Du collage aux constructions.

Sur le site www.viapictura.com, parmi les toiles présentées figurent des compositions abstraites, la première ayant l'apparence d'un grand damier de carrés et rectangles: il s'agit là d'une composition purement orthogonale dont l'inspiration première semble venir de Mondrian.
Comme si avant toute évolution vers une représentation, il fallait passer par la recherche de l'horizontale et de la verticale qui structure l'oeuvre et détermine les rythmes, au même titre que la chaîne et la trame de la tapisserie.
Ainsi ont été composés certains assemblages collages à l'aide de bandes de papier fort, verticales et horizontales, qui créent comme des fenêtres ou des tableaux dans lesquels figurent des formes abstraites, des paysages ou des personnages. (ou bien qui laissent simplement un vide comme une fenêtre ouverte sur le monde et que chacun peut meubler à sa manière.) La couleur de ces montants est noire ou d'un bleu uni, à la manière dont on peint les barrières ou portails de jardin.
La métaphore de la fenêtre a été reprise concrètement dans des constructions de bois et toile de plus grande dimension( 100 x 150 cm, environ) L'aspect spatial de ce travail est plus évident. Certains espaces déterminés par les bois sont meublés de toile peinte alors que d'autres restent libres, vides. La construction reste ouverte et libre pour diverses interventions; on peut y imaginer aussi des images fixes ou des vidéos ou des écrans de télévision.

Ces assemblages sont en rapport avec le travail des charpentes, des boiseries de fenêtres, encadrements ou avec l'ossature des meubles et étagères, ou encore avec les barrières et palissades, c'est à dire avec tout ce qui protège ou contient. Il y a un rapport à l'espace, aux trois dimensions. Au même titre que pour les clôtures, les tressages des hortus conclusus que l'on voit dans les tableaux anciens (ou dans les palissades de Raymond Hains.)
L'ensemble de ces constructions s'est développé sur plusieurs années et s'est diversifié. Ainsi sur de grands cartons de 2 m quelques éléments de bois, verticaux ou horizontaux ont été collés et agrafés, alors que toute la surface du carton était peinte selon une composition figurative historique ou mythologique.

Ces collages de baguettes ou de planches ( peintes) confèrent au tableau une rigidité mais surtout apportent à la composition un aspect de relief et de profondeur de champ. Les assemblages de reliefs en bois lient le sujet peint à l'espace et ainsi font vibrer la composition.
Parallèlement, ces lignes orthogonales apparaissent ( sans le relief) dans de nombreuses toiles peintes à ce moment.Et tout au moins par la suite elles demeurent sous-jacentes, jusque dans les toiles actuelles et assurent la construction du tableau, la géométrie secrète de l'oeuvre.
Dans le cas de ces collages et constructions, visibles sur le site viapictura.com, il s'agit d'assemblages d'éléments disparates (quadrillages orthogonaux mettant en situation diverses figures ou matières) selon la tradition traditionnelle du collage.
La création de collages est consécutive à une volonté d'assemblages d'éléments disparates. Mais elle est due aussi à une autre intention, celle de collectionner, de mettre en situation une collection.
Il est ainsi possible de citer des manifestations célèbres de collections qui sont des collages monumentaux. Il faut mentionner l'exposition de photo : "the Family of Man"de Steichen (site intéressant à consulter) ou encore " l'Atlas Mnémosyne" d'Abby Warburg, savant et historien.(1866-1929). Il s'agit de collages de très grandes dimensions qui mettent en relation des documents de natures diverses.
L'Atlas Mnémosyne de Warburg est composé de 60 panneaux sur lesquels sont fixées 1000 photos. C'est un panorama de la culture humaniste de l'occident jusqu'en 1929.
Il est intéressant de noter que Warburg a 2 sujets de recherche:
-les vicissitudes des dieux olympiens .
-les aspects anciens du Pathos dans l'art post-médiéval.
Cet Atlas montre des reliefs antiques, des manuscrits séculaires, des fresques monumentales, des dessins de maîtres anciens, des timbres postes, des critiques, et des images découpées dans des magazines.
Warburg s'intéresse surtout à la survivance de l'antique dans la modernité.
Cette technique du collage permet des rapprochements, des décalages ou contrastes qui d'ailleurs peuvent être modifiés au cours du temps.
(on peut se rapporter à d'autres renseignements sur Warburg dans un article précédent consacré aux collections.)
R.Dumoux
www.viapictura.com

Sur le site www.viapictura.com, parmi les toiles présentées figurent des compositions abstraites, la première ayant l'apparence d'un grand damier de carrés et rectangles: il s'agit là d'une composition purement orthogonale dont l'inspiration première semble venir de Mondrian.
Comme si avant toute évolution vers une représentation, il fallait passer par la recherche de l'horizontale et de la verticale qui structure l'oeuvre et détermine les rythmes, au même titre que la chaîne et la trame de la tapisserie.
Ainsi ont été composés certains assemblages collages à l'aide de bandes de papier fort, verticales et horizontales, qui créent comme des fenêtres ou des tableaux dans lesquels figurent des formes abstraites, des paysages ou des personnages. (ou bien qui laissent simplement un vide comme une fenêtre ouverte sur le monde et que chacun peut meubler à sa manière.) La couleur de ces montants est noire ou d'un bleu uni, à la manière dont on peint les barrières ou portails de jardin.
La métaphore de la fenêtre a été reprise concrètement dans des constructions de bois et toile de plus grande dimension( 100 x 150 cm, environ) L'aspect spatial de ce travail est plus évident. Certains espaces déterminés par les bois sont meublés de toile peinte alors que d'autres restent libres, vides. La construction reste ouverte et libre pour diverses interventions; on peut y imaginer aussi des images fixes ou des vidéos ou des écrans de télévision.

Ces assemblages sont en rapport avec le travail des charpentes, des boiseries de fenêtres, encadrements ou avec l'ossature des meubles et étagères, ou encore avec les barrières et palissades, c'est à dire avec tout ce qui protège ou contient. Il y a un rapport à l'espace, aux trois dimensions. Au même titre que pour les clôtures, les tressages des hortus conclusus que l'on voit dans les tableaux anciens (ou dans les palissades de Raymond Hains.)
L'ensemble de ces constructions s'est développé sur plusieurs années et s'est diversifié. Ainsi sur de grands cartons de 2 m quelques éléments de bois, verticaux ou horizontaux ont été collés et agrafés, alors que toute la surface du carton était peinte selon une composition figurative historique ou mythologique.

Ces collages de baguettes ou de planches ( peintes) confèrent au tableau une rigidité mais surtout apportent à la composition un aspect de relief et de profondeur de champ. Les assemblages de reliefs en bois lient le sujet peint à l'espace et ainsi font vibrer la composition.
Parallèlement, ces lignes orthogonales apparaissent ( sans le relief) dans de nombreuses toiles peintes à ce moment.Et tout au moins par la suite elles demeurent sous-jacentes, jusque dans les toiles actuelles et assurent la construction du tableau, la géométrie secrète de l'oeuvre.
Dans le cas de ces collages et constructions, visibles sur le site viapictura.com, il s'agit d'assemblages d'éléments disparates (quadrillages orthogonaux mettant en situation diverses figures ou matières) selon la tradition traditionnelle du collage.
La création de collages est consécutive à une volonté d'assemblages d'éléments disparates. Mais elle est due aussi à une autre intention, celle de collectionner, de mettre en situation une collection.
Il est ainsi possible de citer des manifestations célèbres de collections qui sont des collages monumentaux. Il faut mentionner l'exposition de photo : "the Family of Man"de Steichen (site intéressant à consulter) ou encore " l'Atlas Mnémosyne" d'Abby Warburg, savant et historien.(1866-1929). Il s'agit de collages de très grandes dimensions qui mettent en relation des documents de natures diverses.
L'Atlas Mnémosyne de Warburg est composé de 60 panneaux sur lesquels sont fixées 1000 photos. C'est un panorama de la culture humaniste de l'occident jusqu'en 1929.
Il est intéressant de noter que Warburg a 2 sujets de recherche:
-les vicissitudes des dieux olympiens .
-les aspects anciens du Pathos dans l'art post-médiéval.
Cet Atlas montre des reliefs antiques, des manuscrits séculaires, des fresques monumentales, des dessins de maîtres anciens, des timbres postes, des critiques, et des images découpées dans des magazines.
Warburg s'intéresse surtout à la survivance de l'antique dans la modernité.
Cette technique du collage permet des rapprochements, des décalages ou contrastes qui d'ailleurs peuvent être modifiés au cours du temps.
(on peut se rapporter à d'autres renseignements sur Warburg dans un article précédent consacré aux collections.)
R.Dumoux
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par dumoux
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Collages - assemblages
Le 15 ème siècle et la 1ère Renaissance.
Une toile de 5 m x 3 de 2004,extraite du Pictorama, est la représentation de la conquête maritime, de Christophe Colomb, de la Santa Maria. Images emblématiques pour lesquelles il a été nécessaire de faire une recherche iconographique et historique.
XVème siècle - Christophe Colomb - Tempera sur toile (détail) - 5 mètres x 3 mètres
Depuis les années 1250 jusqu'à 1450 environ, en Occident, il ne s'agit que de guerres, de famines et d'épidémies. Le Moyen-Age finissant voit l'Occident se vider de sa population.
Mais vers le milieu du 15 ème siècle, tout semble refleurir.
On se lance vers l'inconnu, vers la science, la physique, la médecine et aussi vers les civilisations non européennes.
Ce sera l'époque des grands navigateurs et des conquêtes.
Les figures des navigateurs sont fascinantes:
-Vasco de Gama suit les routes arabes de l'Océan Indien.
-Christophe Colomb traverse l'Atlantique vers l'Amérique.
-Magellan fait le tour du monde et donne son nom au détroit de Magellan, au sud de l'Amérique et passe dans l'Océan pacifique.
-Amerigo Vespucci, italien,parcourt les côtes du Nouveau Monde. Son prénom donnera à ces terres le nom d'Amérique.
Ainsi des conquêtes de territoires eurent lieu. Les portugais vont s'installer au Maroc, en Angola et en Chine à Macao.
Les Espagnols vont conquérir le Mexique et les Andes au Sud.
Des richesses naturelles seront exploitées ou pillées dans les trésors des peuples : l'argent au Mexique, chez les aztèques; l'or des Incas au Pérou.
Des caisses d'or et d'argent seront acheminées en Europe.
La recherche de composition pour une grande toile peinte s'orienta vers le rêve de l'aventure, du grand large et de la vision des navires. Plusieurs esquisses des navires de Christophe Colomb s'imposèrent à l'imagination. La Santa Maria est célèbre, accompagnée de ses soeurs, la Pinta et la Nina. Le spectacle de ces navires et de leurs voiles est fascinant et symbolique de cette audace maritime, en face de la mer ténébreuse qui fait peur, tellement elle est inconnue.
Qu'y a- t- il aux confins de cet univers où le soleil se couche?
Grâce à Isabelle la catholique, Christophe Colomb va armer sa petite flotte de 3 navires et le départ d'Espagne se fera le matin du 3 aout 1492. C'est le saut dans l'inconnu; Christophe Colomb pense naviguer en direction des Indes Orientales alors qu'il va trouver le Nouveau Monde.
Ces 3 caravelles sont relativement petites puisqu'elles ne peuvent embarquer qu'une quarantaine d'hommes. Elles font penser à des coquilles; leur forme est d'une grande beauté.
Le rêve de l'espace maritime, des caravelles aux formes dynamiques ont stimulé la recherche créatrice et graphique.
-Eléments majeurs pour cette composition, telles sont ces trois navires avec leurs voiles imposantes affichant l'immense croix de l'église sur l'étendue du monde.
-A gauche du tableau un élément d'architecture renaissance est au premier plan: c'est le point de départ des expéditions. La mer s'étale et au loin, à droite, apparaît une côte où l'on distingue une population indigène, parmi des palmiers.
-Au premier plan, à gauche, un navigateur (Christophe Colomb) étudie une carte.
-Au sol, sur le quai, des caisses de trésors rapportés de voyages: des caisses pleines d'or et puis aussi des masques incas. On remarque des sculptures du trésor de Téotihuacan, la figure de Quetzalcoatl, serpent monumental de mosaïques de lapis-lazuli ou encore des masques en argent et pierres précieuses.
-A droite deux marins (ou corsaires) s'affairent sur un coffre rempli de pièces d'or.
Et tout près des plantes rapportées de ces nouvelles Indes: on reconnaît un plant de tomate. D'ailleurs on introduisit sur la péninsule ibérique puis sur tout le continent européen, le maÏs, la pomme de terre, le haricot le tabac..
Des oiseaux exotiques ont été amenés en Europe; le perroquet en témoigne.
La Couleur de ce grand tableau , long de 5 mètres et peint a tempéra est une dominante d'or sur un fond bleu. L'or des pièces, l'or des voiles, mais aussi les rayons d'or du soleil couchant qui se reflètent sur toute la surface de la mer.
Cette couleur symbolise le rêve doré de la conquête des lointaines contrées, le rêve de l'or qui animait une véritable passion et qui finit par créer des richesses considérables.
Cependant ces richesses étaient parfois le résultat de pillages et les expéditions lointaines furent l'occasion d'asservir des populations sous couvert de l'apport de la foi chrétienne et de la civilisation.
R.Dumoux
www.viapictura.com
Une toile de 5 m x 3 de 2004,extraite du Pictorama, est la représentation de la conquête maritime, de Christophe Colomb, de la Santa Maria. Images emblématiques pour lesquelles il a été nécessaire de faire une recherche iconographique et historique.
XVème siècle - Christophe Colomb - Tempera sur toile (détail) - 5 mètres x 3 mètresDepuis les années 1250 jusqu'à 1450 environ, en Occident, il ne s'agit que de guerres, de famines et d'épidémies. Le Moyen-Age finissant voit l'Occident se vider de sa population.
Mais vers le milieu du 15 ème siècle, tout semble refleurir.
On se lance vers l'inconnu, vers la science, la physique, la médecine et aussi vers les civilisations non européennes.
Ce sera l'époque des grands navigateurs et des conquêtes.
Les figures des navigateurs sont fascinantes:
-Vasco de Gama suit les routes arabes de l'Océan Indien.
-Christophe Colomb traverse l'Atlantique vers l'Amérique.
-Magellan fait le tour du monde et donne son nom au détroit de Magellan, au sud de l'Amérique et passe dans l'Océan pacifique.
-Amerigo Vespucci, italien,parcourt les côtes du Nouveau Monde. Son prénom donnera à ces terres le nom d'Amérique.
Ainsi des conquêtes de territoires eurent lieu. Les portugais vont s'installer au Maroc, en Angola et en Chine à Macao.
Les Espagnols vont conquérir le Mexique et les Andes au Sud.
Des richesses naturelles seront exploitées ou pillées dans les trésors des peuples : l'argent au Mexique, chez les aztèques; l'or des Incas au Pérou.
Des caisses d'or et d'argent seront acheminées en Europe.
La recherche de composition pour une grande toile peinte s'orienta vers le rêve de l'aventure, du grand large et de la vision des navires. Plusieurs esquisses des navires de Christophe Colomb s'imposèrent à l'imagination. La Santa Maria est célèbre, accompagnée de ses soeurs, la Pinta et la Nina. Le spectacle de ces navires et de leurs voiles est fascinant et symbolique de cette audace maritime, en face de la mer ténébreuse qui fait peur, tellement elle est inconnue.
Qu'y a- t- il aux confins de cet univers où le soleil se couche?
Grâce à Isabelle la catholique, Christophe Colomb va armer sa petite flotte de 3 navires et le départ d'Espagne se fera le matin du 3 aout 1492. C'est le saut dans l'inconnu; Christophe Colomb pense naviguer en direction des Indes Orientales alors qu'il va trouver le Nouveau Monde.
Ces 3 caravelles sont relativement petites puisqu'elles ne peuvent embarquer qu'une quarantaine d'hommes. Elles font penser à des coquilles; leur forme est d'une grande beauté.
Le rêve de l'espace maritime, des caravelles aux formes dynamiques ont stimulé la recherche créatrice et graphique.
-Eléments majeurs pour cette composition, telles sont ces trois navires avec leurs voiles imposantes affichant l'immense croix de l'église sur l'étendue du monde.
-A gauche du tableau un élément d'architecture renaissance est au premier plan: c'est le point de départ des expéditions. La mer s'étale et au loin, à droite, apparaît une côte où l'on distingue une population indigène, parmi des palmiers.
-Au premier plan, à gauche, un navigateur (Christophe Colomb) étudie une carte.
-Au sol, sur le quai, des caisses de trésors rapportés de voyages: des caisses pleines d'or et puis aussi des masques incas. On remarque des sculptures du trésor de Téotihuacan, la figure de Quetzalcoatl, serpent monumental de mosaïques de lapis-lazuli ou encore des masques en argent et pierres précieuses.
-A droite deux marins (ou corsaires) s'affairent sur un coffre rempli de pièces d'or.
Et tout près des plantes rapportées de ces nouvelles Indes: on reconnaît un plant de tomate. D'ailleurs on introduisit sur la péninsule ibérique puis sur tout le continent européen, le maÏs, la pomme de terre, le haricot le tabac..
Des oiseaux exotiques ont été amenés en Europe; le perroquet en témoigne.
La Couleur de ce grand tableau , long de 5 mètres et peint a tempéra est une dominante d'or sur un fond bleu. L'or des pièces, l'or des voiles, mais aussi les rayons d'or du soleil couchant qui se reflètent sur toute la surface de la mer.
Cette couleur symbolise le rêve doré de la conquête des lointaines contrées, le rêve de l'or qui animait une véritable passion et qui finit par créer des richesses considérables.
Cependant ces richesses étaient parfois le résultat de pillages et les expéditions lointaines furent l'occasion d'asservir des populations sous couvert de l'apport de la foi chrétienne et de la civilisation.
R.Dumoux
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par dumoux
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Toiles monumentales
La Renaissance-2.
Dans un premier article sur la Renaissance, il est apparu que cette époque fut le triomphe de l'humanisme à partir duquel s'est construit rationnellement le monde.
D'autres aspects antinomiques semblent controverser complètement cette vision du 16 ème siècle.
L'observation de la Nature se consacre aussi aux phénomènes les plus extraordinaires. Il s'agit de prendre en considération toutes les productions de la Natura Naturans, la Nature créatrice dans sa toute puissance.
On perd la notion du centre du monde et c'est la dispersion de l'homme; c'est le règne de l'incertitude.
Selon Montaigne, " le Monde est une branloire pérenne."
Les manifestations exceptionnelles de la nature sont observées.
Chaos, violences, donnent à voir des paysages abstraits, des rochers informes, des concrétions et montagnes volcaniques fumantes.
Ces paysages chaotiques sont évocateurs de figures monstrueuses et grotesques.
Apparaissent des chutes d'anges rebelles, des damnations de formes humaines ébauchées, sous le regard de géants. Ces figures semblent rapiécées de divers membres, sans ordre ni proportions et à l'aspect hasardeux, incertain.
Des montagnes du Caucase aux champignons atomiques, la Géenne rend obsolète le canon de Vitruve.
Historiquement, il s'agit d'une période de désordres; c'est le sac de Rome et en général une crise de société.
En correspondance à cet esprit trouble on s'intéresse aux curiosa, aux rariosa, curiosités de la nature. Les cabinets de curiosités vont s'enrichir, se développer considérablement. On pose la question des possibilités de l'art et celles de la représentation de la Beauté. (Un article sera consacré ultérieurement aux cabinets de curiosités au cours de l'histoire.)
On pense à Arcimboldo et aux collections de Rodolphe 2 de Habsbourg, qui à elles seules sont symboliques de cet aspect de la Renaissance.
Au delà de ces collections fantastiques, les humains se dispersent alentour selon des combats aux figures disproportionnées ou monstrueuses.
A l'aide de ces diverses notations et références, une composition picturale a pu être réalisée.
-Une montagne énorme constitue la toile de fond avec ses cascades de rochers et une esquisse de volcan en éruption.
-Dans un plan plus rapproché, des rochers étranges prennent des formes humaines qui s'agglutinent.
-Tout près de là, c'est l'écroulement d'un temple dans les flammes alors que se précipitent au sol deux anges rebelles. L'un d'eux achève sa chute au tout premier
plan.
-A droite du tableau, un Géant, sorte de cyclope, fustige des silhouettes humaines
disproportionnées et difformes.
-Au centre de l'image, une embarcation sur une mer déchaînée amorce une sorte de traversée des Enfers telle la barque de Charon. Ce bateau est menacé par un énorme nuage noir.
-Enfin dernier symbole: le carré représentant les études anatomiques de Léonard de Vinci est très chahuté et sur le point d'être englouti, alors que précédemment il était l'élément déterminant de la pensée de la Renaissance.
L'énumération de tous ces aspects antinomiques de la Renaissance classique permet de situer un climat et de saisir des images expressives et fantastiques qui s'imposent à l'imagination. C'est la toute puissance de la Nature Créatrice qui domine l'homme, minimise son rôle et sa taille.
On imagine alors les tableaux de Albrecht Altdorfer(1480- 1538) qui accorda une grande place aux paysages minutieusement peints. Chez ce peintre nous découvrons par exemple des arbres gigantesques auprès desquels l'homme parait minuscule, ou bien encore des batailles où les pauvres humains apparaissent comme de menus insectes.
R.DUMOUX
www.viapictura.com
Dans un premier article sur la Renaissance, il est apparu que cette époque fut le triomphe de l'humanisme à partir duquel s'est construit rationnellement le monde.
D'autres aspects antinomiques semblent controverser complètement cette vision du 16 ème siècle.
L'observation de la Nature se consacre aussi aux phénomènes les plus extraordinaires. Il s'agit de prendre en considération toutes les productions de la Natura Naturans, la Nature créatrice dans sa toute puissance.
On perd la notion du centre du monde et c'est la dispersion de l'homme; c'est le règne de l'incertitude.
Selon Montaigne, " le Monde est une branloire pérenne."
Les manifestations exceptionnelles de la nature sont observées.
Chaos, violences, donnent à voir des paysages abstraits, des rochers informes, des concrétions et montagnes volcaniques fumantes.
Ces paysages chaotiques sont évocateurs de figures monstrueuses et grotesques.
Apparaissent des chutes d'anges rebelles, des damnations de formes humaines ébauchées, sous le regard de géants. Ces figures semblent rapiécées de divers membres, sans ordre ni proportions et à l'aspect hasardeux, incertain.
Des montagnes du Caucase aux champignons atomiques, la Géenne rend obsolète le canon de Vitruve.
Historiquement, il s'agit d'une période de désordres; c'est le sac de Rome et en général une crise de société.
En correspondance à cet esprit trouble on s'intéresse aux curiosa, aux rariosa, curiosités de la nature. Les cabinets de curiosités vont s'enrichir, se développer considérablement. On pose la question des possibilités de l'art et celles de la représentation de la Beauté. (Un article sera consacré ultérieurement aux cabinets de curiosités au cours de l'histoire.)
On pense à Arcimboldo et aux collections de Rodolphe 2 de Habsbourg, qui à elles seules sont symboliques de cet aspect de la Renaissance.
Au delà de ces collections fantastiques, les humains se dispersent alentour selon des combats aux figures disproportionnées ou monstrueuses.
A l'aide de ces diverses notations et références, une composition picturale a pu être réalisée.
-Une montagne énorme constitue la toile de fond avec ses cascades de rochers et une esquisse de volcan en éruption.
-Dans un plan plus rapproché, des rochers étranges prennent des formes humaines qui s'agglutinent.
-Tout près de là, c'est l'écroulement d'un temple dans les flammes alors que se précipitent au sol deux anges rebelles. L'un d'eux achève sa chute au tout premier
plan.
-A droite du tableau, un Géant, sorte de cyclope, fustige des silhouettes humaines
disproportionnées et difformes.
-Au centre de l'image, une embarcation sur une mer déchaînée amorce une sorte de traversée des Enfers telle la barque de Charon. Ce bateau est menacé par un énorme nuage noir.
-Enfin dernier symbole: le carré représentant les études anatomiques de Léonard de Vinci est très chahuté et sur le point d'être englouti, alors que précédemment il était l'élément déterminant de la pensée de la Renaissance.
L'énumération de tous ces aspects antinomiques de la Renaissance classique permet de situer un climat et de saisir des images expressives et fantastiques qui s'imposent à l'imagination. C'est la toute puissance de la Nature Créatrice qui domine l'homme, minimise son rôle et sa taille.
On imagine alors les tableaux de Albrecht Altdorfer(1480- 1538) qui accorda une grande place aux paysages minutieusement peints. Chez ce peintre nous découvrons par exemple des arbres gigantesques auprès desquels l'homme parait minuscule, ou bien encore des batailles où les pauvres humains apparaissent comme de menus insectes.
R.DUMOUX
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par dumoux
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Toiles monumentales
La Renaissance.1. Toile de 5 mx 3 extraite du Pictorama.
La Renaissance (détail) - Tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres
Cette toile met en scène les aspects majeurs de la Renaissance, l'esprit dominant, c'est à dire l'humanisme triomphant, à partir duquel se construit le monde.
L'homme y occupe une position centrale, dans un grand carré de près de 2 m de côté. C'est le corps anatomiquement d'un homme dessiné par Léonard de Vinci, à partir du "De Architectura" de l'architecte romain Vitruve: il étudie les proportions du corps humain et définit des canons.
En effet à la Renaissance, le corps humain est au centre des préoccupations: il s'agit de comprendre son anatomie réelle en dépassant les idéaux ou dogmes religieux qui, avant, codifiaient son apparence.
Entourant cette figure qui fixe les canons du corps humain, plusieurs dessins anatomiques inspirés de Léonard de Vinci, font de cette page une planche d'anatomie.
On voit aussi dans ce carré, un quadrillage qui va permettre de mesurer, de construire, d'agrandir; ce quadrillage est une trame de carrés qui se retrouve dans bon nombre d'activités de l'époque Renaissance. En effet on remarque:
- au sol le quadrillage en perspective des carreaux de l'architecture ,
-les structures carrées qui permettront au sculpteur d'agrandir sa sculpture,
-la grille de carrés utilisée par l'imprimeur pour disposer ses caractères avant l'impression.
-les carreaux de la vitre du dessinateur qui vont lui permettre de reproduire la nature sur sa feuille également quadrillée.
Le carré est omniprésent: il parait être le module de base de tout l'esprit constructif de la Renaissance. Il est le symbole de la recherche scientifique qui va conquérir et construire le monde. Il apparaît anticiper ou être le lointain ancêtre des pixels de nos écrans qui eux aussi permettent de construire le monde et son image.
C'est pour ces raisons qu'un grand carré a été choisi comme élément de base de la construction de cette composition.
Tout autour du grand carré central les diverses préoccupations ou activités créatrices de la Renaissance sont répertoriées. Il est intéressant de les passer en revue:
-l'observation de la nature, le dessin d'après nature d'un corps étendu, le modèle vivant qui est une permanence. Cette installation quadrillée pour dessiner semble l'ancêtre de la camera obscura.
-en bas, au centre, figure une planche de dessins géométriques d'après Léonard de Vinci: construction à base de triangle équilatéral, pentagone, icosaèdre et autres figures utilisées aussi en architecture.
-plus à gauche est assis un imprimeur qui prépare son texte en disposant ses caractères dans les carrés de sa planche.
-tout à fait à gauche, il s'agit de la représentation de l'archéologie. Un personnage (peut-être Michel-Ange) exhume une sculpture antique qui pourrait être un élément du célèbre Laocoon. Ce groupe sculpté (vers 50 av J.C.) a été découvert en 1505 par Michel Ange et ses collaborateurs. Il fut restauré au 16 ème siècle et il est conservé aux Musées du Vatican.
Parallèlement, la Renaissance manifeste un goût particulier pour les ruines architecturales, les colonnades, chapiteaux antiques, et voûtes, ce qui a permis d'établir dans le quart gauche de la composition cette vue d'architectures antiques menacées par la végétation.
Toujours dans le cadre des pierres et des ruines antiques, la Renaissance s'est passionné pour les inscriptions, gravées dans la pierre: ce fut une véritable science, l'épigraphie qui a permis de relire l'histoire antique, de recréer des chronologies. Ces inscriptions se retrouvent dans la toile comme éléments décoratifs des édifices de la Renaissance à droite de la toile. Elles sont liées d'ailleurs à des figures sculptées en ronde- bosse ou en bas-relief, tel le portrait de Vitruve par exemple.
A droite de la toile les édifices de la Renaissance affirment leur origine dans le décor des toiles peintes et des tableaux de l'époque. Ces architectures sont comme des décors de théâtre.
Mais l'architecture caractéristique de l'époque apparait au centre gauche de l'image avec la silhouette imposante du dôme ce St Pierre de Rome ( il eut été possible d'évoquer de Brunelleschi, la coupole de Santa Maria delle Fiore à Florence.) Mais il s'agit là de caractéristiques majeures de l'art de la Renaissance avec l' invention de la coupole, suivant en cela le modèle du Panthéon à Rome et le dépassant par certains aspects.
Enfin, ce tour d'horizon des aspects principaux de la Renaissance, se conclut avec la peinture: deux personnages (costumés selon la mode vestimentaire du moment) transportent un tableau qui n'est autre que le portrait de la Joconde.
Le ciel étoilé est constellé de figures géométriques mais aussi de luminaires , ensemble graphique qui peut faire penser à l'astronomie, science importante à ce moment là.
On le comprend, la Renaissance fut le moment privilégié où on a étudié l'antiquité classique, où on l'a fait revivre en la réincarnant, mais ce fut aussi le moment où sur cette base on a créé un esprit de recherche nouvelle, basé sur l'observation et la connaissance de la nature. A partir de là, on a établit une véritable étude scientifique dont l'homme était le centre et le moteur.
Un autre article sur le 16ème siècle paraîtra; il montrera plus particulièrement d'autres aspects importants de la Renaissance qui sont indéterminés, troubles ou fantastiques.
R.DUMOUX
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La Renaissance (détail) - Tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètresL'homme y occupe une position centrale, dans un grand carré de près de 2 m de côté. C'est le corps anatomiquement d'un homme dessiné par Léonard de Vinci, à partir du "De Architectura" de l'architecte romain Vitruve: il étudie les proportions du corps humain et définit des canons.
En effet à la Renaissance, le corps humain est au centre des préoccupations: il s'agit de comprendre son anatomie réelle en dépassant les idéaux ou dogmes religieux qui, avant, codifiaient son apparence.
Entourant cette figure qui fixe les canons du corps humain, plusieurs dessins anatomiques inspirés de Léonard de Vinci, font de cette page une planche d'anatomie.
On voit aussi dans ce carré, un quadrillage qui va permettre de mesurer, de construire, d'agrandir; ce quadrillage est une trame de carrés qui se retrouve dans bon nombre d'activités de l'époque Renaissance. En effet on remarque:
- au sol le quadrillage en perspective des carreaux de l'architecture ,
-les structures carrées qui permettront au sculpteur d'agrandir sa sculpture,
-la grille de carrés utilisée par l'imprimeur pour disposer ses caractères avant l'impression.
-les carreaux de la vitre du dessinateur qui vont lui permettre de reproduire la nature sur sa feuille également quadrillée.
Le carré est omniprésent: il parait être le module de base de tout l'esprit constructif de la Renaissance. Il est le symbole de la recherche scientifique qui va conquérir et construire le monde. Il apparaît anticiper ou être le lointain ancêtre des pixels de nos écrans qui eux aussi permettent de construire le monde et son image.
C'est pour ces raisons qu'un grand carré a été choisi comme élément de base de la construction de cette composition.
Tout autour du grand carré central les diverses préoccupations ou activités créatrices de la Renaissance sont répertoriées. Il est intéressant de les passer en revue:
-l'observation de la nature, le dessin d'après nature d'un corps étendu, le modèle vivant qui est une permanence. Cette installation quadrillée pour dessiner semble l'ancêtre de la camera obscura.
-en bas, au centre, figure une planche de dessins géométriques d'après Léonard de Vinci: construction à base de triangle équilatéral, pentagone, icosaèdre et autres figures utilisées aussi en architecture.
-plus à gauche est assis un imprimeur qui prépare son texte en disposant ses caractères dans les carrés de sa planche.
-tout à fait à gauche, il s'agit de la représentation de l'archéologie. Un personnage (peut-être Michel-Ange) exhume une sculpture antique qui pourrait être un élément du célèbre Laocoon. Ce groupe sculpté (vers 50 av J.C.) a été découvert en 1505 par Michel Ange et ses collaborateurs. Il fut restauré au 16 ème siècle et il est conservé aux Musées du Vatican.
Parallèlement, la Renaissance manifeste un goût particulier pour les ruines architecturales, les colonnades, chapiteaux antiques, et voûtes, ce qui a permis d'établir dans le quart gauche de la composition cette vue d'architectures antiques menacées par la végétation.
Toujours dans le cadre des pierres et des ruines antiques, la Renaissance s'est passionné pour les inscriptions, gravées dans la pierre: ce fut une véritable science, l'épigraphie qui a permis de relire l'histoire antique, de recréer des chronologies. Ces inscriptions se retrouvent dans la toile comme éléments décoratifs des édifices de la Renaissance à droite de la toile. Elles sont liées d'ailleurs à des figures sculptées en ronde- bosse ou en bas-relief, tel le portrait de Vitruve par exemple.
A droite de la toile les édifices de la Renaissance affirment leur origine dans le décor des toiles peintes et des tableaux de l'époque. Ces architectures sont comme des décors de théâtre.
Mais l'architecture caractéristique de l'époque apparait au centre gauche de l'image avec la silhouette imposante du dôme ce St Pierre de Rome ( il eut été possible d'évoquer de Brunelleschi, la coupole de Santa Maria delle Fiore à Florence.) Mais il s'agit là de caractéristiques majeures de l'art de la Renaissance avec l' invention de la coupole, suivant en cela le modèle du Panthéon à Rome et le dépassant par certains aspects.
Enfin, ce tour d'horizon des aspects principaux de la Renaissance, se conclut avec la peinture: deux personnages (costumés selon la mode vestimentaire du moment) transportent un tableau qui n'est autre que le portrait de la Joconde.
Le ciel étoilé est constellé de figures géométriques mais aussi de luminaires , ensemble graphique qui peut faire penser à l'astronomie, science importante à ce moment là.
On le comprend, la Renaissance fut le moment privilégié où on a étudié l'antiquité classique, où on l'a fait revivre en la réincarnant, mais ce fut aussi le moment où sur cette base on a créé un esprit de recherche nouvelle, basé sur l'observation et la connaissance de la nature. A partir de là, on a établit une véritable étude scientifique dont l'homme était le centre et le moteur.
Un autre article sur le 16ème siècle paraîtra; il montrera plus particulièrement d'autres aspects importants de la Renaissance qui sont indéterminés, troubles ou fantastiques.
R.DUMOUX
www.viapictura.com
.
par dumoux
publié dans :
Toiles monumentales
Toiles de l'été 2006.
Suivant le rythme des saisons, tous les ans de Juin à Septembre, sont réalisées une quinzaine, au moins, de toiles de dimensions moyennes (1 m 50 x 2 ou 1m 50 x 2 m 50) verticalement ou horizontalement.
De tendances très figuratives, ces toiles sont inspirées de diverses notes et dessins et développent une iconographie variée.
Principalement tirés de la figuration historique, les thèmes abordés se sont diversifiés peu à peu .
Pour cette année 2006, une série de toiles sur le cirque est apparue: c'est alors le monde des clowns, des jongleurs et acrobates ou bien le travail des animaux sur la piste, avec par exemple une écuyère. Plusieurs autres projets sur ce thème sont en cours.
Le cirque - 2 toiles a tempera - 150 cm x 200 cm -
R.Dumoux
Comme chaque année, un certain nombre de toiles mythologiques sont traitées:
-Pyrham et Thisbé. D'après Ovide il s'agit d'un drame antique aux accents romantiques:
. Pirame et Thisbé étaient deux amants de Babylone. On s'opposait à leur union. Cependant un jour, il se donnèrent un rendez-vous secret. Thisbé arriva la première et fut surprise par une lionne; elle s'enfuit mais perd son voile que l'animal tacha de sang. Pirame arrivant au rendez-vous, trouve le voile et pense que Thisbé a été dévorée. De désespoir, alors, il se perce de son épée.
Thisbé revenant sur les lieux découvre le corps de son amant et à son tour, désespérée, se tue. Une célèbre toile de Poussin met en scène ce spectacle tragique dans une nature grandiose et parsemée de ruines.
-Enlèvement d'Europe et embarquement.
-Psyché.
Plusieurs autres toiles sont plus symboliques:
-Pastorale.
-Voilier et musicien à terre.
-Offrandes de fleurs.
-Cueillette.
-Plaisir et Chagrin.
C'est Amour et Peine: une figure féminine tient d'une main des flèches d'or et un coeur, alors que de l'autre main elle distribue des écus. Elle entoure de son bras, l'homme, qui d'une main tient un roseau et de l'autre un rameau épineux, alors que l'un de ses pieds repose sur du foin et l'autre sur un tabouret en or.
-Une toile est relative à la vie des Saints: Sainte Solange devant sa hutte.
Deux toiles au moins se rapportent à l'étude, à la science ou à la science fiction.
Il s'agit de conceptions à la manière de mécaniques.
-La main de fer: il s'agit de prothèses, de réductions des luxations ou fractures.
Deux personnages subissent des corrections de la part de savants: ces patients sont contenus dans des structures métalliques dorées, vissés ou reliés par des fils conducteurs à cette structure. Ils prennent l'aspect de divinités tutélaires, l'homme faisant penser à quelque profil de sarcophage. Cette toile célèbre la reconstitution du corps, le sauvetage par rapport à la mort inéluctable. C'est le parfum de l'antique Egypte.
-la Métoposcopie: un savant est occupé à prendre des mesures, à faire des observations sur des têtes sculptées. Têtes d'expressions de Lebrun ou de Messerschmidt, mais aussi portraits d'empereurs antiques ou figures littéraires des 18 et 19 ème siècle.
-enfin, la littérature et les livres organisent une animation dans l'espace d'une bibliothèque.
Toutes ces toiles (de 1m 50 x 2m ou 2 mx 50) sont réalisées a tempéra à l'oeuf. Cette toile pourra faire l'objet d'une expositionn prochaine à Paris.
La littérature et les livres
tempera sur toile - 150 cm x 200 cm - R.Dumoux
Enfin, en vue de la présentation dans un salon de design, un panorama a été réalisé à propos de l'Asie: ce "paysage" dépeint de petits temples ou stupas dans la végétation de Birmanie.
L'ensemble des toiles de cet été parait plus éclectique que précédemment: il passe de la religion et de la mythologie à un symbolisme plus humain et enfin à des aspects plus scientifiques ou mécanistes.
Mais il s'agit là d'un nouveau symbolisme qui pose la question de la relation de l'homme dans un univers futuriste.
L'été se termine, les toiles seront décrochées et roulées pour rejoindre celles des années précédentes, alors que de nouvelles phases de travail se profilent ainsi que d'éventuels déplacements.
R.Dumoux
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Suivant le rythme des saisons, tous les ans de Juin à Septembre, sont réalisées une quinzaine, au moins, de toiles de dimensions moyennes (1 m 50 x 2 ou 1m 50 x 2 m 50) verticalement ou horizontalement.
De tendances très figuratives, ces toiles sont inspirées de diverses notes et dessins et développent une iconographie variée.
Principalement tirés de la figuration historique, les thèmes abordés se sont diversifiés peu à peu .
Pour cette année 2006, une série de toiles sur le cirque est apparue: c'est alors le monde des clowns, des jongleurs et acrobates ou bien le travail des animaux sur la piste, avec par exemple une écuyère. Plusieurs autres projets sur ce thème sont en cours.
Le cirque - 2 toiles a tempera - 150 cm x 200 cm -
R.DumouxComme chaque année, un certain nombre de toiles mythologiques sont traitées:
-Pyrham et Thisbé. D'après Ovide il s'agit d'un drame antique aux accents romantiques:
. Pirame et Thisbé étaient deux amants de Babylone. On s'opposait à leur union. Cependant un jour, il se donnèrent un rendez-vous secret. Thisbé arriva la première et fut surprise par une lionne; elle s'enfuit mais perd son voile que l'animal tacha de sang. Pirame arrivant au rendez-vous, trouve le voile et pense que Thisbé a été dévorée. De désespoir, alors, il se perce de son épée.
Thisbé revenant sur les lieux découvre le corps de son amant et à son tour, désespérée, se tue. Une célèbre toile de Poussin met en scène ce spectacle tragique dans une nature grandiose et parsemée de ruines.
-Enlèvement d'Europe et embarquement.
-Psyché.
Plusieurs autres toiles sont plus symboliques:
-Pastorale.
-Voilier et musicien à terre.
-Offrandes de fleurs.
-Cueillette.
-Plaisir et Chagrin.
C'est Amour et Peine: une figure féminine tient d'une main des flèches d'or et un coeur, alors que de l'autre main elle distribue des écus. Elle entoure de son bras, l'homme, qui d'une main tient un roseau et de l'autre un rameau épineux, alors que l'un de ses pieds repose sur du foin et l'autre sur un tabouret en or.
-Une toile est relative à la vie des Saints: Sainte Solange devant sa hutte.
Deux toiles au moins se rapportent à l'étude, à la science ou à la science fiction.
Il s'agit de conceptions à la manière de mécaniques.
-La main de fer: il s'agit de prothèses, de réductions des luxations ou fractures.
Deux personnages subissent des corrections de la part de savants: ces patients sont contenus dans des structures métalliques dorées, vissés ou reliés par des fils conducteurs à cette structure. Ils prennent l'aspect de divinités tutélaires, l'homme faisant penser à quelque profil de sarcophage. Cette toile célèbre la reconstitution du corps, le sauvetage par rapport à la mort inéluctable. C'est le parfum de l'antique Egypte.
-la Métoposcopie: un savant est occupé à prendre des mesures, à faire des observations sur des têtes sculptées. Têtes d'expressions de Lebrun ou de Messerschmidt, mais aussi portraits d'empereurs antiques ou figures littéraires des 18 et 19 ème siècle.
-enfin, la littérature et les livres organisent une animation dans l'espace d'une bibliothèque.
Toutes ces toiles (de 1m 50 x 2m ou 2 mx 50) sont réalisées a tempéra à l'oeuf. Cette toile pourra faire l'objet d'une expositionn prochaine à Paris.
La littérature et les livrestempera sur toile - 150 cm x 200 cm - R.Dumoux
Enfin, en vue de la présentation dans un salon de design, un panorama a été réalisé à propos de l'Asie: ce "paysage" dépeint de petits temples ou stupas dans la végétation de Birmanie.
L'ensemble des toiles de cet été parait plus éclectique que précédemment: il passe de la religion et de la mythologie à un symbolisme plus humain et enfin à des aspects plus scientifiques ou mécanistes.
Mais il s'agit là d'un nouveau symbolisme qui pose la question de la relation de l'homme dans un univers futuriste.
L'été se termine, les toiles seront décrochées et roulées pour rejoindre celles des années précédentes, alors que de nouvelles phases de travail se profilent ainsi que d'éventuels déplacements.
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Travail en cours
Le 18 ème siècle. L'exotisme. Toile de 5 m x 3 extraite du Pictorama.
Le 18ème siècle - l'Exotisme - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres
Il s'agit du développement de l'idée de Nature, de lointain et d'Exotisme au temps des Lumières.
L'intérêt pour le paysage au 18 ème siècle est aussi une introduction au Romantisme et montre le grand chantier de la Nature, et l'homme, élément naturel, intégré à la nature.
L'exotisme, (le paysage exotique) est une notion dominante à cette époque.
Ainsi on se prend à évoquer les lointains voyages, les navires, les huttes primitives, les nattes et paniers de bambou, les palmiers et les ruines envahies par la végétation. On imagine aussi les oiseaux exotiques, les chèvres, les couchers de soleil et la féerie colorée des nuages.
On pense et on rêve aux écrivains et aux personnages illustres qu'ils ont créés. L'Ermitage de Rousseau, Paul et Virginie de Bernardin de St Pierre stimulent une vision déroutante d'exotisme à laquelle on aspire.
Cette énumération situe tout à fait l'atmosphère de la couleur exotique au 18 ème siècle. Tous les éléments sont présents. Pour composer il a fallu les dessiner, effectuer un choix, les agrandir et les mettre en place en privilégiant certains aspects majeurs.
Pour ce panorama, le paysage fut situé au bord de mer avec un navire, une ile lointaine avec un coucher de soleil nuageux et très coloré.
-A droite du tableau, un paysage de ruines classiques et des colonnes renversées par des racines tortueuses dont le premier plan déborde jusqu'à nous et précipite la chute des ruines. Le corps de l'arbre tortueux est expressif des ruines dévorées de végétation avec du lierre courant ici ou là. Il y a là une étude, une observation d'éléments et de détails symbolisant la menace de la Nature sur le construction de l'homme.
-A gauche, une hutte est construite sous les palmiers à l'aide de branches et de larges feuilles. Un personnage s'y est abrité. Assis, il ressemble à un roi sur son trône ou bien à un ancêtre antique.
La Nature est très présente: cette figure ancestrale est entourée d'oiseaux domestiques, d'oiseaux des îles aux vives couleurs et de deux chèvres .
C'est le roi de l'île accueillant Paul et Virginie enlacés qui viennent de débarquer.
-Enfin le groupe central représente une femme de couleur et son enfant avec à leurs pieds un panier de fruits: ils sont les témoins de cette harmonie de la vie dans la nature vierge.
Ce groupe constitue un idéal de vie, loin de la civilisation qui peut corrompre et à l'écart des querelles et superstitions religieuses qui ont cours.
Cependant ,ces 2 figures idéales semblent déjà menacées par la présence, à l'arrière plan, des océans et du bateau qui peut les embarquer vers une civilisation cupide et peu scrupuleuse quand au respect de la personne.
Dans cette toile triomphent la nature sauvage, le paysage, l'eau, la lumière du soleil dans les nuages alors que l'élément de construction humaine et historique se trouve menacé.
C'est déjà l'idéal romantique représenté par le couple de Paul et Virginie dans ce jardin d'Eden.
R.Dumoux
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Le 18ème siècle - l'Exotisme - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètresL'intérêt pour le paysage au 18 ème siècle est aussi une introduction au Romantisme et montre le grand chantier de la Nature, et l'homme, élément naturel, intégré à la nature.
L'exotisme, (le paysage exotique) est une notion dominante à cette époque.
Ainsi on se prend à évoquer les lointains voyages, les navires, les huttes primitives, les nattes et paniers de bambou, les palmiers et les ruines envahies par la végétation. On imagine aussi les oiseaux exotiques, les chèvres, les couchers de soleil et la féerie colorée des nuages.
On pense et on rêve aux écrivains et aux personnages illustres qu'ils ont créés. L'Ermitage de Rousseau, Paul et Virginie de Bernardin de St Pierre stimulent une vision déroutante d'exotisme à laquelle on aspire.
Cette énumération situe tout à fait l'atmosphère de la couleur exotique au 18 ème siècle. Tous les éléments sont présents. Pour composer il a fallu les dessiner, effectuer un choix, les agrandir et les mettre en place en privilégiant certains aspects majeurs.
Pour ce panorama, le paysage fut situé au bord de mer avec un navire, une ile lointaine avec un coucher de soleil nuageux et très coloré.
-A droite du tableau, un paysage de ruines classiques et des colonnes renversées par des racines tortueuses dont le premier plan déborde jusqu'à nous et précipite la chute des ruines. Le corps de l'arbre tortueux est expressif des ruines dévorées de végétation avec du lierre courant ici ou là. Il y a là une étude, une observation d'éléments et de détails symbolisant la menace de la Nature sur le construction de l'homme.
-A gauche, une hutte est construite sous les palmiers à l'aide de branches et de larges feuilles. Un personnage s'y est abrité. Assis, il ressemble à un roi sur son trône ou bien à un ancêtre antique.
La Nature est très présente: cette figure ancestrale est entourée d'oiseaux domestiques, d'oiseaux des îles aux vives couleurs et de deux chèvres .
C'est le roi de l'île accueillant Paul et Virginie enlacés qui viennent de débarquer.
-Enfin le groupe central représente une femme de couleur et son enfant avec à leurs pieds un panier de fruits: ils sont les témoins de cette harmonie de la vie dans la nature vierge.
Ce groupe constitue un idéal de vie, loin de la civilisation qui peut corrompre et à l'écart des querelles et superstitions religieuses qui ont cours.
Cependant ,ces 2 figures idéales semblent déjà menacées par la présence, à l'arrière plan, des océans et du bateau qui peut les embarquer vers une civilisation cupide et peu scrupuleuse quand au respect de la personne.
Dans cette toile triomphent la nature sauvage, le paysage, l'eau, la lumière du soleil dans les nuages alors que l'élément de construction humaine et historique se trouve menacé.
C'est déjà l'idéal romantique représenté par le couple de Paul et Virginie dans ce jardin d'Eden.
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Toiles monumentales
"Espace 2 " est une toile de 5 mx 3 extraite du Pictorama. (Ensemble monumental constitué de 30 tableaux de 5 mx 3)
Cette toile a été réalisée en 2004. C'est un voyage dans l'Espace et dans le Temps.
Toile "Espace 2 " (détail)
Deux astronautes, dans leur capsule, voguent dans l'espace et débarquent sur une planète où ils découvrent, d'une part le règne des dinosaures et d'autre part un univers déjà plus proche de l'homme, celui des grands singes et des singes arboricoles.
La composition s'organise autour de la forme hexagonale de la cabine spatiale, dans laquelle évoluent les deux astronautes. Ils semblent atterrir sur un terrain prévu à cet effet, mais muni d'un hublot qui permet de voir l'espace et en particulier Saturne. La capsule elle-même est composée d'éléments tubulaires, de compteurs, de fils conducteurs qui se relient au corps des astronautes ; ces derniers sont d'ailleurs munis d'appareils déambulatoires facilitant leur démarche.
Le coloris de cet ensemble est contrasté et fait de couleurs saturées et primaires.
De part et d'autre, c'est la Nature primitive des temps les plus reculés:
- à gauche sur un fond de volcan en éruption, l'archéoptérix dont on a découvert en Chine assez récemment un fossile. Plus bas et dominant l'image un dinosaure et son petit semblent s'enfuir devant le péril du volcan. Le coloris est d'une dominante verdâtre et ocre ou brun. Un intérêt particulier est accordé à la végétation. Enfin, en bas de la toile on remarque un dragon mythique, issu des modèles de la Renaissance.
- à droite du tableau dans l'enchevêtrement de la forêt et des lianes apparait la stature imposante d'un grand singe, un gorille. Derrière lui, dans les branches escaladent deux singes arboricoles dont l'apparence et les mouvements sont proches de l'homme. Cependant qu'au sol on voit un lémurien, mammifère primate.
En bas de la toile, une sorte de plante carnivore issue aussi des planches du 16 ème siècle: la mandragore.
En bas de la toile , dragon et mandragore sont comme les supports du tableau et détournent le spectateur d'une vision uniquement scientifique de cette toile, pour le conduire à une réflexion philosophique, universelle.
Ce tableau représente un voyage dans l'espace, mais il est aussi un voyage dans le temps: l'homme en voyageant dans l'espace, remonte le temps pour rencontrer le monde vivant à ses débuts.
L'homme va boucler la boucle et avec sa science supérieurement avancée il retrouve les aspects les plus primitifs du monde et les ancêtres de l'Humanité.
R.Dumoux
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Cette toile a été réalisée en 2004. C'est un voyage dans l'Espace et dans le Temps.
Toile "Espace 2 " (détail)Deux astronautes, dans leur capsule, voguent dans l'espace et débarquent sur une planète où ils découvrent, d'une part le règne des dinosaures et d'autre part un univers déjà plus proche de l'homme, celui des grands singes et des singes arboricoles.
La composition s'organise autour de la forme hexagonale de la cabine spatiale, dans laquelle évoluent les deux astronautes. Ils semblent atterrir sur un terrain prévu à cet effet, mais muni d'un hublot qui permet de voir l'espace et en particulier Saturne. La capsule elle-même est composée d'éléments tubulaires, de compteurs, de fils conducteurs qui se relient au corps des astronautes ; ces derniers sont d'ailleurs munis d'appareils déambulatoires facilitant leur démarche.
Le coloris de cet ensemble est contrasté et fait de couleurs saturées et primaires.
De part et d'autre, c'est la Nature primitive des temps les plus reculés:
- à gauche sur un fond de volcan en éruption, l'archéoptérix dont on a découvert en Chine assez récemment un fossile. Plus bas et dominant l'image un dinosaure et son petit semblent s'enfuir devant le péril du volcan. Le coloris est d'une dominante verdâtre et ocre ou brun. Un intérêt particulier est accordé à la végétation. Enfin, en bas de la toile on remarque un dragon mythique, issu des modèles de la Renaissance.
- à droite du tableau dans l'enchevêtrement de la forêt et des lianes apparait la stature imposante d'un grand singe, un gorille. Derrière lui, dans les branches escaladent deux singes arboricoles dont l'apparence et les mouvements sont proches de l'homme. Cependant qu'au sol on voit un lémurien, mammifère primate.
En bas de la toile, une sorte de plante carnivore issue aussi des planches du 16 ème siècle: la mandragore.
En bas de la toile , dragon et mandragore sont comme les supports du tableau et détournent le spectateur d'une vision uniquement scientifique de cette toile, pour le conduire à une réflexion philosophique, universelle.
Ce tableau représente un voyage dans l'espace, mais il est aussi un voyage dans le temps: l'homme en voyageant dans l'espace, remonte le temps pour rencontrer le monde vivant à ses débuts.
L'homme va boucler la boucle et avec sa science supérieurement avancée il retrouve les aspects les plus primitifs du monde et les ancêtres de l'Humanité.
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Le siècle des Lumières. Toile de 5 m x 3.
(maquette de composition pour la toile de 5 m x 3 m.)
La recherche pour ce tableau s'est orientée selon deux grands axes:
-d'une part, l'étude, la science, la philosophie.
-d'autre part , la nature, le plaisir, la sensibilité et l'art.
L'élément central, dénominateur commun, symbole du Siècle des Lumières, c'est l'effigie représentative de la connaissance sous toutes ses formes: il s'agit du personnage du Colporteur.
Sous l'ancien régime, le colportage permet au peuple de lire en petites assemblées et à voix haute, des almanachs et des romans imprimés de la Bibliothèque Bleue. (les esprits plus éclairés consultent des ouvrages reliés de cuir, dans les bibliothèques.)
La figure imposante du colporteur devint déterminante pour la composition: il se présente recouvert, caparaçonné de documents et journaux. C'est un marchand itinérant qui vend non seulement des objets (miroirs chapelets) mais aussi des écrits, livres, images, calendriers, cartes géographiques.
Tous ces éléments vont ainsi être utilisés dans la figuration en grande dimension du colporteur.
Derrière cette silhouette imposante se profile un temple. Il ne s'agit pas d'un temple antique : cet édicule évoque le Temple de la Raison, construction révolutionnaire vouée au culte de la Déesse Raison.
De part et d'autre de ce personnage hors du commun :
-à droite une bibliothèque avec des savants et et philosophes, Voltaire, Rousseau etc. On voit aussi une table de travail garnie de livres tandis qu'un personnage debout présente une carte de navigation maritime qui le prélude au voyage et à l'exotisme.
- à gauche, c'est le spectacle de la nature. On imagine les plaisirs dans la nature accueillante et généreuse. Au loin un parc ombragé et ses statues. Un "déjeuner sur l'herbe" est installé au 1er plan. Un instrument de musique est au tout 1er plan cependant que du côté opposé un enfant semble jouer avec deux chiens.
Cette composition est mise en place, sous forme de maquette, avec précision, puis travaillée à l'aquarelle. Elle sera agrandie au carreau sur la toile de 5 mx 3. Puis l'exécution a tempéra suivra selon ses étapes particulières:
- ébauche colorée de l'ensemble , -1 er passage de la couleur pour saturer le coloris, -2 ème passage de la couleur pour accentuer les contrastes,- travail du pinceau au trait pour rendre les lumières et les accents ou les précisions du dessin.
Ce tableau sur le siècle de Lumières montre l'élargissement des connaissances de la physique, de la chimie, de la biologie, ou de la géographie mais il apporte un air, une couleur, celle de la nature et du paysage mais aussi celle des sensations individuelles de l'homme et de ses désirs.
La couleur libérée est un élément dominant avec ses transparences, ses lumières et reflets. La légèreté de Watteau, de Fragonard, c'est le souffle du siècle des Lumières.
R.Dumoux
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(maquette de composition pour la toile de 5 m x 3 m.)-d'une part, l'étude, la science, la philosophie.
-d'autre part , la nature, le plaisir, la sensibilité et l'art.
L'élément central, dénominateur commun, symbole du Siècle des Lumières, c'est l'effigie représentative de la connaissance sous toutes ses formes: il s'agit du personnage du Colporteur.
Sous l'ancien régime, le colportage permet au peuple de lire en petites assemblées et à voix haute, des almanachs et des romans imprimés de la Bibliothèque Bleue. (les esprits plus éclairés consultent des ouvrages reliés de cuir, dans les bibliothèques.)
La figure imposante du colporteur devint déterminante pour la composition: il se présente recouvert, caparaçonné de documents et journaux. C'est un marchand itinérant qui vend non seulement des objets (miroirs chapelets) mais aussi des écrits, livres, images, calendriers, cartes géographiques.
Tous ces éléments vont ainsi être utilisés dans la figuration en grande dimension du colporteur.
Derrière cette silhouette imposante se profile un temple. Il ne s'agit pas d'un temple antique : cet édicule évoque le Temple de la Raison, construction révolutionnaire vouée au culte de la Déesse Raison.
De part et d'autre de ce personnage hors du commun :
-à droite une bibliothèque avec des savants et et philosophes, Voltaire, Rousseau etc. On voit aussi une table de travail garnie de livres tandis qu'un personnage debout présente une carte de navigation maritime qui le prélude au voyage et à l'exotisme.
- à gauche, c'est le spectacle de la nature. On imagine les plaisirs dans la nature accueillante et généreuse. Au loin un parc ombragé et ses statues. Un "déjeuner sur l'herbe" est installé au 1er plan. Un instrument de musique est au tout 1er plan cependant que du côté opposé un enfant semble jouer avec deux chiens.
Cette composition est mise en place, sous forme de maquette, avec précision, puis travaillée à l'aquarelle. Elle sera agrandie au carreau sur la toile de 5 mx 3. Puis l'exécution a tempéra suivra selon ses étapes particulières:
- ébauche colorée de l'ensemble , -1 er passage de la couleur pour saturer le coloris, -2 ème passage de la couleur pour accentuer les contrastes,- travail du pinceau au trait pour rendre les lumières et les accents ou les précisions du dessin.
Ce tableau sur le siècle de Lumières montre l'élargissement des connaissances de la physique, de la chimie, de la biologie, ou de la géographie mais il apporte un air, une couleur, celle de la nature et du paysage mais aussi celle des sensations individuelles de l'homme et de ses désirs.
La couleur libérée est un élément dominant avec ses transparences, ses lumières et reflets. La légèreté de Watteau, de Fragonard, c'est le souffle du siècle des Lumières.
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18 ème siècle. Toile de 5 mètres x 3 mètres .
(détail de la toile)
Dans un article précédent il était question des collections, des curiosités, des connaissances encyclopédiques.
L'encyclopédie du savoir est une caractéristique du 18 ème siècle qui est aussi nommé le siècle des Lumières.
Avant d' aborder la recherche de composition, il y eut un certain nombre de lectures à la fois historiques, anecdotiques et aussi relatives à la pensée et à la philosophie du moment. Egalement, l'observation d' illustrations diverses, de gravures populaires ou des planches de l'Encyclopédie ont situé un climat et permis de retenir des aspects majeurs, dessinant ainsi les grandes lignes d'une composition.
Le 18 ème, c'est le règne des idées...les idées de philosophes.
Citons: Fontenelle, mécaniste, Voltaire, Diderot, matérialiste, Buffon, naturaliste,d'Alembert, géomètre, Montesquieu, juriste ou La Mettrie, médecin.
"Les Lumières", c'est une attitude d'esprit: on recherche dans l'investigation scientifique, des explications nouvelles, qui étaient jusque là obscurcies par des préjugés. Il s'agit d'une nouvelle intelligence, un éclairage nouveau dont le moteur n'est plus la Foi mais la Raison.
La philosophie de Lumières postule pour des thèmes universels, innés:
-la Nature.
-le Progrès.
-le Bonheur.
-la Liberté.
C'est la ruine des dogmes de la Métaphysique: l'homme n'est plus une créature théologique. Maintenant on cherche la Vérité dans le monde physique et pratique. On pense généralement que tous les arguments religieux sont des entraves à la connaissance et des fauteurs de troubles.
La Vérité va s'éclairer des démonstrations de la Raison, mais elle va procéder aussi des lumières intérieures qui sont: l'instinct, la sensibilité, le coeur. Voltaire, Rousseau, Diderot vont accorder une grande valeur au sentiment pour appréhender la réalité.
On va invoquer la Nature, le Bonheur, le Progrès.
Un Esprit scientifique va naître à partir de l'empirisme expérimental de Newton et de Locke : la Science va découvrir des horizons immenses.
-L'Homme surtout fut le sujet principal de l'étude expérimentale. Apparaissent la médecine, la physiologie, l'étude des caractères avec Lavater..
-L'idée du Bonheur est une attitude d'esprit et la négation d'idées traditionnelles chrétiennes comme celles de la purification par l'épreuve, la souffrance. On pose le redoutable problème du Bonheur sur terre.
Pour le bonheur, la théorie du Contrat Social exprime le fait que les hommes s'entendent pour former un corps civil ou société.
Montesquieu, Rousseau croient en une sympathie innée. Les hommes coopèrent naturellement. De même pour Bernardin de Saint Pierre cette sympathie de la nature est la finalité.
Mais d'autres au contraire tels Condillac, Voltaire, Helvétius, pensent que cette coopération n'est qu'une série d'exploitations fondées sur l'égoïsme de chacun.
-Enfin l'idée de Progrès fait que l'on dénonce l'ignorance liées aux croyances. Pour cela on recherche la diffusion des idées philosophiques pour surmonter l'obstacle que constitue l'église catholique qui parait avoir une fonction obscurantiste. L'église est l'ennemie à combattre sur cette voie du progrès.
Un aspect de cette conquête du progrès est l'Encyclopédie.
Plus complète que le dictionnaire de Bayle, l'Encyclopédie, commencée en 1750 fait le point sur le savoir au milieu du siècle.
Diderot, d'Alembert, Rousseau, Montesquieu, Voltaire, Turgot y écrivent. Leur propos est exaltant: montrer la maîtrise de l'homme sur l' univers... au lieu de rechercher une vérité dans la bible. Le Bonheur de l'homme est entre ses mains , s'il est libéré des superstitions qui gênait son progrès. Evidemment, l'église va attaquer l'Encyclopédie mais cela ne fait qu'accroître son intérêt. Le but de l'Encyclopédie est de tout remuer, tout examiner sans exception.
Le 18 ème siècle c'est la démarche scientifique mais c'est aussi l'ère du sentiment.
Le sentiment est cette connaissance intuitive qui vient des profondeurs de l'être.
Le sentiment aura un rôle essentiel dans la connaissance du monde, de l'homme et de la nature.
Le sentiment a une autre dimension: la sensation. Ce sera l'esprit des Fêtes Galantes. Cette notion des sens et de sympathie est présente chez Locke, Condillac et Hume: c'est le sensualisme.
C'est l'importance de l'émotion, du pathétique, du sourire et des larmes. C'est la mutabilité de l'être , le rapport à la vie, la cénesthésie, la synesthésie, le spleen.
Un abîme va s'ouvrir avec des aspects sombres mais fascinants: Laclos, Rétif, Sade.
C'est encore l'inquiétude devant la Nature ( la montagne est le lieu d'exaltation), dans la nature refuge, avec la triomphe des idées de Rousseau, dans l'Emile et la Nouvelle Héloïse: vivre dans la nature loin des compromissions de la ville. Il faudrait parler de Burke et des paysages de Carus.
Il faut aussi souligner le rôle de la Révolution française, de Napoléon et des idéaux héroïques.
Cette période voit aussi la mise en place du triomphe de l'Art proclamé par le Romantisme et l'esthétique de Winckelman. On recherche le beau idéal, les formes parfaites reprise d'idées anciennes. Au 18 ème l'admiration va à la peinture d'histoire. Mais on s'émerveille aussi des objets de la vie: Chardin triomphe.
L' ouvrage de Jean Starobinski , "L'invention de la Liberté." situe bien l'esprit du 18 ème siècle.
Il parle de la Fête iconoclaste, de l'art théâtral, de la recherche du pittoresque, des fabriques et des ruines, du pittoresque de la tempête ou de la violence qui invente des sites imaginaires comme dans le cas du peintre Cozens, tachiste qui retrouve les secrets des paysages orientaux.
Starobinski parle aussi des menus plaisirs et des plaisirs noirs, de la terreur, des spectacles funèbres ou des exécutions capitales. Il cite aussi Burke et la notion de Sublime.
L'Art présente la réalité d'un point de vue esthétique. La Réalité devient esthétique. Avec le dandysme la vie devient oeuvre d'art.
Toutes ces références sont complexes mais elles situent le Siècle des Lumières tourné vers la Science et le Progrès mais aussi vers la Liberté de l'individu et son épanouissement tant physique que psychique. De plus les grandes figures du siècle y sont évoquées.
Toute cette réflexion a permis de constituer un répertoire de pensées et d'images et de déterminer des éléments majeurs pour la création de cette toile, relatant des aspects dominants du siècle des Lumières.
Dans le prochain article, je commenterai le déroulement proprement dit de la genèse de l'oeuvre.
R.DUMOUX
www.viapictura.com
(détail de la toile)L'encyclopédie du savoir est une caractéristique du 18 ème siècle qui est aussi nommé le siècle des Lumières.
Avant d' aborder la recherche de composition, il y eut un certain nombre de lectures à la fois historiques, anecdotiques et aussi relatives à la pensée et à la philosophie du moment. Egalement, l'observation d' illustrations diverses, de gravures populaires ou des planches de l'Encyclopédie ont situé un climat et permis de retenir des aspects majeurs, dessinant ainsi les grandes lignes d'une composition.
Le 18 ème, c'est le règne des idées...les idées de philosophes.
Citons: Fontenelle, mécaniste, Voltaire, Diderot, matérialiste, Buffon, naturaliste,d'Alembert, géomètre, Montesquieu, juriste ou La Mettrie, médecin.
"Les Lumières", c'est une attitude d'esprit: on recherche dans l'investigation scientifique, des explications nouvelles, qui étaient jusque là obscurcies par des préjugés. Il s'agit d'une nouvelle intelligence, un éclairage nouveau dont le moteur n'est plus la Foi mais la Raison.
La philosophie de Lumières postule pour des thèmes universels, innés:
-la Nature.
-le Progrès.
-le Bonheur.
-la Liberté.
C'est la ruine des dogmes de la Métaphysique: l'homme n'est plus une créature théologique. Maintenant on cherche la Vérité dans le monde physique et pratique. On pense généralement que tous les arguments religieux sont des entraves à la connaissance et des fauteurs de troubles.
La Vérité va s'éclairer des démonstrations de la Raison, mais elle va procéder aussi des lumières intérieures qui sont: l'instinct, la sensibilité, le coeur. Voltaire, Rousseau, Diderot vont accorder une grande valeur au sentiment pour appréhender la réalité.
On va invoquer la Nature, le Bonheur, le Progrès.
Un Esprit scientifique va naître à partir de l'empirisme expérimental de Newton et de Locke : la Science va découvrir des horizons immenses.
-L'Homme surtout fut le sujet principal de l'étude expérimentale. Apparaissent la médecine, la physiologie, l'étude des caractères avec Lavater..
-L'idée du Bonheur est une attitude d'esprit et la négation d'idées traditionnelles chrétiennes comme celles de la purification par l'épreuve, la souffrance. On pose le redoutable problème du Bonheur sur terre.
Pour le bonheur, la théorie du Contrat Social exprime le fait que les hommes s'entendent pour former un corps civil ou société.
Montesquieu, Rousseau croient en une sympathie innée. Les hommes coopèrent naturellement. De même pour Bernardin de Saint Pierre cette sympathie de la nature est la finalité.
Mais d'autres au contraire tels Condillac, Voltaire, Helvétius, pensent que cette coopération n'est qu'une série d'exploitations fondées sur l'égoïsme de chacun.
-Enfin l'idée de Progrès fait que l'on dénonce l'ignorance liées aux croyances. Pour cela on recherche la diffusion des idées philosophiques pour surmonter l'obstacle que constitue l'église catholique qui parait avoir une fonction obscurantiste. L'église est l'ennemie à combattre sur cette voie du progrès.
Un aspect de cette conquête du progrès est l'Encyclopédie.
Plus complète que le dictionnaire de Bayle, l'Encyclopédie, commencée en 1750 fait le point sur le savoir au milieu du siècle.
Diderot, d'Alembert, Rousseau, Montesquieu, Voltaire, Turgot y écrivent. Leur propos est exaltant: montrer la maîtrise de l'homme sur l' univers... au lieu de rechercher une vérité dans la bible. Le Bonheur de l'homme est entre ses mains , s'il est libéré des superstitions qui gênait son progrès. Evidemment, l'église va attaquer l'Encyclopédie mais cela ne fait qu'accroître son intérêt. Le but de l'Encyclopédie est de tout remuer, tout examiner sans exception.
Le 18 ème siècle c'est la démarche scientifique mais c'est aussi l'ère du sentiment.
Le sentiment est cette connaissance intuitive qui vient des profondeurs de l'être.
Le sentiment aura un rôle essentiel dans la connaissance du monde, de l'homme et de la nature.
Le sentiment a une autre dimension: la sensation. Ce sera l'esprit des Fêtes Galantes. Cette notion des sens et de sympathie est présente chez Locke, Condillac et Hume: c'est le sensualisme.
C'est l'importance de l'émotion, du pathétique, du sourire et des larmes. C'est la mutabilité de l'être , le rapport à la vie, la cénesthésie, la synesthésie, le spleen.
Un abîme va s'ouvrir avec des aspects sombres mais fascinants: Laclos, Rétif, Sade.
C'est encore l'inquiétude devant la Nature ( la montagne est le lieu d'exaltation), dans la nature refuge, avec la triomphe des idées de Rousseau, dans l'Emile et la Nouvelle Héloïse: vivre dans la nature loin des compromissions de la ville. Il faudrait parler de Burke et des paysages de Carus.
Il faut aussi souligner le rôle de la Révolution française, de Napoléon et des idéaux héroïques.
Cette période voit aussi la mise en place du triomphe de l'Art proclamé par le Romantisme et l'esthétique de Winckelman. On recherche le beau idéal, les formes parfaites reprise d'idées anciennes. Au 18 ème l'admiration va à la peinture d'histoire. Mais on s'émerveille aussi des objets de la vie: Chardin triomphe.
L' ouvrage de Jean Starobinski , "L'invention de la Liberté." situe bien l'esprit du 18 ème siècle.
Il parle de la Fête iconoclaste, de l'art théâtral, de la recherche du pittoresque, des fabriques et des ruines, du pittoresque de la tempête ou de la violence qui invente des sites imaginaires comme dans le cas du peintre Cozens, tachiste qui retrouve les secrets des paysages orientaux.
Starobinski parle aussi des menus plaisirs et des plaisirs noirs, de la terreur, des spectacles funèbres ou des exécutions capitales. Il cite aussi Burke et la notion de Sublime.
L'Art présente la réalité d'un point de vue esthétique. La Réalité devient esthétique. Avec le dandysme la vie devient oeuvre d'art.
Toutes ces références sont complexes mais elles situent le Siècle des Lumières tourné vers la Science et le Progrès mais aussi vers la Liberté de l'individu et son épanouissement tant physique que psychique. De plus les grandes figures du siècle y sont évoquées.
Toute cette réflexion a permis de constituer un répertoire de pensées et d'images et de déterminer des éléments majeurs pour la création de cette toile, relatant des aspects dominants du siècle des Lumières.
Dans le prochain article, je commenterai le déroulement proprement dit de la genèse de l'oeuvre.
R.DUMOUX
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par dumoux
publié dans :
Toiles monumentales