A propos de "Visible Human" Toile de 5mx 3m. Les sources.Pour la conception de cette toile, il était nécessaire de prendre en compte des données scientifiques ou médicales, des expériences ou actions bien spécifiques.
De même, tout un vocabulaire ou des expressions bien particulières peuvent être
cités et analysés.
Leur citation situe d'emblée une ambiance bio-technologique et de cyberculture:
-The visible Human ou le corps en pièce.
-Hybridation. Greffes de visage.
-Monstres pré ou post-humain.
-Cyborg: Manfred Clynes créé le mot cyborg (cybernétique et organisme) Il travaille au sujet de l'adaptation de l'humain dans l'espace.
-Monstres pré-humains.
-Le post-humain des Aliens volants.
-Greffes informatiques.
-Les xénogreffes.
-Le nanomonde.
-les robots qui opèrent et travaillent le squelette, par exemple.
Tout ces termes sont aussi représentatifs d'une sorte de science fiction appliquée à l'homme.
Dans l'art du passé, il faut évoquer les figures hybrides de Jérôme Bosch, les bestiaires médiévaux avec leurs créatures fantastiques. Les décors de grotesques
fournissent également des exemples étonnants de combinaisons et d'assemblages de figures étranges: depuis la Casa Aurea de Néron jusqu'aux décors de grotesques de la Renaissance.
Au 16ème siècle, Paracelse, médecin suisse avait créé un homonculus, sorte d'homme miniature. Cett homonculus grandit et devint destructeur, auto-destructeur, un monstre.
La science actuelle et la science fiction produisent des créatures issues de la technologie, de la biologie: les monstres et les cyborgs. Nous vivons dans un monde technologique: notre bestiaire est constitué de fantasmes et d'accouplements bio-mécaniques. Dans la toile commentée dans l'article précédent, "The visible Human", il était question précisément de ce rapport de la biologie à la mécanique et la figure emblématique de cet accouplement s'impose.
Le Post-gender, maintenant, évoque un monde post-humain, post-anthropomorhique: il met en scène un monde où les différences sont obsolètes: qu'il s'agisse de la différence entre organique et synthétique ou entre homme et machine ou encore entre les sexes.
On peut penser là aux sculptures contemporaines de Lee Bull qui ont des morphologies d'insectes.
Certains artistes contemporains sont des adeptes du computer art. Par exemple Jurgen Ostarhild dont les sujets sont le corps humain, le visage. Ce sont des compositions à l'ordinateur: c'est le portrait de la réalité qui sera transformée jusqu'au surhumain. On utilise pour cela des logiciels de morphing qui étaient au départ utilisés à des fins policières puis en chirurgie esthétique et enfin par le monde de l'art;
Citons seulement quelques noms : Aziz et Cucher, Lawick, Muller, Orlan, Laamsweerde.
Le morphing va ensuite se banaliser et prendre un aspect commercial pour créer les acteurs et décors de film.
Dans un prochain article, sera faite la présentation d'une autre toile de 5m x 3m: "la Nouvelle Leçon d'Anatomie", qui est en correspondance avec le contenu de ce dernier texte.
R.Dumoux
www.viapictura.com
par dumoux
publié dans :
Toiles monumentales
"Visible Human", est une toile du Pictorama (ensemble monumental peint composé de 30 tableaux de 5m x 3m chacun)

Cette oeuvre veut montrer, par la composition peinte de grande dimension, la désintégration de l'homme et sa reconstitution possible. Il ne s'agit pas d'installation, de photo ou de performance, mais d'un tableau dont la lisibilité est accessible. Néanmoins, cette réalisation utilise des documents, photos, textes ou actions diverses qui ont eu lieu.
Visible Human est inspiré de l'expérience chirurgicale effectuée sur un condamné à mort aux Etats Unis. Le corps de celui-ci, après avoir été congelé, a en effet été découpé en fines lamelles horizontalement du haut en bas, de façon à enregistrer la position et la forme des os, tendons, muscles ou organes tels les vertèbres, les poumons, le foie ou le cerveau.
Cette sorte de dissection très cruelle a été pour moi un déclencheur et comme une révélation de la décomposition effective du corps et de l'humain à notre époque.
A la réflexion, et en dessinant, il m'est apparu que dans la science médicale et la technologie, il existait des pratiques qui, a contrario, cherchaient à maintenir le corps humain, à le fortifier, à le reconstruire.
A partir de ce constat, une démarche de composition était entreprise. Déjà, la toile semblait s'organiser comme un triptyque: toute la partie centrale de 3m x 2,50 m environ, était occupée par l'effigie du Visible Human de profil, de face et aussi accompagné d'éléments anatomiques séparés. Il s'est agit alors de dessiner avec assez de précisions anatomiques ces figures hiératiques ainsi que de rendre leur couleur .
Maintenant, il était nécessaire de composer de part et d'autre, les éléments d'une éventuelle reconstruction.
- Sur la partie gauche, à la base, un savant examine la radioscopie agrandie d'un squelette peut-être pour envisager la pose d'une prothèse, cependant que l'imaginaire de la machine semble développer le scanner de la tête d'un humain et révèle ainsi le cerveau, les vertèbres ou les fosses nasales avec des coloris très spécifiques. A l'arrière plan, deux figures montrent l'évolution depuis le modèle renaissant inspiré de Michel Ange jusqu'au rêve de l'homme déjà mécanisé, rêve d' Icare ou de robot, plus près de nous.
- Dans la partie droite du tableau, on découvre une main munie d'implants divers, puces, ordinateur et de tout moyen d'enregistrer et de communiquer.
Le monde végétal intervient dans les échanges entre les règnes: une sorte de figure primitive nous montre son coeur et la circulation sanguine, son corps étant constitué de feuilles de tabac. La science a reconnu que le plant de tabac, ses feuilles permettaient de créer l'hémoglobine, de recréer le sang nécessaire à la vie humaine (le tabac considéré, scientifiquement, comme agent de reconstitution du sang). En haut de cette partie droite, deux figures robotisées,( l'une venant du ciel, un extraterrestre?) semblent protéger, encadrer 2 personnages qui se révèlent comme contenant toute la signification du tableau.
Ces deux personnages forment un couple: la femme et le robot, symboles de la recréation de l'homme à l'aide des technologies. Un enfant parait ainsi en gestation.
Cette figure est très importante: elle est comme un archétype qui illustre la continuité de l'homme, avec l'aide de la science, et aussi au delà des différences et des clivages de tous ordre.
Enfin, à la base de la toile, en quelque sorte le support de la composition, on voit une sorte de masque robotisé avec des implants, mais exprimant un regard sur le passé, une poésie évoquant le monde des incas.
Et puis pour terminer, une note amusée: la figure d'un petit robot qui est en fait un jouet bien connu des enfants.
L'ekphrasis de cette toile de 5m x 3m exprime, par delà la destructuration de l'homme, les tentatives qui existent pour le recomposer, à l'aide des implants, prothèses et de toutes les possibilités de la biotechnologie.
R.Dumoux
www.viapictura.com

Cette oeuvre veut montrer, par la composition peinte de grande dimension, la désintégration de l'homme et sa reconstitution possible. Il ne s'agit pas d'installation, de photo ou de performance, mais d'un tableau dont la lisibilité est accessible. Néanmoins, cette réalisation utilise des documents, photos, textes ou actions diverses qui ont eu lieu.
Visible Human est inspiré de l'expérience chirurgicale effectuée sur un condamné à mort aux Etats Unis. Le corps de celui-ci, après avoir été congelé, a en effet été découpé en fines lamelles horizontalement du haut en bas, de façon à enregistrer la position et la forme des os, tendons, muscles ou organes tels les vertèbres, les poumons, le foie ou le cerveau.
Cette sorte de dissection très cruelle a été pour moi un déclencheur et comme une révélation de la décomposition effective du corps et de l'humain à notre époque.
A la réflexion, et en dessinant, il m'est apparu que dans la science médicale et la technologie, il existait des pratiques qui, a contrario, cherchaient à maintenir le corps humain, à le fortifier, à le reconstruire.
A partir de ce constat, une démarche de composition était entreprise. Déjà, la toile semblait s'organiser comme un triptyque: toute la partie centrale de 3m x 2,50 m environ, était occupée par l'effigie du Visible Human de profil, de face et aussi accompagné d'éléments anatomiques séparés. Il s'est agit alors de dessiner avec assez de précisions anatomiques ces figures hiératiques ainsi que de rendre leur couleur .
Maintenant, il était nécessaire de composer de part et d'autre, les éléments d'une éventuelle reconstruction.
- Sur la partie gauche, à la base, un savant examine la radioscopie agrandie d'un squelette peut-être pour envisager la pose d'une prothèse, cependant que l'imaginaire de la machine semble développer le scanner de la tête d'un humain et révèle ainsi le cerveau, les vertèbres ou les fosses nasales avec des coloris très spécifiques. A l'arrière plan, deux figures montrent l'évolution depuis le modèle renaissant inspiré de Michel Ange jusqu'au rêve de l'homme déjà mécanisé, rêve d' Icare ou de robot, plus près de nous.
- Dans la partie droite du tableau, on découvre une main munie d'implants divers, puces, ordinateur et de tout moyen d'enregistrer et de communiquer.
Le monde végétal intervient dans les échanges entre les règnes: une sorte de figure primitive nous montre son coeur et la circulation sanguine, son corps étant constitué de feuilles de tabac. La science a reconnu que le plant de tabac, ses feuilles permettaient de créer l'hémoglobine, de recréer le sang nécessaire à la vie humaine (le tabac considéré, scientifiquement, comme agent de reconstitution du sang). En haut de cette partie droite, deux figures robotisées,( l'une venant du ciel, un extraterrestre?) semblent protéger, encadrer 2 personnages qui se révèlent comme contenant toute la signification du tableau.
Ces deux personnages forment un couple: la femme et le robot, symboles de la recréation de l'homme à l'aide des technologies. Un enfant parait ainsi en gestation.
Cette figure est très importante: elle est comme un archétype qui illustre la continuité de l'homme, avec l'aide de la science, et aussi au delà des différences et des clivages de tous ordre.
Enfin, à la base de la toile, en quelque sorte le support de la composition, on voit une sorte de masque robotisé avec des implants, mais exprimant un regard sur le passé, une poésie évoquant le monde des incas.
Et puis pour terminer, une note amusée: la figure d'un petit robot qui est en fait un jouet bien connu des enfants.
L'ekphrasis de cette toile de 5m x 3m exprime, par delà la destructuration de l'homme, les tentatives qui existent pour le recomposer, à l'aide des implants, prothèses et de toutes les possibilités de la biotechnologie.
R.Dumoux
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Le corps dans l'art actuel.
Au cours du 20ème siècle, nous l'avons vu, la représentation du corps semble tourmentée ou critique. Actuellement, l'humanité apparaît menacée, remise en question, dans les oeuvres de la fin du siècle à maintenant, mais le plus souvent dans le domaine de la photo, de la vidéo ou de la performance.
La photographie a acquis une place prépondérante et elle multiplie les images du corps et en particulier aussi celle du corps mutant. En général on refuse le naturalisme.
Tout d'abord, une déshumanisation semble se démarquer par le fait de l'absence de visage dans les représentations.
Cette absence semble provenir du fait qu'au 20ème siècle le visage de l'homme a été bafoué et il a cessé d'être une évidence et un idéal.
Plusieurs explications peuvent être apportées à ce retrait:
Les divers chocs infligés à l'homme sont d'une part, la 1 ère guerre mondiale avec ses visages défaits, ses gueules cassées, visages que l'on ne peut regarder.
D'autre part pendant la 2 ème guerre mondiale, l'humanité a reculé devant la barbarie. Ce sont les martyrs de la Shoah, les cadavres aux yeux exorbités des charniers, c'est à dire l'anéantissement de la personne.
Cette néantisation de la personne humaine se retrouve actuellement, à notre époque, avec l'apparition de certaines maladies graves et aussi à l'occasion des débats sur la génétique, le clonage ou le transplantation d'organes.
Il peut apparaître que toute position humaniste soit caduque maintenant.
D'autre part, dans les courants artistiques du 20ème siècle, le corps est mis en cause et écarté du monde de l'art par le modernisme et l'abstraction régnante. La suprématie du corps depuis la Renaissance est rejetée. L'abstraction, le minimalisme, marginalisent le corps jusqu'à l'émergence du pop Art. (Néanmoins un art radicalement non figuratif va se perpétuer)
Le corps humain sera réintroduit en art par les performances, c'est à dire par le corps réel (en opposition au corps sculptural ou peint.)
D'ailleurs, il y a une tradition occidentale qui lie l'art et le théâtre: les mystères transformaient en tableaux vivants les enluminures de livres ou les scènes des vitraux; et inversement Fouquet (dans les heures d'Etienne Chevalier) reprend dans ses enluminures des scènes de mystères. De même, "The rakes progress" de Hogarth est une suite de tableaux inspirés d'une pièce de théâtre.
La pratique de la performance s'est enrichie grâce à la technique de la vidéo et le corps en est le thème principal.
Quelques exemples de performances actuelles:
-Mona Hatoum pratiquant des sortes d'endoscopies ou de coloscopies ,
- Vanessa Beecroft et ses installations de mannequins partiellement dénudés.
- Le tatouage est un terrain d'expérimentation: le visage de l'artiste Huan est progressivement recouvert de caractères chinois, comme s'il était de plus en plus tatoué.
-Jean-luc Verna, photographe, montre des poses classiques où les corps sont tatoués.
-Le chinois, Huang Yan, représente sur son corps différents paysages chinois.
-A citer également, selfs hybridations de Orlan et les interventions chirurgicales sur son visage.
-Certains mannequins de cire de Rebecca Stevenson s'inspirent de la science médicale.Il est fait référence aux motifs religieux et médicaux.
-Von Aagens est un anatomiste allemand qui réalise des moulages en résine de dissections, des corps entiers ou bien seulement des fragments. Ses expositions ont un succès retentissant.
De nombreux exemples montrent que le corps est au centre des préoccupations, par la manifestation direct de figurants ou bien par des interventions à l'aide de diverses pratiques, y compris le moulage en rapport avec la science médicale.
Comme cela apparaît, en art, la relation du corps à la science peut être importante.
Il ne faut pas nier l'influence de la biotechnologie et des corps mutants où l'homme, dans certains cas, pour sa survie, doit se prêter à des manipulations ou à des implants de plus en plus complexes, chaque partie du corps paraissant être interchangeable comme les pièces d'une mécanique.
Les artistes, par les procédés numériques ont essayé de reconfigurer le corps et en particulier le visage.
Lawick et Muller font la collusion de 2 visages, jusqu'à vaciller et fusionner dans un être unique. C'est le morphing de l'image.
Dijkstra, interroge le visage d'un même sujet et il montre comment les cheveux poussent ou comment la peau s'éclaircit.
Egalement le travail de Thomas Ruff est à considérer: il montre la réalité du visage dans toute sa crudité et ne manipule pas ses images.
Le visage se défait et se reconfigure dans les hybridations de visage d'Orlan: elle mêle les traits Européens aux cultures africaines.
Bien d'autres réalisations en photo et visant une recréation de la personne, du visage et du corps se sont révélées en art .
On le constate, diverses pratiques en art contemporain portent leur attention sur le corps et sa reconstruction, mais il faut observer que les techniques artistiques dites "traditionnelles", sculpture ou peinture, ne sont pas obsolètes et peuvent garder une acuité et une vérité première en raison de leur lisibilité, accessible à tous.
Dans le prochain article, je ferai la description d'une toile de 5m x 3 m et sa genèse. Il s'agit d'une oeuvre du Pictorama intitulée: "The Visible Human": elle montre la désintégration de l'homme et de part et d'autre sa reconstruction.
R.Dumoux
www.viapictura.com
Au cours du 20ème siècle, nous l'avons vu, la représentation du corps semble tourmentée ou critique. Actuellement, l'humanité apparaît menacée, remise en question, dans les oeuvres de la fin du siècle à maintenant, mais le plus souvent dans le domaine de la photo, de la vidéo ou de la performance.
La photographie a acquis une place prépondérante et elle multiplie les images du corps et en particulier aussi celle du corps mutant. En général on refuse le naturalisme.
Tout d'abord, une déshumanisation semble se démarquer par le fait de l'absence de visage dans les représentations.
Cette absence semble provenir du fait qu'au 20ème siècle le visage de l'homme a été bafoué et il a cessé d'être une évidence et un idéal.
Plusieurs explications peuvent être apportées à ce retrait:
Les divers chocs infligés à l'homme sont d'une part, la 1 ère guerre mondiale avec ses visages défaits, ses gueules cassées, visages que l'on ne peut regarder.
D'autre part pendant la 2 ème guerre mondiale, l'humanité a reculé devant la barbarie. Ce sont les martyrs de la Shoah, les cadavres aux yeux exorbités des charniers, c'est à dire l'anéantissement de la personne.
Cette néantisation de la personne humaine se retrouve actuellement, à notre époque, avec l'apparition de certaines maladies graves et aussi à l'occasion des débats sur la génétique, le clonage ou le transplantation d'organes.
Il peut apparaître que toute position humaniste soit caduque maintenant.
D'autre part, dans les courants artistiques du 20ème siècle, le corps est mis en cause et écarté du monde de l'art par le modernisme et l'abstraction régnante. La suprématie du corps depuis la Renaissance est rejetée. L'abstraction, le minimalisme, marginalisent le corps jusqu'à l'émergence du pop Art. (Néanmoins un art radicalement non figuratif va se perpétuer)
Le corps humain sera réintroduit en art par les performances, c'est à dire par le corps réel (en opposition au corps sculptural ou peint.)
D'ailleurs, il y a une tradition occidentale qui lie l'art et le théâtre: les mystères transformaient en tableaux vivants les enluminures de livres ou les scènes des vitraux; et inversement Fouquet (dans les heures d'Etienne Chevalier) reprend dans ses enluminures des scènes de mystères. De même, "The rakes progress" de Hogarth est une suite de tableaux inspirés d'une pièce de théâtre.
La pratique de la performance s'est enrichie grâce à la technique de la vidéo et le corps en est le thème principal.
Quelques exemples de performances actuelles:
-Mona Hatoum pratiquant des sortes d'endoscopies ou de coloscopies ,
- Vanessa Beecroft et ses installations de mannequins partiellement dénudés.
- Le tatouage est un terrain d'expérimentation: le visage de l'artiste Huan est progressivement recouvert de caractères chinois, comme s'il était de plus en plus tatoué.
-Jean-luc Verna, photographe, montre des poses classiques où les corps sont tatoués.
-Le chinois, Huang Yan, représente sur son corps différents paysages chinois.
-A citer également, selfs hybridations de Orlan et les interventions chirurgicales sur son visage.
-Certains mannequins de cire de Rebecca Stevenson s'inspirent de la science médicale.Il est fait référence aux motifs religieux et médicaux.
-Von Aagens est un anatomiste allemand qui réalise des moulages en résine de dissections, des corps entiers ou bien seulement des fragments. Ses expositions ont un succès retentissant.
De nombreux exemples montrent que le corps est au centre des préoccupations, par la manifestation direct de figurants ou bien par des interventions à l'aide de diverses pratiques, y compris le moulage en rapport avec la science médicale.
Comme cela apparaît, en art, la relation du corps à la science peut être importante.
Il ne faut pas nier l'influence de la biotechnologie et des corps mutants où l'homme, dans certains cas, pour sa survie, doit se prêter à des manipulations ou à des implants de plus en plus complexes, chaque partie du corps paraissant être interchangeable comme les pièces d'une mécanique.
Les artistes, par les procédés numériques ont essayé de reconfigurer le corps et en particulier le visage.
Lawick et Muller font la collusion de 2 visages, jusqu'à vaciller et fusionner dans un être unique. C'est le morphing de l'image.
Dijkstra, interroge le visage d'un même sujet et il montre comment les cheveux poussent ou comment la peau s'éclaircit.
Egalement le travail de Thomas Ruff est à considérer: il montre la réalité du visage dans toute sa crudité et ne manipule pas ses images.
Le visage se défait et se reconfigure dans les hybridations de visage d'Orlan: elle mêle les traits Européens aux cultures africaines.
Bien d'autres réalisations en photo et visant une recréation de la personne, du visage et du corps se sont révélées en art .
On le constate, diverses pratiques en art contemporain portent leur attention sur le corps et sa reconstruction, mais il faut observer que les techniques artistiques dites "traditionnelles", sculpture ou peinture, ne sont pas obsolètes et peuvent garder une acuité et une vérité première en raison de leur lisibilité, accessible à tous.
Dans le prochain article, je ferai la description d'une toile de 5m x 3 m et sa genèse. Il s'agit d'une oeuvre du Pictorama intitulée: "The Visible Human": elle montre la désintégration de l'homme et de part et d'autre sa reconstruction.
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Le corps dans la peinture
Le corps dans l'art moderne et contemporain (art.6)
Quelles représentations du corps sont apparues au 20ème siècle, jusqu'à nous et
quelles tendances ou évolutions observer?
Chronologiquement, l'expressionnisme, le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, le misérabilisme, le réalisme critique, le pop-art, l'hyperréalisme, la nouvelle figuration, la figuration narrative, le réalisme socialiste, la trans-avant-garde, les nouveaux fauves, sont des mouvements artistiques où le corps figuré est très présent avec des solutions particulières qui sont aussi des reflets du temps. Ces courants, bien entendu, alternent avec des périodes qui sont abstraites, conceptuelles, où la figuration n'a aucun rôle.
Expressionnisme et fauvisme donnent une vision du corps qui est tourmentée dans la forme ou bien dans la couleur "fauve" C'est l'expression des tourments de l'âme et de la vie . Il suffit de citer "le cri" de Munch. Les corps sont déformés, torturés, le graphisme est outré ou rageur, la couleur stridente. il faut voir aussi Kirchner.
Le cubisme proposera une vision du corps construite et conceptualisée. Dans les Demoiselles d'Avignon, Picasso esquisse dans les dessins préparatoires des figures assez classiques mais ensuite le jeu intellectuel de sa culture fait intervenir le découpage de Cézanne et les influences de l'art des masques africains sans pour cela rompre avec ses origines personnelles et les souvenirs des primitifs catalans.
Le surréalisme va créer des corps qui semblent sortir d'un rêve; ce sont des êtres hybrides, étranges, comme des personnages fantastiques. Leur action est comme un conte de fée irrationnel. Les personnages de Max Ernst sont caractéristiques. Ou bien encore la figuration onirique de Dali et sa méthode paranoïa-critique.
Pour ce qui est du Misérabilisme, il faut citer Francis Gruber et Bernard Buffet que peu à peu nous redécouvrons. Les figures de l'homme sont dépouillées, affligées d'une grande tristesse existentielle. Ces aspects figuratifs se situent au moment de la 2 ème guerre mondiale.
Le réalisme critique se situe après la 1ère guerre mondiale. Avec des peintres tels:
max Beckmann, otto Dix, georg Grosz qui dénoncent les conséquences effroyables de la guerre. Pour ses figures Grosz, choisit un langage pictural qui relève en partie de la caricature.
Le pop Art va tirer ses représentations du graphisme et de la publicité. Warhol, Mel Ramos, Lichtenstein ou Rosenquist, par exemple vont développer une figuration optimiste et dynamisante, caractéristique de la société de consommation des années 60. Les images photographiques y occupent une place majeure comme par exemple dans le célèbre collage de Richard Hamilton (1956), photomontage qui marque le point de départ du pop art.
Ce regard sur le réel quotidien va se prolonger d'une façon plus réaliste avec un courant important qui est l'hyperréalisme dans les années 70.
La représentation du corps devient alors littérale, c'est à dire que on va utiliser le moulage ou bien en peinture, la photo, à l'aide de rétroprojecteur, pour reproduire les corps de façon précise.
En peinture il faut mentionner Chuck Close. Et en sculpture l'art de Duane Hanson: celui-ci moule le corps du modèle et dans les moules en plâtre il coule de la résine. Puis il peint le personnage ainsi moulé et ajoute perruque et accessoires.
La transcription du corps est ainsi radicale, aussi proche possible de la réalité sans rien inventer ni exagérer. Seul demeure pour l'artiste le choix du sujet qui est expressif de sa pensée. Pour Hanson, le choix se porte sur les Américains moyens ou encore de classe inférieure.
(Cette technique de moulage est acceptée maintenant, alors que précédemment lorsqu'il y avait doute , l'oeuvre était attaquée comme l'Age d'airin de Rodin qui a dû se défendre de cela, comme nous l'avons vu précédemment.)
Après l'hyperréalisme qui est surtout américain, il faut noter en France, la figuration narrative avec des artistes comme Monory, Fromanger, Cueco, Arroyo, Velicovick ou Adami dont le travail apparaît au début des années 70.
Il faut mentionner les représentations du corps de Francis Bacon. (la nouvelle figuration des années 60)
Bacon peint sans esquisse; il suit son modèle par exemple la photo du pape Innocent 10. L'art de Bacon est fortement expressif. La bouche crie et cette silhouette évoque un symbole pessimiste de l'homme angoissé, perdu, face aux horreurs de notre époque.
Les années 80 constituent une sorte de retour à la peinture-peinture.
En Italie la trans-avant-garde créé dans le sens de la "peinture cultivée", c'est à dire inspirée de l'art classique et de la mythologie. Sandro Chia et Cucchi en sont des représentants importants.
En France, à la même époque, apparait la figuration libre avec Combas, Di Rosa, Garouste ou J.C Blais.
En Allemagne, Baselitz, Kiefer,Polke ou Immendorf développent une sorte de néo-expressionnisme.
Au cours du 20ème siècle, diverses tendances ont fait varier la représentation du corps dans le sens d' un art tourmenté, fantastique ou d'une grande tristesse existentielle; d'autre part des constats réalistes ont donné une vision critique et acerbe de l'humanité.
Il y a là comme une déperdition du corps dans la peinture ainsi que du corps de la peinture. En effet la technique picturale est souvent d'un métier trop médiocre et parfois restreint au niveau d'un l'art publicitaire ou de décoration.
En art contemporain, la situation est différente car elle fait intervenir des techniques autres qui ne relèvent pas de la peinture seule: vidéo, photo, image numérique . Médias dans lesquels le corps prend des expressions engagées dans la vie du moment et dans la quotidien.
Dans un dernier article sur le corps, il sera question de ces diverses expressions.
R.Dumoux
www.viapictura.com
Quelles représentations du corps sont apparues au 20ème siècle, jusqu'à nous et
quelles tendances ou évolutions observer?
Chronologiquement, l'expressionnisme, le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, le misérabilisme, le réalisme critique, le pop-art, l'hyperréalisme, la nouvelle figuration, la figuration narrative, le réalisme socialiste, la trans-avant-garde, les nouveaux fauves, sont des mouvements artistiques où le corps figuré est très présent avec des solutions particulières qui sont aussi des reflets du temps. Ces courants, bien entendu, alternent avec des périodes qui sont abstraites, conceptuelles, où la figuration n'a aucun rôle.
Expressionnisme et fauvisme donnent une vision du corps qui est tourmentée dans la forme ou bien dans la couleur "fauve" C'est l'expression des tourments de l'âme et de la vie . Il suffit de citer "le cri" de Munch. Les corps sont déformés, torturés, le graphisme est outré ou rageur, la couleur stridente. il faut voir aussi Kirchner.
Le cubisme proposera une vision du corps construite et conceptualisée. Dans les Demoiselles d'Avignon, Picasso esquisse dans les dessins préparatoires des figures assez classiques mais ensuite le jeu intellectuel de sa culture fait intervenir le découpage de Cézanne et les influences de l'art des masques africains sans pour cela rompre avec ses origines personnelles et les souvenirs des primitifs catalans.
Le surréalisme va créer des corps qui semblent sortir d'un rêve; ce sont des êtres hybrides, étranges, comme des personnages fantastiques. Leur action est comme un conte de fée irrationnel. Les personnages de Max Ernst sont caractéristiques. Ou bien encore la figuration onirique de Dali et sa méthode paranoïa-critique.
Pour ce qui est du Misérabilisme, il faut citer Francis Gruber et Bernard Buffet que peu à peu nous redécouvrons. Les figures de l'homme sont dépouillées, affligées d'une grande tristesse existentielle. Ces aspects figuratifs se situent au moment de la 2 ème guerre mondiale.
Le réalisme critique se situe après la 1ère guerre mondiale. Avec des peintres tels:
max Beckmann, otto Dix, georg Grosz qui dénoncent les conséquences effroyables de la guerre. Pour ses figures Grosz, choisit un langage pictural qui relève en partie de la caricature.
Le pop Art va tirer ses représentations du graphisme et de la publicité. Warhol, Mel Ramos, Lichtenstein ou Rosenquist, par exemple vont développer une figuration optimiste et dynamisante, caractéristique de la société de consommation des années 60. Les images photographiques y occupent une place majeure comme par exemple dans le célèbre collage de Richard Hamilton (1956), photomontage qui marque le point de départ du pop art.
Ce regard sur le réel quotidien va se prolonger d'une façon plus réaliste avec un courant important qui est l'hyperréalisme dans les années 70.
La représentation du corps devient alors littérale, c'est à dire que on va utiliser le moulage ou bien en peinture, la photo, à l'aide de rétroprojecteur, pour reproduire les corps de façon précise.
En peinture il faut mentionner Chuck Close. Et en sculpture l'art de Duane Hanson: celui-ci moule le corps du modèle et dans les moules en plâtre il coule de la résine. Puis il peint le personnage ainsi moulé et ajoute perruque et accessoires.
La transcription du corps est ainsi radicale, aussi proche possible de la réalité sans rien inventer ni exagérer. Seul demeure pour l'artiste le choix du sujet qui est expressif de sa pensée. Pour Hanson, le choix se porte sur les Américains moyens ou encore de classe inférieure.
(Cette technique de moulage est acceptée maintenant, alors que précédemment lorsqu'il y avait doute , l'oeuvre était attaquée comme l'Age d'airin de Rodin qui a dû se défendre de cela, comme nous l'avons vu précédemment.)
Après l'hyperréalisme qui est surtout américain, il faut noter en France, la figuration narrative avec des artistes comme Monory, Fromanger, Cueco, Arroyo, Velicovick ou Adami dont le travail apparaît au début des années 70.
Il faut mentionner les représentations du corps de Francis Bacon. (la nouvelle figuration des années 60)
Bacon peint sans esquisse; il suit son modèle par exemple la photo du pape Innocent 10. L'art de Bacon est fortement expressif. La bouche crie et cette silhouette évoque un symbole pessimiste de l'homme angoissé, perdu, face aux horreurs de notre époque.
Les années 80 constituent une sorte de retour à la peinture-peinture.
En Italie la trans-avant-garde créé dans le sens de la "peinture cultivée", c'est à dire inspirée de l'art classique et de la mythologie. Sandro Chia et Cucchi en sont des représentants importants.
En France, à la même époque, apparait la figuration libre avec Combas, Di Rosa, Garouste ou J.C Blais.
En Allemagne, Baselitz, Kiefer,Polke ou Immendorf développent une sorte de néo-expressionnisme.
Au cours du 20ème siècle, diverses tendances ont fait varier la représentation du corps dans le sens d' un art tourmenté, fantastique ou d'une grande tristesse existentielle; d'autre part des constats réalistes ont donné une vision critique et acerbe de l'humanité.
Il y a là comme une déperdition du corps dans la peinture ainsi que du corps de la peinture. En effet la technique picturale est souvent d'un métier trop médiocre et parfois restreint au niveau d'un l'art publicitaire ou de décoration.
En art contemporain, la situation est différente car elle fait intervenir des techniques autres qui ne relèvent pas de la peinture seule: vidéo, photo, image numérique . Médias dans lesquels le corps prend des expressions engagées dans la vie du moment et dans la quotidien.
Dans un dernier article sur le corps, il sera question de ces diverses expressions.
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Le corps dans la peinture
Le corps dans la peinture (article.5)
Au 19 ème siècle il y eut le Réalisme de Courbet, nous l'avons vu et plus tard une autre forme de réalisme est apparue:
le réalisme optique et photographique après l'invention de la photo à partir de 1839.
La photo devient un substitut de la nature et du modèle. Delacroix examine et travaille les corps à partir de photos.
Dès 1850 on s'est mis à produire d'innombrables photos de modèles. Ex: Gaudenzo Marconi. Les peintres vont se servir de photos pour simplifier le travail et éviter la pose de modèles.
(Jusque là, le modèle avait joui du plus grand rôle dans la pratique de l'art. Le modèle est une figure récurrente de la littérature. Poser pour des artistes est une véritable profession; Certains modèles étaient célèbres pour la beauté de leur corps et ils se considéraient comme de véritables collaborateurs de l'artiste.)
Le modèle était précieux pour l'observation et pour l'inspiration que sa proximité suscitait.
Avec la photo, les peintres se mettent en compétition sur le terrain de la finesse et du détail précis. Ils vont adopter le réalisme optique. Cabanel en 1863 expose Vénus qui est achetée par l'empereur et il s'inspire visiblement du réalisme de la photo et aboutit à un art académique.
Manet fera la critique de cette tradition académique et va créer un art indépendant, peignant au nom de la Vérité.
En 1863 aussi, Manet expose le déjeuner sur l'herbe . La même année il peint l'Olympia. Il s'agit de véritables manifestations de la Vérité du corps dans la peinture. Les attaques contre le tableau Olympia le présente comme déformé et sale. Il paraissait faux, alors que la Vénus de Cabanel et Baudry paraissaient vraies. Maintenant, le public , habitué à l'impressionnisme, trouve la peinture académique artificielle.
Aujourd'hui, l'oeuvre de Manet parait pleine de Vérité, fidèle à l'apparence et elle jette comme un flash de réalité.
A l'opposé de cette peinture qui se préoccupe de la réalité, de la vérité, se développent divers courants divergents: les préraphaélites et les symbolistes. Ils se tournent vers un art antiphotographique;
Les préraphaélites anglais vont cependant avoir souci du réel (chaque détail est étudié sur nature et les visages sont des portraits pris parmi les proches) car ils veulent évoquer l'apparence exacte de la surface des choses. Il faut à cet égard citer Millais et Hunt.
Leurs thèmes sont souvent symboliques, historiques et religieux: par exemple: "Jésus dans la maison de ses parents" ou "le mauvais berger".
Puis les préraphaélites abandonnent le réalisme anti-académique pour un art plus symboliste.
Burne Jones dont nous avons vu des toiles inspirées, utilise une technique minutieuse pour un art anti-naturaliste. Le dessin est linéaire, stylisé, la couleur est arbitraire parfois, le corps est désincarné: ce sont des corps irréels qui furent des modèles en Europe pour créer un monde intérieur et susciter une grande inspiration.
Dans cette veine, on peut citer ( visible au musée d'Orsay) l'école de Platon de Delville, qui présente de longs et sinueux androgines autour d'un Platon christique. Ce sont des personnages irréels qui marquent un retour à l'alégorie et au mythe chez des artistes littéraires.
Le Symbolisme en tant que mouvement est très présent à la fin du 19 ème siècle: il parait comme une résurgence de l'idéal romantique et résulte d'une déception par rapport à la connaissance positive. Mallarmé en est le théoricien. Le symbolisme ne décrit pas mais suggère. En effet , l'émotion et l'intuition priment. La présence naturelle n'est qu'une apparence, alors que la réalité est de nature spirituelle et demeure cachée et on fait confiance au rêve plutôt qu'à la raison. Le corps n'est que le signe d'une réalité supérieure.
Deux aspects sont à distinguer dans le symbolisme:
-L'un est de caractère littéraire: on travaille à des sujets ésotériques, avec certains moyens de l'art académique
Gustave Moreau est un exemple majeur.
-L'autre courant est issu de l'avant-garde réaliste et moderniste qui s'intéresse à la recherche plastique. Odilon Redon est un plasticien pour qui le corps est un langage. Il sépare telle partie du corps pour représenter une action: l'oeil dans le " rêve". Une tête séparée signifie la pensée. Les têtes séparées de Redon sont une image de la pensée.
Dans la même veine, certains artistes présentent des moyens plus solides: par exemple Puvis de Chavannes.
Egalement le suisse Ferdinand Hodler développe une vision personnelle et expressive du corps: femmes aux hanches excessives .
Gauguin va chercher des modèles hors de la tradition et aboutit à une vision du corps qui échappe aux canons traditionnels. Il est universel mais aussi parait très moderniste et exerce une grande fascination.
Toutes ces observations sur la représentation du corps au 19 ème siècle ne prétendent pas être exhaustives mais elles donnent un certain nombre de repères majeurs sur cette question du corps. Cependant leur abondance est remarquable.
La prolifération figurée est devenue pour mon travail une constante et faire ainsi un "relevé" d'oeuvres ou de personnages est une passion stimulante et créatrice.
Dans le prochain article il sera question de la figure et de la représentation du corps dans l'art moderne et contemporain.
R.Dumoux
www.viapictura.com
Au 19 ème siècle il y eut le Réalisme de Courbet, nous l'avons vu et plus tard une autre forme de réalisme est apparue:
le réalisme optique et photographique après l'invention de la photo à partir de 1839.
La photo devient un substitut de la nature et du modèle. Delacroix examine et travaille les corps à partir de photos.
Dès 1850 on s'est mis à produire d'innombrables photos de modèles. Ex: Gaudenzo Marconi. Les peintres vont se servir de photos pour simplifier le travail et éviter la pose de modèles.
(Jusque là, le modèle avait joui du plus grand rôle dans la pratique de l'art. Le modèle est une figure récurrente de la littérature. Poser pour des artistes est une véritable profession; Certains modèles étaient célèbres pour la beauté de leur corps et ils se considéraient comme de véritables collaborateurs de l'artiste.)
Le modèle était précieux pour l'observation et pour l'inspiration que sa proximité suscitait.
Avec la photo, les peintres se mettent en compétition sur le terrain de la finesse et du détail précis. Ils vont adopter le réalisme optique. Cabanel en 1863 expose Vénus qui est achetée par l'empereur et il s'inspire visiblement du réalisme de la photo et aboutit à un art académique.
Manet fera la critique de cette tradition académique et va créer un art indépendant, peignant au nom de la Vérité.
En 1863 aussi, Manet expose le déjeuner sur l'herbe . La même année il peint l'Olympia. Il s'agit de véritables manifestations de la Vérité du corps dans la peinture. Les attaques contre le tableau Olympia le présente comme déformé et sale. Il paraissait faux, alors que la Vénus de Cabanel et Baudry paraissaient vraies. Maintenant, le public , habitué à l'impressionnisme, trouve la peinture académique artificielle.
Aujourd'hui, l'oeuvre de Manet parait pleine de Vérité, fidèle à l'apparence et elle jette comme un flash de réalité.
A l'opposé de cette peinture qui se préoccupe de la réalité, de la vérité, se développent divers courants divergents: les préraphaélites et les symbolistes. Ils se tournent vers un art antiphotographique;
Les préraphaélites anglais vont cependant avoir souci du réel (chaque détail est étudié sur nature et les visages sont des portraits pris parmi les proches) car ils veulent évoquer l'apparence exacte de la surface des choses. Il faut à cet égard citer Millais et Hunt.
Leurs thèmes sont souvent symboliques, historiques et religieux: par exemple: "Jésus dans la maison de ses parents" ou "le mauvais berger".
Puis les préraphaélites abandonnent le réalisme anti-académique pour un art plus symboliste.
Burne Jones dont nous avons vu des toiles inspirées, utilise une technique minutieuse pour un art anti-naturaliste. Le dessin est linéaire, stylisé, la couleur est arbitraire parfois, le corps est désincarné: ce sont des corps irréels qui furent des modèles en Europe pour créer un monde intérieur et susciter une grande inspiration.
Dans cette veine, on peut citer ( visible au musée d'Orsay) l'école de Platon de Delville, qui présente de longs et sinueux androgines autour d'un Platon christique. Ce sont des personnages irréels qui marquent un retour à l'alégorie et au mythe chez des artistes littéraires.
Le Symbolisme en tant que mouvement est très présent à la fin du 19 ème siècle: il parait comme une résurgence de l'idéal romantique et résulte d'une déception par rapport à la connaissance positive. Mallarmé en est le théoricien. Le symbolisme ne décrit pas mais suggère. En effet , l'émotion et l'intuition priment. La présence naturelle n'est qu'une apparence, alors que la réalité est de nature spirituelle et demeure cachée et on fait confiance au rêve plutôt qu'à la raison. Le corps n'est que le signe d'une réalité supérieure.
Deux aspects sont à distinguer dans le symbolisme:
-L'un est de caractère littéraire: on travaille à des sujets ésotériques, avec certains moyens de l'art académique
Gustave Moreau est un exemple majeur.
-L'autre courant est issu de l'avant-garde réaliste et moderniste qui s'intéresse à la recherche plastique. Odilon Redon est un plasticien pour qui le corps est un langage. Il sépare telle partie du corps pour représenter une action: l'oeil dans le " rêve". Une tête séparée signifie la pensée. Les têtes séparées de Redon sont une image de la pensée.
Dans la même veine, certains artistes présentent des moyens plus solides: par exemple Puvis de Chavannes.
Egalement le suisse Ferdinand Hodler développe une vision personnelle et expressive du corps: femmes aux hanches excessives .
Gauguin va chercher des modèles hors de la tradition et aboutit à une vision du corps qui échappe aux canons traditionnels. Il est universel mais aussi parait très moderniste et exerce une grande fascination.
Toutes ces observations sur la représentation du corps au 19 ème siècle ne prétendent pas être exhaustives mais elles donnent un certain nombre de repères majeurs sur cette question du corps. Cependant leur abondance est remarquable.
La prolifération figurée est devenue pour mon travail une constante et faire ainsi un "relevé" d'oeuvres ou de personnages est une passion stimulante et créatrice.
Dans le prochain article il sera question de la figure et de la représentation du corps dans l'art moderne et contemporain.
R.Dumoux
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par dumoux
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Le corps dans la peinture
Le corps dans la peinture au 19 ème siècle (article 4)
La peinture du 19 ème accorde une importance primordiale à la représentation du corps .
A la fin de l'article précédent, j'ai cité de nombreux peintres qu'il est possible de "classer" par groupes d'affinité et chronologiquement:
-David, Girodet.
-Flaxman.
-Fussli, Blake.
-Ingres
-Géricault, Courbet, Daumier.
-Degas, Manet.
-Les Préraphaélites.
-Les Symbolistes. Moreau, Redon.
-Le Réalisme optique et photographique.
David, c'est la peinture d'histoire qui pose la question du costume et aussi du nu dans la peinture.
Dans le Serment des Horaces, les corps sont très visibles. David tenait à peindre d'après le modèle vivant. Mais il peint des corps irréels de perfection, vivants d'une vie idéale. C'est une peinture d'histoire fantasmée.
Dans "Léonidas aux Thermopyles", tableau que nous voyons au Louvre, les corps ne sont pas soumis aux interdits de la vie ordinaire; ce sont les corps transfigurés de la peinture d'histoire.
Girodet avec" Endymion" créé un type d'éphèbe (autre manifestation particulière du corps dans la peinture) très important, que David met aussi en scène avec "le jeune Barra" .
Un artiste singulier est à mentionner: il s'agit de Flaxman, sculpteur anglais. En 1793, il publie un recueil de gravures d'après ses dessins sur l'Iliade et en 1795 su l'Odyssée. Ce sont des gravures au trait qui s'inspirent de la peinture des vases grecs, où tout est rendu par le contour sans ombre ni modelé. Ces recueils eurent un énorme succès en Europe et restent d'un grand intérêt à consulter. .
Ces figures sont insubstantielles, ce sont des idées de corps. (Et elles ne fournissent pas d'indication de lieu: elles sont abstraites et conceptuelles.)
Flaxman instaure un vide dans la représentation et ainsi il ouvre la porte à l'imaginaire et au fantasme.
Le fantasme: ainsi Füssli ou Blake apportent une vision très particulière du corps.
Fussli ouvre la voie au rêve et au fantastique avec une oeuvre telle le Cauchemar. Il est comme un précurseur du romantisme. Dans ses oeuvres la femme occupe une place considérable, soit magicienne, soit être fantastique ou actrice de théâtre.
Fussli a beaucoup influencé William Blake par la création d'un monde chaotique.
Blake donne un aspect original à la représentation du corps. Son art est très linéaire, mais là où il y avait un vide avec Flaxman, Blake remplit ce vide d'une étrange sensualité.
Il s'agit de corps glorieux, héroïques et musclés, ou bien de corps angéliques à la sensualité troublante, ou enfin de corps bestiaux, primitifs, tel que celui de Nabuchodonosor.
Blake tourne le dos à la nature, au modèle vivant; il libère le langage graphique et n'utilise le modèle que pour le mettre au service d'une imagination sans frein.
Ingres contrairement à Blake est très attaché au travail d'après modèle et à l'observation. Ingres a beaucoup contribué à placer le nu au centre de l'art du 19 ème siècle. Citons la Baigneuse Valpinçon ou bien Jupiter et Thétis: avec leurs outrances et déformations, ces corps sont abstraits mais aussi sensuels et incarnent le désir. C'est aussi la même vision dans la Grande Odalisque ou dans l'Odalisque à l'Esclave que nous avons pu contempler. De même avec l'accumulation des nus dans le Bain Turc semble un assemblage de modèles d'après nature ou provenant d'autres tableaux. Il disait ne pas idéaliser et seulement accentuer les particularités et parfois exagérer.( c'est une voie possible du Romantisme)
Ces observations du corps à partir de modèles vont infléchir l'art dans le sens du Réalisme qui fera l'expérience du réel.
Géricault a ouvert la voie dans ce sens. Le Radeau de la Méduse est une peinture d'histoire mais il pousse très loin l'impression de présence physique des corps, par une grande vigueur du modelé et l'observation exacte. Par ailleurs, il créé des oeuvres déconcertantes de réalisme: les têtes coupées et les fragments anatomiques montrent une chair humaine semblable à la viande des natures mortes: c'est un puissant effet de réel.
Daumier semble aussi un parallèle qui exerce son art à propos du peuple, de son histoire.
Courbet est le représentant majeur du Réalisme, l'héritier de la modernité conçue par Géricault.
Il est bien de citer plusieurs oeuvres de Courbet qui donne une vision forte du corps.
Dans les Baigneuses, le corps est comme un tronc de chair, proche de Rubens. Il peint comme une croûte de peinture, il valorise le côté abjecte de la peinture; comme si le corps de la peinture, la matière picturale, représentait la matérialité du corps.
( Cette matière de la peinture est suspecte à cette époque, car seul le dessin est considéré, selon l'académie, comme l'activité intellectuelle de l'artiste.)
La gestuelle de ce tableau est à remarquer: elle parodie, de façon ironique l' aspect déclamatoire de la grande peinture.
Autre tableau de Courbet: les Lutteurs, qui sont un peu le pendant masculin des Baigneuses, mais là il s'agit du nu masculin.
Citons également l'Origine du monde ou le Sommeil qui étale les amours lesbiennes, un topos de fantasmes sur le corps.
On le comprend, la représentation du corps au 19 ème siècle, présente des caractères bien déterminés et une évolution qui mérite d'être mise en évidence.
Dans cet article , j'ai tenté avec quelques exemples de montrer le passage d'un art classique à une certaine forme de romantisme puis au réalisme.
Dans le prochain article il sera question à nouveau du réalisme mais cette fois sous l'angle du réalisme optique ou photographique et à l'opposé, de l'imaginaire des Préraphaélites et du Symbolisme, du corps symboliste.
Ainsi sera effectué un survol (non exhaustif) du 19 ème siècle à propos de la représentation du corps dans la peinture.
R.Dumoux
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La peinture du 19 ème accorde une importance primordiale à la représentation du corps .
A la fin de l'article précédent, j'ai cité de nombreux peintres qu'il est possible de "classer" par groupes d'affinité et chronologiquement:
-David, Girodet.
-Flaxman.
-Fussli, Blake.
-Ingres
-Géricault, Courbet, Daumier.
-Degas, Manet.
-Les Préraphaélites.
-Les Symbolistes. Moreau, Redon.
-Le Réalisme optique et photographique.
David, c'est la peinture d'histoire qui pose la question du costume et aussi du nu dans la peinture.
Dans le Serment des Horaces, les corps sont très visibles. David tenait à peindre d'après le modèle vivant. Mais il peint des corps irréels de perfection, vivants d'une vie idéale. C'est une peinture d'histoire fantasmée.
Dans "Léonidas aux Thermopyles", tableau que nous voyons au Louvre, les corps ne sont pas soumis aux interdits de la vie ordinaire; ce sont les corps transfigurés de la peinture d'histoire.
Girodet avec" Endymion" créé un type d'éphèbe (autre manifestation particulière du corps dans la peinture) très important, que David met aussi en scène avec "le jeune Barra" .
Un artiste singulier est à mentionner: il s'agit de Flaxman, sculpteur anglais. En 1793, il publie un recueil de gravures d'après ses dessins sur l'Iliade et en 1795 su l'Odyssée. Ce sont des gravures au trait qui s'inspirent de la peinture des vases grecs, où tout est rendu par le contour sans ombre ni modelé. Ces recueils eurent un énorme succès en Europe et restent d'un grand intérêt à consulter. .
Ces figures sont insubstantielles, ce sont des idées de corps. (Et elles ne fournissent pas d'indication de lieu: elles sont abstraites et conceptuelles.)
Flaxman instaure un vide dans la représentation et ainsi il ouvre la porte à l'imaginaire et au fantasme.
Le fantasme: ainsi Füssli ou Blake apportent une vision très particulière du corps.
Fussli ouvre la voie au rêve et au fantastique avec une oeuvre telle le Cauchemar. Il est comme un précurseur du romantisme. Dans ses oeuvres la femme occupe une place considérable, soit magicienne, soit être fantastique ou actrice de théâtre.
Fussli a beaucoup influencé William Blake par la création d'un monde chaotique.
Blake donne un aspect original à la représentation du corps. Son art est très linéaire, mais là où il y avait un vide avec Flaxman, Blake remplit ce vide d'une étrange sensualité.
Il s'agit de corps glorieux, héroïques et musclés, ou bien de corps angéliques à la sensualité troublante, ou enfin de corps bestiaux, primitifs, tel que celui de Nabuchodonosor.
Blake tourne le dos à la nature, au modèle vivant; il libère le langage graphique et n'utilise le modèle que pour le mettre au service d'une imagination sans frein.
Ingres contrairement à Blake est très attaché au travail d'après modèle et à l'observation. Ingres a beaucoup contribué à placer le nu au centre de l'art du 19 ème siècle. Citons la Baigneuse Valpinçon ou bien Jupiter et Thétis: avec leurs outrances et déformations, ces corps sont abstraits mais aussi sensuels et incarnent le désir. C'est aussi la même vision dans la Grande Odalisque ou dans l'Odalisque à l'Esclave que nous avons pu contempler. De même avec l'accumulation des nus dans le Bain Turc semble un assemblage de modèles d'après nature ou provenant d'autres tableaux. Il disait ne pas idéaliser et seulement accentuer les particularités et parfois exagérer.( c'est une voie possible du Romantisme)
Ces observations du corps à partir de modèles vont infléchir l'art dans le sens du Réalisme qui fera l'expérience du réel.
Géricault a ouvert la voie dans ce sens. Le Radeau de la Méduse est une peinture d'histoire mais il pousse très loin l'impression de présence physique des corps, par une grande vigueur du modelé et l'observation exacte. Par ailleurs, il créé des oeuvres déconcertantes de réalisme: les têtes coupées et les fragments anatomiques montrent une chair humaine semblable à la viande des natures mortes: c'est un puissant effet de réel.
Daumier semble aussi un parallèle qui exerce son art à propos du peuple, de son histoire.
Courbet est le représentant majeur du Réalisme, l'héritier de la modernité conçue par Géricault.
Il est bien de citer plusieurs oeuvres de Courbet qui donne une vision forte du corps.
Dans les Baigneuses, le corps est comme un tronc de chair, proche de Rubens. Il peint comme une croûte de peinture, il valorise le côté abjecte de la peinture; comme si le corps de la peinture, la matière picturale, représentait la matérialité du corps.
( Cette matière de la peinture est suspecte à cette époque, car seul le dessin est considéré, selon l'académie, comme l'activité intellectuelle de l'artiste.)
La gestuelle de ce tableau est à remarquer: elle parodie, de façon ironique l' aspect déclamatoire de la grande peinture.
Autre tableau de Courbet: les Lutteurs, qui sont un peu le pendant masculin des Baigneuses, mais là il s'agit du nu masculin.
Citons également l'Origine du monde ou le Sommeil qui étale les amours lesbiennes, un topos de fantasmes sur le corps.
On le comprend, la représentation du corps au 19 ème siècle, présente des caractères bien déterminés et une évolution qui mérite d'être mise en évidence.
Dans cet article , j'ai tenté avec quelques exemples de montrer le passage d'un art classique à une certaine forme de romantisme puis au réalisme.
Dans le prochain article il sera question à nouveau du réalisme mais cette fois sous l'angle du réalisme optique ou photographique et à l'opposé, de l'imaginaire des Préraphaélites et du Symbolisme, du corps symboliste.
Ainsi sera effectué un survol (non exhaustif) du 19 ème siècle à propos de la représentation du corps dans la peinture.
R.Dumoux
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Le corps dans la peinture
Le corps dans la sculpture. (article 3)
Dans l'article précédent il était question de la représentation du corps dans l'antiquité gréco-latine.
Le 19 ème siècle est du plus grand intérêt à étudier sous cet aspect. Rodin semble la figure essentielle servant de pont entre l'antiquité et l'époque moderne. (au delà de la Renaissance qui nous a intéressé précédemment.)
Rilke était le secrétaire de Rodin: il a écrit sur son oeuvre et sa perspective historique. Il considère Rodin comme le 1er véritable sculpteur depuis l'antiquité.
Le corps est presque l'unique sujet de Rodin.
Quelques oeuvres majeures de Rodin sont très parlantes.
Avec l'Age d'Airin, Rodin renouvelle la tradition du corps. Pour cette sculpture, il se défend d'avoir utilisé un moulage: pour cela il montre des photos du modèle vivant qu'il a employé. Ainsi découvre-t-on l'exactitude et l'expression du modelé comparé à la musculation du modèle.
La Porte de l'Enfer est comme une bataille où les corps cherchent leur âme.
L'homme qui marche ou étude pour Jean Baptiste: le modèle est un ouvrier italien dans la position d'un homme qui marche.
Le Balzac met en scène un homme nu aux bras croisés. Rodin va jeter sur ses épaules une robe de chambre trempée dans le plâtre. La masse du corps de Balzac va jaillir de ce geste qui renonce au fini.
Plus tard Rodin dépasse le réalisme et il ne distingue plus l'esquisse de l'oeuvre achevée.
Un autre sculpteur important à l'époque est Carpeaux. Son oeuvre: le Génie de la Danse réalisé pour l'Opéra fut un choc pour l'opinion, à cause de la sensualité des corps. Une autre sculpture fut commandée, mais l'oeuvre de Carpeaux resta en place et elle demeure une pièce maîtresse.
Un autre sculpteur suscite un intérêt particulier: Clésinger.
Il y eut un scandale autour de son travail. Pour "la femme piquée par un serpent" l'artiste a utilisé un moulage sur le vivant. Il fait apparaître une sensualité un peu triviale, mais c'est le problème du moulage qui est posé.
Au 19 ème siècle, en effet, la pratique du moulage des corps vivants est perfectionnée. On réalise pour la postérité des moulages de fragments de corps avec beaucoup de précision par exemple la main de Victor Hugo. Mais cette pratique souffre du même discrédit que la photo. ( l'utilisation d'empreintes paraissant comme un moyen mécanique honteux)
Sans doute Rodin est-il l'exemple majeur pour la représentation du corps en art au 19 ème; mais c'est en peinture que ce thème est le plus fécond.
Citons seulement: David, Girodet, Flaxman, Fussli, Blake, Ingres, Géricault, Courbet, Daumier, Degas, les Préraphaélites, Burne Johns, Hunt, Millais, Cabanel, Manet, et les Symbolistes de Gustave Moreau à Odilon Redon.
La liste est longue et très caractéristique de l'importance de cette question de la représentation du corps au 19 ème siècle.
Dans le prochain article, je ne retiendrai que des aspects particuliers pour une approche plus approfondie et pour dégager une évolution de l'esthétique au cours du siècle.
R.Dumoux
www.viapictura.com
Dans l'article précédent il était question de la représentation du corps dans l'antiquité gréco-latine.
Le 19 ème siècle est du plus grand intérêt à étudier sous cet aspect. Rodin semble la figure essentielle servant de pont entre l'antiquité et l'époque moderne. (au delà de la Renaissance qui nous a intéressé précédemment.)
Rilke était le secrétaire de Rodin: il a écrit sur son oeuvre et sa perspective historique. Il considère Rodin comme le 1er véritable sculpteur depuis l'antiquité.
Le corps est presque l'unique sujet de Rodin.
Quelques oeuvres majeures de Rodin sont très parlantes.
Avec l'Age d'Airin, Rodin renouvelle la tradition du corps. Pour cette sculpture, il se défend d'avoir utilisé un moulage: pour cela il montre des photos du modèle vivant qu'il a employé. Ainsi découvre-t-on l'exactitude et l'expression du modelé comparé à la musculation du modèle.
La Porte de l'Enfer est comme une bataille où les corps cherchent leur âme.
L'homme qui marche ou étude pour Jean Baptiste: le modèle est un ouvrier italien dans la position d'un homme qui marche.
Le Balzac met en scène un homme nu aux bras croisés. Rodin va jeter sur ses épaules une robe de chambre trempée dans le plâtre. La masse du corps de Balzac va jaillir de ce geste qui renonce au fini.
Plus tard Rodin dépasse le réalisme et il ne distingue plus l'esquisse de l'oeuvre achevée.
Un autre sculpteur important à l'époque est Carpeaux. Son oeuvre: le Génie de la Danse réalisé pour l'Opéra fut un choc pour l'opinion, à cause de la sensualité des corps. Une autre sculpture fut commandée, mais l'oeuvre de Carpeaux resta en place et elle demeure une pièce maîtresse.
Un autre sculpteur suscite un intérêt particulier: Clésinger.
Il y eut un scandale autour de son travail. Pour "la femme piquée par un serpent" l'artiste a utilisé un moulage sur le vivant. Il fait apparaître une sensualité un peu triviale, mais c'est le problème du moulage qui est posé.
Au 19 ème siècle, en effet, la pratique du moulage des corps vivants est perfectionnée. On réalise pour la postérité des moulages de fragments de corps avec beaucoup de précision par exemple la main de Victor Hugo. Mais cette pratique souffre du même discrédit que la photo. ( l'utilisation d'empreintes paraissant comme un moyen mécanique honteux)
Sans doute Rodin est-il l'exemple majeur pour la représentation du corps en art au 19 ème; mais c'est en peinture que ce thème est le plus fécond.
Citons seulement: David, Girodet, Flaxman, Fussli, Blake, Ingres, Géricault, Courbet, Daumier, Degas, les Préraphaélites, Burne Johns, Hunt, Millais, Cabanel, Manet, et les Symbolistes de Gustave Moreau à Odilon Redon.
La liste est longue et très caractéristique de l'importance de cette question de la représentation du corps au 19 ème siècle.
Dans le prochain article, je ne retiendrai que des aspects particuliers pour une approche plus approfondie et pour dégager une évolution de l'esthétique au cours du siècle.
R.Dumoux
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par dumoux
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Le corps dans la peinture
Le corps dans la peinture (et la sculpture). Article 2.
La Renaissance se proposait de recréer l'art de l'antiquité gréco-latine, pour ce qui est de la représentation du corps.
Cet article consiste à tracer quelques repères dans l'art antique grec et romain pour en dégager les traits caractéristiques et l'esprit.
Du 7 ème siècle au 3 ème siècle Av.J.C l'art grec dégage surtout une philosophie dans l'expression de la figure, selon la pensée d'Elie Faure.
Sans remonter à l'art grec archaïque il est possible de dégager les grandes lignes d' un esprit philosophique, à l'observation de grands sculpteurs; on remarque que évolution morale et évolution plastique se conjuguent.
Le corps dans la sculpture grecque occupe la première place.
Il faut citer le Discobole de Myron qui crée une humanité virile, ou bien la puissance rude de Polyclète (torse de combattant).
Le sculpteur du Parthénon, Phidias (British Museum), va créer des masses plus pleines et faire apparaître une vie supérieure. C'est l'idéalisme anthropomorphique.
Avec Phidias, le modelé est une pensée vivante: c'est la vie supérieure de l'âme.
C'est l'âme, le recueillement, après la violence assyrienne ou le silence des sculptures égyptiennes.
Il faut aussi parler de Praxitèle qui exprime la vie intérieure et l'esprit. Chez Praxitèle apparaît aussi une sorte de sensualisme: la statue grecque va dévoiler le corps de la femme.
Ce n'est pas l'exaltation héroïque de Phidias mais l'expression de la tendresse: on se rapproche du corps vrai et naturel. De même Lysippe (éphèbes) coule en bronze de jeunes athlètes musclés et calmes.
Finalement cette âme grecque va se disperser et ce sera la période héllénistique; (L'autel de Pergame (Berlin) est un exemple majeur. La richesse touffue s'impose, à l'écart de la sobriété de Phidias. Par la tension mélodramatique, l'abondance des formes et de génies ailés le sculpteur étale la profusion de son verbe.
Il serait possible ensuite de parler de la Grèce familière et des Tanagra qui ont un potentiel très suggestif pour la représentation du corps.
Au 18 ème siècle, l'historien Winckelman tient des discours retentissants sur le nu masculin et il fait l'apologie de l'art grec qu'il considère comme supérieur. Cette supériorité, il la voyait dans la tradition de la visibilité totale du corps masculin, à l'occasion des jeux olympiques. On évoquera ainsi la puissance du torse du Belvédère et la grâce de l'Apollon.
En 1755, il publie "Réflexions sur l'imitation des oeuvres grecques dans la peinture et la sculpture" et il devient un théoricien à l'origine de l'histoire de l'art avec une grande puissance d'imagination.
A Rome, la représentation du corps est moins idéale, moins spirituelle, plus réaliste avec un véritable art animalier.
D'une part, le travail du statuaire romain consiste à fabriquer pour les collectionneurs, des statues de la grande Grèce. On copie les élèves de Myron, Polyclète, Phidias, Praxitèle.Rome va s'encombrer de statues.
Mais on recherche aussi dans la représentation, les témoignages d'une fonction publique. L'imperator, le tribun ou le centurion montrent leur fonction publique et la fixe dans le marbre pour leur descendance et la postérité.
Le sculpteur romain réalise des sarcophages et créé de nombreux bas-reliefs qui sont pleins de naturalisme et présentent des compositions figuratives de grand intérêt .
Dans mon travail il y a de fréquentes études réalisées à partir des bas-reliefs romains. Ces compositions et études, passionnantes pour leur naturalisme et pour leur stylisation, se déploient dans mes toiles ou gravures. Il arrive que ces compositions figuratives se métamorphosent et deviennent des scènes de genre ou symboliques.
Ainsi le sarcophage du Louvre représentant les neuf muses: Clio, Thalie, Erato, Euterpe, Polhymnie, Calliope, Terpsichore, Uranie, Melpomène. Ce sarcophage est un exemple de composition figurative sculptée, à partir duquel il est intéressant de travailler et de réfléchir.
R.Dumoux
www.viapictura.com
par dumoux
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Le corps dans la peinture
Le corps dans la peinture.
Confronté au métier de la peinture dont il a été question dans un article précédent, il faut envisager les genres picturaux qui peuvent être pratiqués.
De l'abstrait au paysage, de la nature morte à l'art animalier, ou encore de la figure, aux compositions historiques ou au portrait, nous verrons l'importance de la composition figurative à des périodes majeures de l'histoire de l'art et en particulier le rôle du corps dans la peinture.
Ces réflexions sont en rapport avec l'ensemble de mon travail, qu'il s'agisse des dessins, des panneaux a tempéra ou des grandes toiles du pictorama.
Historiquement, il est possible de considérer l'évolution de la tradition figurative depuis l'art antique jusqu'à l'époque moderne; la Renaissance paraissant comme un moyen terme entre les deux.
Ce premier article sur le corps dans la peinture se rapporte à la Renaissance.
On pense bien sûr à la dissection, aux dessins de Léonard de Vinci et aussi, à l'archéologie qui a fait découvrir l'art antique que l'on a imité dans la représentation des corps. On imagine Michel Ange découvrant le Laocoon.
La maîtrise de la figuration du corps est une conquête de la Renaissance, par l'observation de la nature empirique et aussi par l'imitation de l'art antique.
(La représentation médiévale était abstraite et conceptuelle, à l'écart du naturalisme et de la perspective.)
Mais cette assimilation de l'antique ne modifie pas vraiment le rapport au corps qui reste ambivalent.
A la renaissance, le corps demeure un modèle à l'image de Dieu (réceptacle de l'Esprit Saint) Mais il est aussi marqué du sceau indélébile du péché.
( La plupart des prédicateurs des ordres mendiants prêchaient la macération des corps et la mortification de ce corps qui était suspect et pouvait receler des instincts dangereux)
On observe donc une tension très marquée entre le néo-paganisme et l'enseignement chrétien. Tension caractéristique de la Renaissance.
Ces deux types de représentation du corps sont souvent associés dans les tableaux.
Par exemple la figure impassible du Sauveur ou de Saints présente un corps esthétique qui est une adaptation et une moralisation du corps païen. Alors que d'autres personnages sont plein de vitalité et presque d'une exubérance animale, dans la matière de leur corps.
Telle est cette dualité du nu à la Renaissance.
Quelques peintres majeurs de cette époque sont à citer: Luca Signorelli, Verrochio et les frères Pollaïolo qui produisent des nus masculins très énergiques. Les exploits d'Hercule de Pollaïolo et les "combats d'hommes nus" sont remarquables et fournissent une gamme, un répertoire du corps en action.
Ces compositions de la Renaissance sont des peintures d'histoire qui accordent le primat à la figure et au corps.
A cette époque le corps est l'objet d'une effervescence intense et générale.
Il faut évoquer les oeuvres de Giorgione, de Tintoret, l'Adam et Eve de Dürer, l'humanité de Michel Ange.
Le corps est le lieu privilégié de l'imagination: observation et fantasme se combinent.
Velasquez,Guido Reni ou Rubens créent les grands poêmes du corps, après avoir hérité d'un fond gréco-romain et d'une pensée judéo-chrétienne.
Au delà du fond gréco-romain,dans le christianisme il y a la question de l' incarnation.( le corps est temporel et susceptible de déchéance.)
Mais il est aussi le souvenir de l'apparence de Dieu; apparait le dogme de la Résurrection. Ce dogme conduit à l'idée de corps glorieux qui échappe à la corruption.
Cela se retrouvera dans la conception du nu idéal et de belle nature dans l'art depuis la Renaissance .
Dans un prochain article, il s'agira d'approcher les sources antiques de cette notion du corps dans l'art et aussi de voir quelle évolution s'est effectuée plus tard, au 19 ème siècle.
R.Dumoux
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Confronté au métier de la peinture dont il a été question dans un article précédent, il faut envisager les genres picturaux qui peuvent être pratiqués.
De l'abstrait au paysage, de la nature morte à l'art animalier, ou encore de la figure, aux compositions historiques ou au portrait, nous verrons l'importance de la composition figurative à des périodes majeures de l'histoire de l'art et en particulier le rôle du corps dans la peinture.
Ces réflexions sont en rapport avec l'ensemble de mon travail, qu'il s'agisse des dessins, des panneaux a tempéra ou des grandes toiles du pictorama.
Historiquement, il est possible de considérer l'évolution de la tradition figurative depuis l'art antique jusqu'à l'époque moderne; la Renaissance paraissant comme un moyen terme entre les deux.
Ce premier article sur le corps dans la peinture se rapporte à la Renaissance.
On pense bien sûr à la dissection, aux dessins de Léonard de Vinci et aussi, à l'archéologie qui a fait découvrir l'art antique que l'on a imité dans la représentation des corps. On imagine Michel Ange découvrant le Laocoon.
La maîtrise de la figuration du corps est une conquête de la Renaissance, par l'observation de la nature empirique et aussi par l'imitation de l'art antique.
(La représentation médiévale était abstraite et conceptuelle, à l'écart du naturalisme et de la perspective.)
Mais cette assimilation de l'antique ne modifie pas vraiment le rapport au corps qui reste ambivalent.
A la renaissance, le corps demeure un modèle à l'image de Dieu (réceptacle de l'Esprit Saint) Mais il est aussi marqué du sceau indélébile du péché.
( La plupart des prédicateurs des ordres mendiants prêchaient la macération des corps et la mortification de ce corps qui était suspect et pouvait receler des instincts dangereux)
On observe donc une tension très marquée entre le néo-paganisme et l'enseignement chrétien. Tension caractéristique de la Renaissance.
Ces deux types de représentation du corps sont souvent associés dans les tableaux.
Par exemple la figure impassible du Sauveur ou de Saints présente un corps esthétique qui est une adaptation et une moralisation du corps païen. Alors que d'autres personnages sont plein de vitalité et presque d'une exubérance animale, dans la matière de leur corps.
Telle est cette dualité du nu à la Renaissance.
Quelques peintres majeurs de cette époque sont à citer: Luca Signorelli, Verrochio et les frères Pollaïolo qui produisent des nus masculins très énergiques. Les exploits d'Hercule de Pollaïolo et les "combats d'hommes nus" sont remarquables et fournissent une gamme, un répertoire du corps en action.
Ces compositions de la Renaissance sont des peintures d'histoire qui accordent le primat à la figure et au corps.
A cette époque le corps est l'objet d'une effervescence intense et générale.
Il faut évoquer les oeuvres de Giorgione, de Tintoret, l'Adam et Eve de Dürer, l'humanité de Michel Ange.
Le corps est le lieu privilégié de l'imagination: observation et fantasme se combinent.
Velasquez,Guido Reni ou Rubens créent les grands poêmes du corps, après avoir hérité d'un fond gréco-romain et d'une pensée judéo-chrétienne.
Au delà du fond gréco-romain,dans le christianisme il y a la question de l' incarnation.( le corps est temporel et susceptible de déchéance.)
Mais il est aussi le souvenir de l'apparence de Dieu; apparait le dogme de la Résurrection. Ce dogme conduit à l'idée de corps glorieux qui échappe à la corruption.
Cela se retrouvera dans la conception du nu idéal et de belle nature dans l'art depuis la Renaissance .
Dans un prochain article, il s'agira d'approcher les sources antiques de cette notion du corps dans l'art et aussi de voir quelle évolution s'est effectuée plus tard, au 19 ème siècle.
R.Dumoux
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Avant de parler des thèmes et des genres que le peintre va aborder, il semble nécessaire de voir le site viapictura.com et les peintures sur panneaux qui y sont mentionnées.
Il s'agit , contrairement aux grandes toiles de 2 m ou plus encore de 5 m comme dans le pictorama, de dimensions réduites ou de petites dimensions: ce sont des panneaux de 60x40 cm ou 30x40 cm ou encore de 20x15 cm, tous marouflés de toile ou de papier et préparés selon les normes du métier. C'est là un aspect essentiel de mon travail.
Depuis un certain nombre d 'années, ce travail se développe selon le principe des séries.
Afin de faire apparaître l'importance de cette production, une description sur quelques années récentes semble nécessaire,
Pour ce qui est des plus petits panneaux, diverses séries de 10 chacune peuvent être présentées:
-L' homme et l'animal. Quelques titres: Hercule et la biche de Cérynie, le bon pasteur, St Marc et le lion, Hercule et le lion de Némé, St Jean et l'aigle etc
-Suite de 10 panneaux mettant en scène Adam et Eve : Adam et Eve protégé par un ange, Adam et Eve chassés, Adam et Eve au jardin etc
- les repas; le Pain, le Vin: scène de genre, taverne, Abraham et Melchisedech, le repas d'Hérode etc
-figures mythologiques: Jason, Nabuchodonosor, Diane, Castor et Pollux, Zeus, Milon, Nymphe et Centaure etc
- Suite sur Ulysse: les prétendants, Ulysse et Pénélope, Polyphème, Ulysse et Circé, Ulysse et Calypso, Ulysse et Nausicaa, etc
Pour des panneaux de 30x40 cm également un certain nombre de séries ( chacune de 10 tableaux.) peuvent être énumérées.
-Figures mythologiques, paysages et architectures.
-Les vices et les vertus: scènes de genre. (Ex: auberge et beuveries)
-Le fils prodigue depuis son départ jusqu'à son retour auprès de son père.
Ex: le fils prodigue sur la route avec des compagnons de fortune ou bien, le fils prodigue se livrant à la débauche ou, ailleurs, gardant les porcs.
- Suite de 10 tableaux sur les figures de la mythologie et les syncrétismes ou passages de l'antiquité païenne au christianisme.
Dans le cas de panneaux de 40x 60 cm, des séries de 10 tableaux se succèdent également.
-Les péchés capitaux.
-La vie de Jésus, de la fuite en Egypte à la Résurrection.
-Suite sur le Temps: le temps et les ruines, la fuite du temps,Clotho, Lachésis et Atropos. etc.
-Les vertus.
-Les Oeuvres de Miséricorde: J'avais faim et vous m'avez donné à manger. Eliezer et Rebecca. L'accueil des étrangers. J'étais en prison et vous m'avez visité. Soins et Guérisons. etc.
Enfin d'autres panneaux de plus grandes dimensions ( 90x70 cm) fonctionnent en séries de 4 tableaux chacune.
-Les 4 Saisons.
-Le repas, de la Cène au repas des dieux etc
-Le Lit.
-Les éléments.
Dans chaque peinture, circulent des compositions figuratives assemblées par groupes, dans des paysages recomposés.
Le site www.viapictura.com donne seulement un aperçu de quelques oeuvres sur panneaux.
Dans cet article j'ai voulu faire une approche un peu plus détaillée, en décrivant quelques titres ou séries, de façon à suggérer la complexité de cette aventure picturale: une présentation paraissait indispensable.
Il reste évident que chaque tableau en particulier permet une étude iconographique ou symbolique détaillée. Il serait intéressant de revenir ultérieurement sur une série et ensuite sur un panneau en particulier.
Enfin, dans tous les cas, ces tableaux sont des compositions qui accordent le primat à la figure (au corps) et font apparaître le concept de peinture d'histoire dont l'origine remonte à Alberti qui accorde un grand rôle à" l'historia".
R.Dumoux
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par dumoux
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La peinture