, au 16éme ou bien au 19 ème siècle et se projette dans le futur avec des vues sur la conquête de l'espace et la science avec des considérations sur la robotique ou la technique des implants.


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6 Toiles monumentales (5 m. x 3 m.) de Raymond Dumoux - Installation d'une exposition. ©viapictura.com 2010

 

Cet ensemble est composé de 40 toiles de 5 mètres x 3 mètres chacune. Travail réalisé a tempéra sur des toiles préparées selon les normes du métier et visible sur le site www.viapictura.com

J'invite le lecteur à observer un parallèle que j'ai établi peu à peu au cours des années avec les grandes oeuvres du passé, tout en évoquant notre époque contemporaine et le futur.


R.Dumoux

www.viapictura.com

 

N.B. : Nous sommes en recherche de sponsors, de mécènes et de solutions financières pour présenter l'ensemble monumental peint de R. Dumoux.

Merci de nous contacter sur le site viapictura.com

 

-> Voir la vidéo de France 3 sur l'installation de l'ensemble monumental peint de Finoglio

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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 22:35

LA PEINTURE ENCORE

J'ai déjà écrit, décrit mon travail de peinture. C'est comme crier dans le désert... parfois.
Mais c'est comme une prière alors on en reparle et on répète ce que l'on a dit.
C'est la litanie de la vie érémitique.

On parle alors de citation, de référence, de narration, de métier, de représentation, de transparences spirituelles, de résurrection, d'incarnation du verbe, comme si la peinture renaissait tel le phénix. On  parle des peaux de la peinture, de la superposition et de la transparence des couches comme de la réincarnation de la peinture..

"La gradation va d'un éclaircissement intense ou même d'une transparence dans les visages à une densité extrême et à une profondeur des couleurs dans les vêtements, les paysages et tout l'environnement." Extraits de descriptions de
peintures du 14 ème siècle à Volotovo  (Novgorod)
C'est un langage nouveau qui va apparaître, en terme de métier, de pratiques picturales selon les termes de Pacheco par exemple.

On parlera des anciens peintres, aussi bien des
anciens grecs que des miniaturistes de manuscrits carolingiens ou
des chinois, de l'exemple de HokusaÏ, ou bien de la grande peinture religieuse ou encore du décor des vases grecs à l'ocre rouge et noir.

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A propos de mes GRANDES TOILES DE 5 mètres x 3 mètres du Pictorama.

  Il faut alors réaliser le développement de ces grandes surfaces où se modifient l'action, les personnages également. Le travail incroyable que cela exige.
Des partis sont à prendre, des choix à faire pour les plans de l'ensemble de la composition. Il y a un centre d'intérêt.

Les personnages sont de grandes dimensions, proches de l'échelle 1. Le plus souvent de front. Les vêtements ont des plis au  traitement sculptural ,les  détails venant parfois s'inscrire dans les revers. Mais les mouvements s'expriment dans  le rythme des plis. Il y a un dynamisme et la recherche d'un esprit, d'une présence.

Actuellement,
cette toile de 5 m x 3 en cours, représente et oppose la cruauté du monde romain dans les arènes au christianisme révélé dans la crucifixion. C'est une évocation des combats de gladiateurs et du martyr des chrétiens qui étaient abandonnés aux bêtes. C'est aussi la révélation du christianisme.
Présentation historique d'un moment important dans l'histoire de la civilisation occidentale, celui du passage de l'antiquité à notre ère.

Outre les figures essentielles du drame qui se joue, il y a les animaux, le désordre des cuirasses, des armes, la crinière des lions, la terre et la poussière. Comme aussi le pelage de l'ours au centre; c'est un travail au trait de mine de plomb rehaussé de jus colorés et chargé de traits au pinceau fin. La tempéra à l'oeuf permettant toutes les transparences.

Et puis il y a aussi le problème des architectures. C'est d'abord la frontalité centrale de l'arc de Constantin. Et puis la mise en scène des arènes du théâtre antique. J'ai pensé mettre en place comme en transparence le velum qui protégeait du soleil les spectateurs dans les gradins. Ces toiles étaient fixées à des bois verticaux arrimés au sommet des murs du Colisée.


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Toile de 5 mètres x 3 mètres "Du Colisée au Golgotha" en cours de réalisation dans l'atelier -
Mars 2010 © R. Dumoux

La partie droite de la toile est consacrée à la crucifixion au dessus de laquelle, comme en transparence, se déchire le rideau du Temple, selon les écritures.

Mais le groupe essentiel que je viens de travailler est cette piétà devant l'arc de Constantin. Piétà monumentale où le corps du Christ s'impose dans sa masse tel un dieu antique. De lui s'écoule comme un flot, un flux de sang, le sang de la vie qui va irriguer la terre. 

 

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Finalement le sang est le fluide, l'âme qui circule dans cette toile : ce sang est celui de la souffrance, de la cruauté mais il sera sanctifié et transcendé, transfiguré pour recréer, pour une renaissance, avec la promesse de la sagesse, de la paix (la colombe), du pain et du vin (les épis et les grappes de raisin) Tout cela étant dépeint en bas à droite du tableau.

 

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"Du Colisée au Golgotha" - Mai 2010 © R. Dumoux. viapictura.com

 
Figuration, narration, techniques et métier, sans doute. Mais tout cela fonctionne comme une organisation qui a un sens et dégage un symbolisme en quête d'une humanité.

R. Dumoux

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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 22:48


Mathias GRUNEWALD

 

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Audaces colorées, travail sur les lignes et les drapés caractérisent Grunewald qui annonce la Renaissance.
Cependant il se rapproche du Moyen Age par son style parfois caricatural, du moins très expressif et par sa collaboration avec le sculpteur Nicolas de Haguenau.


On connaît bien l'oeuvre de Grunewald et en particulier le retable d'Isenheim au musée de Colmar.

 

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   On a obtenu quelques révélations nouvelles sur la technique de Grunewald mise en oeuvre dans le retable.
Il  collabore avec le sculpteur Nicolas de Haguenau pour ce travail et sa réalisation est une oeuvre exceptionnelle de la Renaissance Allemande.
On connaît mieux le procédé pictural et les pigments employés par Grunewald.

D'abord il effectuait de nombreux dessins préparatoires. Puis il travaille directement sur le panneau préparé.
Il ne fait pas de dessin très précis sous-jacent comme le faisaient les flamands.


Sur sa mise en place, il travaille en partant de l'extérieur et il laisse en réserve les personnages les plus importants.
Cependant pour accentuer l'expressivité de ses figures il souligne les contours de façon très marquée, contours qui vont transparaître et donnent ainsi plus d'expression et de force.
Enfin ses dessins, en raison de leur virtuosité, lui servent pour la finition des figures.

 

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Le retable d'Isenheim fut réalisé entre 1512 et 1516.
Il  fut en 1er lieu commandé à Nicolas de Haguenau à Isenheim
Il s'agissait d'abord de fabriquer la caisse, les encadrements et les sculptures en plus des panneaux réservés au peintre où se déploiera le métier de Grunewald.

Au cours de la réalisation de mes grandes toiles a tempéra l'oeuvre de Grunewald est une référence forte et incontournable, en raison de son expression particulière mais aussi pour ses techniques picturales exemplaires.

 

A noter enfin que dans mon atelier figure une photo du retable d'Isenheim.... : un appel, un rêve, le rêve de la peinture.


 R.Dumoux
www.viapictura.com

 

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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 22:28

Mantegna : les Triomphes

 

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Cet article m'a été suggéré par l'exposition "Mantegna" au Louvre en 2008- 2009.
On s'attarde sur les "Triomphes" car ils sont uniques et suivent parfois une démarche qui nous est proche par le goût des séquences.

Il s'agit de la reconstitution visuelle d'un triomphe romain. Les 9 toiles de Mantegna composent un panorama sur les diverses phases de cette procession.
C'est une série dont on ne sait pas si elle est complète mais sa grandeur épique est impressionnante.
Commandée par un marquis de Gonzague à Mantoue aux environs de 1484 , sans doute par Fédérico Gonzaga, cette série relate les Triomphes des 1ers César,  modèles pour les Gonzague.


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Les sources des neufs toiles :
(Dans la littérature il y eut vers 1350, les triomphes de Pétrarque : triomphe de l'amour, triomphe de la mort, mais ce sont là des traditions mythologiques. Mantegna s'est inspiré des enluminures des textes classiques.)

- L'imagerie triomphale était très présente au 15éme siécle mais avec ces toiles c'était la 1ère tentative de réalisation à une échelle aussi importante et avec autant de scènes.
- A l'origine on trouve des processions de généraux sur les cassoni, coffres de mariage.. Ces Cassoni sont parfois dans le style de Mantegna avec le style des  figures et les détails archéologiques.
- Mantegna admirait les triomphes d'Avanzi à Vérone mais aussi il a peut être voulu rivaliser avec les grandes toiles mythologiques all'antico peintes à Florence par Pollaiuolo, Boticelli ou Luca Signorelli.
Ces grandes toiles peintes étaient aussi une alternative moins coûteuse que les  tapisseries.
Les triomphes de César n'apparaissent pas dans l'art antique. Aussi Mantegna a porté son choix sur un triomphe historique très particulier : c'est le triomphe sur les Gaulois.

- Documents à l'origine de la création de ces toiles.
Pour se documenter sur les triomphes romains, Mantegna a recours aux écrits sur l'Antiquité, tels que les traités de Marcanova ou bien Flavio Biondo. Il trouva aussi des récits complets et des descriptions de Scipion l'Africain, de Appien ou de Plutarque. Au 15 éme il y avait des représentations de triomphes qui subsistaient : les plus importantes étaient les reliefs sculptés de l'Arc de Titus et sur l'arc de Trajan.
A part ces représentations, s'ajoutent de nombreux détails d'armures, d'armes et de bâtiments relevés sur des pièces de monnaie.
Tout ce matériel documentaire devait être transformé, mis en forme dans un récit cohérent  et émouvant.
Egalement Mantegna réalisait de nombreux dessins ou gravures, autant de préparations minutieuses pour son projet pictural.

Et d'autre part, Mantegna a exécuté des"modelli" qui seront présentés au commanditaire. Cela lui permet aussi d'apporter des modifications dans les réalisations finales des toiles : il peut ainsi simplifier les compositions, agrandir des personnages ou accentuer des perspectives.


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- Réalisation des toiles.
Pour Mantegna, le dessin est très important. Très précis,  partout il est sous jacent. Puis l'utilisation de la peinture sera d'une grande délicatesse et le modelé sera souvent exécuté à l'aide de fines hachures.
Dans ces toiles le procédé utilisé est la tempéra à la colle animal  et en particulier la tempéra à l'oeuf.
Les triomphes de Mantegna englobent toute sa palette expressive de la sévérité à l'humour, de la grandeur héroïque à un trouble très personnel. Et surtout les triomphes sont un tourbillon d'images : des trompettes, des rangées de prisonniers, des guerriers vaincus, des efants qui cabriolent, des éléphants avec des boucles d'oreille.. et aussi des objets épars qui jouent, des statues, des ruines, des armes ou armures..

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- Influence de Mantegna.
Les triomphes ont été réalisés de 1495 à 1506 année de la mort de Mantegna.
Ces 9 toiles ont influencé en Europe la grande tradition de Giuilio Romano à Degas. Le plus remarquable à manifester cette influence fut Rubens. Ce dernier avait travaillé à Mantoue vers 1600 et possédait des copies de 5 toiles des triomphes. (copies conservées à Prague) A partir de 2 copies, il réalise un triomphe romain mais il ajoute des danseurs, corrige les éléphants plus réalistes et les ruines antiques plus grandes.
Rubens s'inspire aussi des bois gravés par Andréa Andréani qui a reproduit la série complète des triomphes. (magnifiques gravures présentes à l'exposition du Louvre)

Les triomphes de Mantegna ont aussi inspiré Goethe qui, à partir de là analysa tout l'oeuvre. Goethe dit que Mantegna présente une contradiction entre la quête de l'idéal classique et d'autre part le désir de traduire la nature dans toute sa diversité. Et c'est cela d'ailleurs qui confère aux triomphes leur intérêt aussi particulier.

Les triomphes de Mantegna  constituent  pour mon travail une grande inspiration et un exemple majeur  quant au métier de la peinture (source de réflexion et de méditation constante)

R.Dumoux
www.viapictura.com


-> Voir le mini site du Louvre sur l'exposition Mantegna

 

 

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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 22:27


La Légende Dorée. Jacques de Voragine. Gênes. Ecrit vers 1255.

C'est un livre qui raconte la vie de 160 saints. La Légenda Auréa (son contenu est d'Or) paraît vers 1260 et devient avec la Bible le livre le plus lu et le plus copié.
C'est une source d'inspiration essentielle, un ouvrage de référence qui permet de voyager dans le temps des débuts du christianisme et aussi dans l'espace jusqu'en Inde.
Les artistes s'émerveillent de ces aventures.
Giotto, Martini, Angelico, Mazolino, Masaccio et Piero della Francesca illustrent tel événement de la vie de ces saints exemplaires.
La légende dorée reste une source inépuisable.

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- L'auteur de la Légende Dorée est Jacques de Voragine, un homme des plus savants de son temps au 13 éme siécle.
Il est né à Varage près de Gênes en 1228 ...
ville dont les couvents, et chapelles créaient une atmosphère de piété.
De cette époque subsiste à Varage la place carrée. Et Varage accueille dans sa légende toutes sortes d'oiseaux, tels les moineaux de St Rémi ou la perdrix de St Jean. D'autre part la statue de Jacques de Voragine est présente au fronton de la maison communale : Jacques était un humble moine qui fut évêque de Gènes mais a cependant vécu en pauvre au profit des pauvres.
C'est à Gênes que J. de Voragine a prodigué tous les trésors de son âme de saint. Et il a joué un rôle si actif et bienfaisant que tous les historiens lui rendent hommage, tellement il fut pacificateur et charitable pour les pauvres.
J. de Voragine reste le plus grand bienfaiteur et il a nourri la chrétienté et les grands peintres de belles histoires  et de beaux sentiments, toujours bien vivants.

- La vie de Jacques de Voragine.
Il est né en 1228. A 16 ans il entre dans les ordres des Prêcheurs de St Dominique. (ordre qui a produit des moines tels que Thomas d'Aquin ou Fra Angelico. Il fut donc novice, moine, professeur de théologie, prédicateur. Il fut prieur à 35 ans et gouverna les monastères dominicains de Lombardie pendant 18 ans.
Puis il fut choisi pour succéder au prélat de Gênes et devenir évêque. Il refusa d'abord mais ensuite le population de la ville exigea qu'il soit évêque.
Son action d'évêque  consista à ramener la paix à Gênes qui était en proie aux luttes entres Guelfes et Gibelins. En 1295 une paix fut conclue après une guerre depuis 60 ans; la ville s'emplit de gaieté. Mais cela ne dura pas  car il y eut de nouveaux heurts et il fallut nommer des capitaines du peuple.

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- Le rôle de Jacques de Voragine fut admirable en tant que père des pauvres et la ville fut comblée de sa charité. Il soignait les malades dans les ruines du port, ne mangeait pas à sa faim et visitait les indigents. Tout son revenu et celui de l'église allait aux pauvres et jusqu'à sa mort car il ne voulut pas que le prix de ses funérailles privent les pauvres.

- Les écrits de Jacques de Voragine.
Ils sont conservés dans des copies de Bibliothèques Italiennes et en France.
De J.Voragine il y a aussi une traduction de la Bible en Italien, un commentaire de St Augustin et un recueil de sermons.
Mais c'est la Légende des Saints qui a le plus grand succès et c'est pourquoi on l'appela Légende Dorée. (légenda auréa)

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- La légende Dorée.
Apparemment ce livre est un mélange incohérent. Mais en réalité il présente une grande unité où chaque récit semble correspondre, répondre ou nuancer le récit précédent.
C'est un livre d'une grande unité, sans être une simple compilation.
Mais J.de Voragine possède un style, une façon de raconter et de composer.
C'est à partir des récits du bréviaire ou de légendes qu'il fait un véritable travail personnel de réelle création littéraire. D'où la portée de ce livre.
Ce livre est en réalité la lecture de la vie des saints. Il n'a pas l'intention de présenter des légendes pittoresques mais il entend que le lecteur le prenne au sérieux et qu'il admette la vérité de son récit. Il a ainsi une grande chaleur d'imagination et d'émotion et son livre a touché parce qu'il jaillit du coeur de Jacques de Voragine.

- Finalement, l'objet de la légende dorée était de toucher les coeurs.

Ce livre est caractéristique de ce temps qui a donné François ou Dominique.
A ce moment l'Europe s'éveille d'une longue somnolence et aspire à la vie de l'esprit.
Architecture, sculpture, peinture, pensée, sortent des couvents pour aller au peuple qui demande d'être initié aux secrets de la théologie.

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Ainsi j'ai beaucoup dessiné à partir de certains récits, par exemple des compositions à propos de l'incrédulité de Thomas, la rencontre d'Antoine et de Paul devant l'entrée de la grotte de Paul dans ce désert érémitique où ils vivaient. Ou bien encore Antoine qui rencontre un loup qui va le conduire à la grotte de Paul.

Et combien de compositions sur les oeuvres de Miséricorde. Ou bien sur la Fortune. Autant de pensées et de recherches ou de rêves sur ce qui semble le plus fondamental dans notre culture.

Au cours des siécles les verriers, tailleurs de pierre, peintres se sont mis à représenter les saints sur les murs et fenêtres des cathédrales sur les porches en créant des illustrations parlantes lisibles.
C'est d'après Jacques de Voragine que Memling ou Carpaccio racontent le voyage de Ste Ursule et des 11000 vierges.
Piero della Francesca suit de phrase en phrase la Légende Dorée pour les fresques des aventures du Bois de la Croix à Arezzo.
Rubens, Murillo, Poussin reproduisent des scènes de martyres de saints et des miracles comme de Voragine les a compilés à notre intention.
Aujourd'hui encore toute notre inspiration au sujet de l'histoire sacrée nous vient de la Légende Dorée.

          
R.Dumoux
www.viapictura.com

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