La grande Catastrophe : Le Déluge.
"Le Déluge" (détail) - Tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux
Toile de 5 mx 3 extraite du Pictorama (ensemble monumental peint composé de 30 toiles a tempéra de 5 m)
Les accidents locaux qui agressent l'homme peuvent être d'une toute autre ampleur: la fureur des éléments déchaîne alors des cataclysmes d'apocalypse à l'échelle de la planète.
C'est la fin du monde ou bien le Déluge: tout est entraîné dans une spirale infernale où rien ne résiste. Cela peut être considéré comme un mythe mais en réalité les moyens dont dispose l'homme maintenant permettent de craindre de telles destructions.
La pollution, le problème de la couche d'ozone, la fonte de la glace du pôle qui permet maintenant à un bateau de remonter de la Norvège au pôle, la probable montée des eaux : ce sont autant de phénomènes annonciateurs de catastrophes irréversibles pour la planète.
Pour la recherche d'une composition, un certain nombre d'images se sont imposées: les séismes de la terre, les éruptions volcaniques, les crues du Tigre et de l'Euphrate, la chute de météorites, l'énorme vague d'un tsunami, ou la peinture d'Hokusaï représentant une vague gigantesque ou encore le dessin de Léonard de Vinci évoquant une vague et ses circonvolutions..
Ainsi, ce répertoire imagé et dramatique a permis de dessiner un grand mouvement de spirales tourbillonnantes.
- Un météorite vient de pénétrer l'atmosphère à grande vitesse; sa surface est incandescente à cause de la grande vitesse de chute. L'impact au sol va creuser un cratère et éclabousser de métaux, roches et feu tout l'environnement. Cela provoque aussi un séisme, un raz de marée gigantesque qui détruit tout sur son passage.
- Ainsi dans cette tourmente de vagues énormes, sont emportées des autos, une église dont la coupole est détachée de son clocher.
- Sur terre, à droite, des maisons et leurs habitants vont être submergés. Cependant à gauche du tableau, un homme est agrippé à une porte qui flotte à la surface des flots.
- Enfin au centre, comme en filigrane, deux grandes tours sont menacées et vont s'effondrer.
Cette image de destruction totale peut symboliser les grandes catastrophes récentes qu'il s'agisse du tsunami ou bien des 2 tours du World Trade Center écroulées le 11 septembre 2001 à New York faisant des milliers de morts..
La couleur tente de suggérer les éléments tels que l'eau et le feu. La dominante colorée repose sur une dominante de bleu où contrastent les orangés et rouge du feu. C'est l'apocalypse .
Dans les oeuvres du passé il faut aller voir les miniatures du Pentateuque d'Ashburnham qui sont de larges tableaux colorés et dynamiques qui occupent toute la surface de la page. (Ce volume a été écrit au début du 7 ème siècle, peut être en Afrique et il fut complété à Tours au 9 éme siècle.) Ces tableaux dépeignent cette grande frayeur de l'humanité devant la menace d'anéantissement.
De même les enluminures illustres de l'Apocalypse de St Sever sont à remarquer. Il s'agit de l'Apocalypse de Béatus moine de Liebana écrite et peinte en 786 puis copiées à St Sever au 11 ème siècle. Ces oeuvres sont inspiratrices, suggestives, de par l'animation vivante des personnages, par l'éclat du coloris ou les détails précis.
Pour la composition de cette toile des éléments très divers sont intervenus: des documents réalistes ou photos d'actualité ou bien les grandes oeuvres du passé qui ont permis de retrouver un langage plus universel et qui permettent de sublimer.
R.Dumoux
www.viapictura.com
"Le Déluge" (détail) - Tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. DumouxToile de 5 mx 3 extraite du Pictorama (ensemble monumental peint composé de 30 toiles a tempéra de 5 m)
Les accidents locaux qui agressent l'homme peuvent être d'une toute autre ampleur: la fureur des éléments déchaîne alors des cataclysmes d'apocalypse à l'échelle de la planète.
C'est la fin du monde ou bien le Déluge: tout est entraîné dans une spirale infernale où rien ne résiste. Cela peut être considéré comme un mythe mais en réalité les moyens dont dispose l'homme maintenant permettent de craindre de telles destructions.
La pollution, le problème de la couche d'ozone, la fonte de la glace du pôle qui permet maintenant à un bateau de remonter de la Norvège au pôle, la probable montée des eaux : ce sont autant de phénomènes annonciateurs de catastrophes irréversibles pour la planète.
Pour la recherche d'une composition, un certain nombre d'images se sont imposées: les séismes de la terre, les éruptions volcaniques, les crues du Tigre et de l'Euphrate, la chute de météorites, l'énorme vague d'un tsunami, ou la peinture d'Hokusaï représentant une vague gigantesque ou encore le dessin de Léonard de Vinci évoquant une vague et ses circonvolutions..
Ainsi, ce répertoire imagé et dramatique a permis de dessiner un grand mouvement de spirales tourbillonnantes.
- Un météorite vient de pénétrer l'atmosphère à grande vitesse; sa surface est incandescente à cause de la grande vitesse de chute. L'impact au sol va creuser un cratère et éclabousser de métaux, roches et feu tout l'environnement. Cela provoque aussi un séisme, un raz de marée gigantesque qui détruit tout sur son passage.
- Ainsi dans cette tourmente de vagues énormes, sont emportées des autos, une église dont la coupole est détachée de son clocher.
- Sur terre, à droite, des maisons et leurs habitants vont être submergés. Cependant à gauche du tableau, un homme est agrippé à une porte qui flotte à la surface des flots.
- Enfin au centre, comme en filigrane, deux grandes tours sont menacées et vont s'effondrer.
Cette image de destruction totale peut symboliser les grandes catastrophes récentes qu'il s'agisse du tsunami ou bien des 2 tours du World Trade Center écroulées le 11 septembre 2001 à New York faisant des milliers de morts..
La couleur tente de suggérer les éléments tels que l'eau et le feu. La dominante colorée repose sur une dominante de bleu où contrastent les orangés et rouge du feu. C'est l'apocalypse .
Dans les oeuvres du passé il faut aller voir les miniatures du Pentateuque d'Ashburnham qui sont de larges tableaux colorés et dynamiques qui occupent toute la surface de la page. (Ce volume a été écrit au début du 7 ème siècle, peut être en Afrique et il fut complété à Tours au 9 éme siècle.) Ces tableaux dépeignent cette grande frayeur de l'humanité devant la menace d'anéantissement.
De même les enluminures illustres de l'Apocalypse de St Sever sont à remarquer. Il s'agit de l'Apocalypse de Béatus moine de Liebana écrite et peinte en 786 puis copiées à St Sever au 11 ème siècle. Ces oeuvres sont inspiratrices, suggestives, de par l'animation vivante des personnages, par l'éclat du coloris ou les détails précis.
Pour la composition de cette toile des éléments très divers sont intervenus: des documents réalistes ou photos d'actualité ou bien les grandes oeuvres du passé qui ont permis de retrouver un langage plus universel et qui permettent de sublimer.
R.Dumoux
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par dumoux
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Toiles monumentales
Le grand Accident. Tempéra sur toile. 500 x 300 cm.
"Le grand accident" maquette de la toile de 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux
Le début du 21 ème siècle est déjà marqué de multiples catastrophes, accidents ou crimes monstrueux.
Une époque matérialiste de croissance et de progrès, engendre des phénomènes de casse et de destructions de plus ou moins grande envergure.
La voiture et ses accidents quotidiens et mortels semble le symbole de ce que l'on peut nommer le" grand accident "qui est une présence de chaque jour.
Pour retracer ces aspects tragiques de l'époque contemporaine, il a été fait appel à diverses photos d'accidents de la route et de dessins de véhicules et mécaniques accidentées.
Ainsi, cette nouvelle toile de 5 m x 3 figurant dans le Pictorama (ensemble monumental peint) met en scène des carcasses de voitures ou des pièces détachées. Des boulons et ressorts roulent au sol.
C'est un paysage de voitures cassées où le fer, les rouages, la tôle tordue, rouillée, coupante et aussi le feu constituent un univers menaçant pour l'homme.
Il ne semblait pas possible de faire une accumulation réaliste de ces éléments métallurgiques ni de montrer des personnages dramatiquement brisés.
On connaît les sculptures de César ou de John Chamberlain. Ou encore les Car-Crash de Warhol ou la Giulietta de B. Lavier .
"Le grand accident" - toile de 5 mètres x 3 mètres en cours de réalisation - R. Dumoux
Dans ce paysage de "casse" automobile, l'élément humain s'est imposé comme devant être plus universel, à l'écart de tout réalisme direct.
Ainsi ce sont des figures historiques ou mythologiques qui ont été introduites.
-En bas de la toile, on reconnaît des figures de compassion, de secours ou de guérison. On peut penser à une piéta, à la montée au calvaire, au Bon Samaritain ou à Tancrède et Herminie.
-Plus à droite, on imagine des silhouettes extraites du Massacre des Innocents.
-Au centre de l'image, il s'agit de Vulcain qui frappe et forge le métal. Il semble sculpter une effigie humaine, sorte de création mécaniste ou cubiste. Vulcain, divinité toute puissante, travaille l'humain sur un autel sacrificiel. Il démantèle la figure ou bien il va tenter de la recomposer, de créer des prothèses à partir de ces éléments mécaniques.
-Dans la partie supérieure de la toile derrière Vulcain, des voitures disloquées, des tôles éparses entourent un bus en flammes, dont on évacue les passagers. C'est un drame et ce sont des enfants que l'on sacrifie sur cet autel du fer et du feu.
-Deux personnages transportent des poutres et préparent ou annoncent une crucifixion qui se profile à l'arrière plan, avec peut être un espoir de sublimation, de résurrection. (la pierre roulée devant la tombeau)
Ce sont tous les maux de la terre qui peuvent être transfigurés et la face de Vulcain se métamorphose en un visage de St Jean.
R.Dumoux
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"Le grand accident" maquette de la toile de 5 mètres x 3 mètres - R. DumouxLe début du 21 ème siècle est déjà marqué de multiples catastrophes, accidents ou crimes monstrueux.
Une époque matérialiste de croissance et de progrès, engendre des phénomènes de casse et de destructions de plus ou moins grande envergure.
La voiture et ses accidents quotidiens et mortels semble le symbole de ce que l'on peut nommer le" grand accident "qui est une présence de chaque jour.
Pour retracer ces aspects tragiques de l'époque contemporaine, il a été fait appel à diverses photos d'accidents de la route et de dessins de véhicules et mécaniques accidentées.
Ainsi, cette nouvelle toile de 5 m x 3 figurant dans le Pictorama (ensemble monumental peint) met en scène des carcasses de voitures ou des pièces détachées. Des boulons et ressorts roulent au sol.
C'est un paysage de voitures cassées où le fer, les rouages, la tôle tordue, rouillée, coupante et aussi le feu constituent un univers menaçant pour l'homme.
Il ne semblait pas possible de faire une accumulation réaliste de ces éléments métallurgiques ni de montrer des personnages dramatiquement brisés.
On connaît les sculptures de César ou de John Chamberlain. Ou encore les Car-Crash de Warhol ou la Giulietta de B. Lavier .
"Le grand accident" - toile de 5 mètres x 3 mètres en cours de réalisation - R. DumouxDans ce paysage de "casse" automobile, l'élément humain s'est imposé comme devant être plus universel, à l'écart de tout réalisme direct.
Ainsi ce sont des figures historiques ou mythologiques qui ont été introduites.
-En bas de la toile, on reconnaît des figures de compassion, de secours ou de guérison. On peut penser à une piéta, à la montée au calvaire, au Bon Samaritain ou à Tancrède et Herminie.
-Plus à droite, on imagine des silhouettes extraites du Massacre des Innocents.
-Au centre de l'image, il s'agit de Vulcain qui frappe et forge le métal. Il semble sculpter une effigie humaine, sorte de création mécaniste ou cubiste. Vulcain, divinité toute puissante, travaille l'humain sur un autel sacrificiel. Il démantèle la figure ou bien il va tenter de la recomposer, de créer des prothèses à partir de ces éléments mécaniques.
-Dans la partie supérieure de la toile derrière Vulcain, des voitures disloquées, des tôles éparses entourent un bus en flammes, dont on évacue les passagers. C'est un drame et ce sont des enfants que l'on sacrifie sur cet autel du fer et du feu.
-Deux personnages transportent des poutres et préparent ou annoncent une crucifixion qui se profile à l'arrière plan, avec peut être un espoir de sublimation, de résurrection. (la pierre roulée devant la tombeau)
Ce sont tous les maux de la terre qui peuvent être transfigurés et la face de Vulcain se métamorphose en un visage de St Jean.
R.Dumoux
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Toiles monumentales
De l'Antiquité à Byzance. (Toile de 5 mètres x 3)
"Constantin" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux
Plusieurs toiles du Pictorama (ensemble monumental peint) sont consacrées à l'antiquité.
Dans ce nouvel article il s'agit du passage de l'antiquité romaine à la reconnaissance du christianisme, du monde antique à Byzance.
La figure de Constantin est l'incarnation de cette transition.
Constantin, fils de Constance 1er empereur Romain (280 -337) se rendit maître de tout l'occident par sa victoire sur Maxence.
Par l'édit de Milan, en 313, il autorisa le libre exercice du christianisme qui devint une religion officielle de l'empire. (Il voulut donner au chrétiens la liberté de culte.)
Il fonda Constantinople sur l'emplacement de Byzance. Ce fut le siège du gouvernement en 330. Il réunit le 1 er concile oecuménique en 325, le concile de Nicée.
Cette biographie facilite l'imagination d'un scénario évoquant la transition du monde romain au christianisme, et cela permet de dessiner.
La composition du tableau va se constituer à partir de Rome et aboutir à un nouveau monde. Le passage se fait sur le pont Milvius où s'affrontent Constantin et Maxence , bataille qui assurera la victoire de Constantin.
- Pour la description de la toile, il faut remarquer en 1er lieu la présence du pont Milvius qui occupe toute la largeur du tableau.
"Constantin" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux
-Le paysage dans la partie supérieure de la toile représente à gauche une vue de Rome, le château St Ange, forteresse du 3 ème siècle, encore appelée Mausolée d'Adrien.
-A droite , il s'agit d'un chef d'oeuvre de l'art chrétien, Ste Sophie de Constantinople.
-Au centre de l'image, sur le pont s'oppose l'armée de Constantin à celle de Maxence. On reconnaît les soldats de Constantin car ils brandissent l'étendard orné d'un magnifique chrisme. Ce monogramme du Christ ( les deux 1 ères lettres majuscules de son nom en grec) se répandit ensuite largement sur les monuments et dans les ornements divers de la chrétienté.
-A droite sur le pont, les soldats de Maxence sont refoulés , s'enfuient ou bien tombent à l'eau: c'est le sauve qui peut, les aigles sont renversés et les boucliers flottent au gré du courant du fleuve.
-Dans le ciel, au centre ,auréolé de gloire et d'or, c'est le rêve de Constantin , l'illumination de la Croix qui l'a inspiré pour cette grande victoire. C'est la vision du pont Milvius en 312.
"Constantin" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux
Le pont cependant n'est pas sûr car une partie semble devoir s'écrouler: Maxence serait tombé dans le piège qu'il avait préparé pour Constantin en altérant les structures de cette construction romaine . Ainsi on voit des bois qui se chevauchent dans leur chute et des pierres se détachent du parapet.
-A la base de la toile, à droite, on voit des soldats de Maxence qui, tirant leur cheval par la bride, se sauvent de la noyade.
-Et à gauche sur le talus herbeux, c'est un grand symbole de la Rome antique, Rémus et Romulus allaités par la louve, à l'abri d'un arbuste? Le berger Faustulus est resté à l'écart: il sera cependant très présent dans une autre toile de la même période, mais de plus petite dimension.
-Au centre, sur son cheval impérial, Constantin, inspiré, regarde en direction de Byzance sur l'emplacement de laquelle il va fonder Constantinople, capitale de l'empire romain d'Orient.
Ce sera sa capitale en 330, avec Ste Sophie, la plus belle et la plus grande basilique de la chrétienté. C'est le symbole de la transition effectuée par Constantin du monde païen au christianisme et la concrétisation de son rêve.
R.Dumoux
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"Constantin" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. DumouxPlusieurs toiles du Pictorama (ensemble monumental peint) sont consacrées à l'antiquité.
Dans ce nouvel article il s'agit du passage de l'antiquité romaine à la reconnaissance du christianisme, du monde antique à Byzance.
La figure de Constantin est l'incarnation de cette transition.
Constantin, fils de Constance 1er empereur Romain (280 -337) se rendit maître de tout l'occident par sa victoire sur Maxence.
Par l'édit de Milan, en 313, il autorisa le libre exercice du christianisme qui devint une religion officielle de l'empire. (Il voulut donner au chrétiens la liberté de culte.)
Il fonda Constantinople sur l'emplacement de Byzance. Ce fut le siège du gouvernement en 330. Il réunit le 1 er concile oecuménique en 325, le concile de Nicée.
Cette biographie facilite l'imagination d'un scénario évoquant la transition du monde romain au christianisme, et cela permet de dessiner.
La composition du tableau va se constituer à partir de Rome et aboutir à un nouveau monde. Le passage se fait sur le pont Milvius où s'affrontent Constantin et Maxence , bataille qui assurera la victoire de Constantin.
- Pour la description de la toile, il faut remarquer en 1er lieu la présence du pont Milvius qui occupe toute la largeur du tableau.
"Constantin" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux-A droite , il s'agit d'un chef d'oeuvre de l'art chrétien, Ste Sophie de Constantinople.
-Au centre de l'image, sur le pont s'oppose l'armée de Constantin à celle de Maxence. On reconnaît les soldats de Constantin car ils brandissent l'étendard orné d'un magnifique chrisme. Ce monogramme du Christ ( les deux 1 ères lettres majuscules de son nom en grec) se répandit ensuite largement sur les monuments et dans les ornements divers de la chrétienté.
-A droite sur le pont, les soldats de Maxence sont refoulés , s'enfuient ou bien tombent à l'eau: c'est le sauve qui peut, les aigles sont renversés et les boucliers flottent au gré du courant du fleuve.
-Dans le ciel, au centre ,auréolé de gloire et d'or, c'est le rêve de Constantin , l'illumination de la Croix qui l'a inspiré pour cette grande victoire. C'est la vision du pont Milvius en 312.
"Constantin" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux-A la base de la toile, à droite, on voit des soldats de Maxence qui, tirant leur cheval par la bride, se sauvent de la noyade.
-Et à gauche sur le talus herbeux, c'est un grand symbole de la Rome antique, Rémus et Romulus allaités par la louve, à l'abri d'un arbuste? Le berger Faustulus est resté à l'écart: il sera cependant très présent dans une autre toile de la même période, mais de plus petite dimension.
-Au centre, sur son cheval impérial, Constantin, inspiré, regarde en direction de Byzance sur l'emplacement de laquelle il va fonder Constantinople, capitale de l'empire romain d'Orient.
Ce sera sa capitale en 330, avec Ste Sophie, la plus belle et la plus grande basilique de la chrétienté. C'est le symbole de la transition effectuée par Constantin du monde païen au christianisme et la concrétisation de son rêve.
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Toiles monumentales
Rome et la Gaule.
"Vercingétorix devant César" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres X 3 mètres - R. Dumoux
C'est la transition de l'Antiquité aux 1ers siècles de notre ère, le passage du monde romain à la Gaule qui aboutira à l'apparition montante du christianisme.
Les deux protagonistes seront ici César et Vercingétorix.
Un certain nombre de documents ou d'images se sont imposées:
- César, sa couronne de lauriers, les soldats romains, les buccinateurs,
Vercingétorix, ses armes à terre, un temple romain, le pont du Gard, et puis aussi les Druides récoltant le gui, la maison gauloise, des gaulois, leurs chevelures rousses, un char gaulois tiré par des boeufs et une famille, un menhir, le gardien de porcs ou l'éleveur de chevaux et aussi des images d'Astérix et Obélisque!
Cette énumération est longue, mais elle constitue une grande partie de la collection de scènes, de costumes ou de paysages qui ont été réunis pour créer la composition.
La toile de 5 mx 3 met en scène les Romains et les Gaulois, César et Vercingétorix: c'est l'instant où Vercingétorix dépose ses armes aux pieds de César.
-A droite du tableau, César sur un trône est entouré de soldats portant des étendards et des aigles. Il y a aussi des soldats buccinateurs.
-Devant lui, le cheval de Vercingétorix se cabre, les armes et le bouclier sont à terre et on remarque en particulier le casque ailé.
-Toujours au 1er plan, à gauche, derrière Vercingétorix, un char gaulois et une famille sont décrits avec des détails expressifs de leur condition: leurs tignasses, les vêtements de toiles rustiques et de peau ou les chaussons. Leurs portraits en particulier seront observés avec attention, telle la petite fille au 1er plan. Dans la fenêtre du char, la mère à l'enfant est déjà annonciatrice des vierges romanes et des débuts de la chrétienté.
La route semble balisée par le menhir situé devant les 2 boeufs.
-La partie supérieure de la toile dépeint le passage, l'évolution du monde romain au monde gaulois.
-A droite, une succession de monuments romains dans un paysage méditerranéen se prolonge par le pont du Gard qui occupe le centre de l'image et symbolise le passage entre 2 civilisations.
-De l'autre côté de ce pont, ce sont des scènes familières de la vie des Gaulois.
Ainsi tout à gauche, c'est la cueillette du gui, alors que devant les huttes gauloises, un homme s'occupe de porcs et un autre soigne des chevaux.
Et dominant ce paysage boisé de la Gaule, s'étend un plateau qui est un oppidum, peut être le plateau de Gergovie.
Historiquement ces faits se déroulent en -52 avant J.C.
Vercingétorix, après avoir repoussé les romains qui assiégeaient le plateau de Gergovie, fut vaincu à Alesia et dut se rendre aux Romains. Vercingétorix était le chef suprême des tribus gauloises révoltées contre les romains.
Captif à Rome, il fut mis à mort en -46.
Le thème de nos ancêtres les Gaulois est très prisé au 19 ème siècle.
L'observation d'une toile de Chassériau situe parfaitement la tension régnant entre les Romains et les Gaulois. C'est le thème de la défense des Gaules.
"La défense des Gaules" - Théodore Chassériau (1854-1855) - Huile sur toile
Cette toile se résume ainsi:
"Sous le commandement de Vercingétorix,les Gaulois repoussent de Gergovie les légions de César. Les femmes des Gaulois échevelées les implorent, montrent leurs enfants du haut des remparts et excitent au combat."
Pour Chassériau, c'est la redécouverte des Gaulois et les origines de la patrie.
Le peintre recréé des guerriers aux mines farouches avec francisque, poignards et javelots. Ces guerriers enjambent les compagnons tombés et foulent aux pieds les soldats romains agonisants. Vercingétorix est au centre, à cheval.
Sur les murailles de Gergovie, de chaque côté, sont les femmes gauloises. Des mères protègent leurs enfants alors que d'autres semblent les offrir aux mannes de Teutatès (dieu des Celtes assimilé au Mars des Romains). Ceci sur un fond de montagne volcanique.
Ingres fut le maître de Chassériau, c'est pourquoi on peut voir aussi dans ce tableau des rapports avec le Martyr de St Symphorien d'Ingres célèbres tableau de la cathédrale d'Autun.
De telles peintures d'histoire sont inspiratrices de ces hauts faits de l'antiquité. C'est pourquoi elles font partie de la somme de documents,de textes et d'images qui ont permis la création de la toile de 5 x 3 m du Pictorama (ensemble monumental peint de R.Dumoux)
R.Dumoux
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"Vercingétorix devant César" (détail) - tempera sur toile - 5 mètres X 3 mètres - R. DumouxC'est la transition de l'Antiquité aux 1ers siècles de notre ère, le passage du monde romain à la Gaule qui aboutira à l'apparition montante du christianisme.
Les deux protagonistes seront ici César et Vercingétorix.
Un certain nombre de documents ou d'images se sont imposées:
- César, sa couronne de lauriers, les soldats romains, les buccinateurs,
Vercingétorix, ses armes à terre, un temple romain, le pont du Gard, et puis aussi les Druides récoltant le gui, la maison gauloise, des gaulois, leurs chevelures rousses, un char gaulois tiré par des boeufs et une famille, un menhir, le gardien de porcs ou l'éleveur de chevaux et aussi des images d'Astérix et Obélisque!
Cette énumération est longue, mais elle constitue une grande partie de la collection de scènes, de costumes ou de paysages qui ont été réunis pour créer la composition.
La toile de 5 mx 3 met en scène les Romains et les Gaulois, César et Vercingétorix: c'est l'instant où Vercingétorix dépose ses armes aux pieds de César.
-A droite du tableau, César sur un trône est entouré de soldats portant des étendards et des aigles. Il y a aussi des soldats buccinateurs.
-Devant lui, le cheval de Vercingétorix se cabre, les armes et le bouclier sont à terre et on remarque en particulier le casque ailé.
-Toujours au 1er plan, à gauche, derrière Vercingétorix, un char gaulois et une famille sont décrits avec des détails expressifs de leur condition: leurs tignasses, les vêtements de toiles rustiques et de peau ou les chaussons. Leurs portraits en particulier seront observés avec attention, telle la petite fille au 1er plan. Dans la fenêtre du char, la mère à l'enfant est déjà annonciatrice des vierges romanes et des débuts de la chrétienté.
La route semble balisée par le menhir situé devant les 2 boeufs.
-La partie supérieure de la toile dépeint le passage, l'évolution du monde romain au monde gaulois.
-A droite, une succession de monuments romains dans un paysage méditerranéen se prolonge par le pont du Gard qui occupe le centre de l'image et symbolise le passage entre 2 civilisations.
-De l'autre côté de ce pont, ce sont des scènes familières de la vie des Gaulois.
Ainsi tout à gauche, c'est la cueillette du gui, alors que devant les huttes gauloises, un homme s'occupe de porcs et un autre soigne des chevaux.
Et dominant ce paysage boisé de la Gaule, s'étend un plateau qui est un oppidum, peut être le plateau de Gergovie.
Historiquement ces faits se déroulent en -52 avant J.C.
Vercingétorix, après avoir repoussé les romains qui assiégeaient le plateau de Gergovie, fut vaincu à Alesia et dut se rendre aux Romains. Vercingétorix était le chef suprême des tribus gauloises révoltées contre les romains.
Captif à Rome, il fut mis à mort en -46.
Le thème de nos ancêtres les Gaulois est très prisé au 19 ème siècle.
L'observation d'une toile de Chassériau situe parfaitement la tension régnant entre les Romains et les Gaulois. C'est le thème de la défense des Gaules.
"La défense des Gaules" - Théodore Chassériau (1854-1855) - Huile sur toileCette toile se résume ainsi:
"Sous le commandement de Vercingétorix,les Gaulois repoussent de Gergovie les légions de César. Les femmes des Gaulois échevelées les implorent, montrent leurs enfants du haut des remparts et excitent au combat."
Pour Chassériau, c'est la redécouverte des Gaulois et les origines de la patrie.
Le peintre recréé des guerriers aux mines farouches avec francisque, poignards et javelots. Ces guerriers enjambent les compagnons tombés et foulent aux pieds les soldats romains agonisants. Vercingétorix est au centre, à cheval.
Sur les murailles de Gergovie, de chaque côté, sont les femmes gauloises. Des mères protègent leurs enfants alors que d'autres semblent les offrir aux mannes de Teutatès (dieu des Celtes assimilé au Mars des Romains). Ceci sur un fond de montagne volcanique.
Ingres fut le maître de Chassériau, c'est pourquoi on peut voir aussi dans ce tableau des rapports avec le Martyr de St Symphorien d'Ingres célèbres tableau de la cathédrale d'Autun.
De telles peintures d'histoire sont inspiratrices de ces hauts faits de l'antiquité. C'est pourquoi elles font partie de la somme de documents,de textes et d'images qui ont permis la création de la toile de 5 x 3 m du Pictorama (ensemble monumental peint de R.Dumoux)
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par dumoux
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La Révolution Française.
La Révolution Française (détail) - tempera sur toile - 5 x 3 mètres - R. Dumoux
Deux articles précédents ont été consacrés au 18 ème siècle.
Ce nouvel article a pour objet l'époque révolutionnaire en France.
Ce grand tableau représente 1789. En toile de fond, il s'agit de la prise de la Bastille avec alentour des rues de Paris
Mais au 1er plan, au lieu de représenter des révolutionnaires en cours, il a semblé préférable d'y substituer un défilé de figures féminines: c'est la Marche des Femmes de Paris sur Versailles, c'est à dire un autre aspect majeur et symbolique de la Révolution.
C'est donc la superposition, la collusion de deux actions fortes; ce qui fait l'originalité de cette création.
La Bastille, château fort pour défendre Paris, devenu plus tard, sous Richelieu, prison d'Etat, est l'architecture qui domine la composition. Cette forteresse est menacée par le peuple qui s'y est rendu en masse et qui va la prendre d'assaut. Les manifestants avaient trouvé des armes à l'hôtel des Invalides.
Une fusillade éclate; la foule envahit la 1ère cour et le gouverneur De Launay va capituler: c'est une grande victoire du peuple. Quelques silhouettes de soldats défenseurs au sommet des tours à créneaux, donnent l'échelle imposante du bâtiment et suggèrent les combats qui ont lieu.
L'appareillage des pierres et leur bossage renforce aussi cette idée de forteresse imprenable où l'on est embastillé, mais qui sera conquise cependant. Tout près de là, d'autres constructions semblent être le théâtre de violences et d'incendies. Des fumées, ici et là, obscurcissent le ciel.
A l'hôtel de ville , on créé la cocarde tricolore en intercalant le blanc entre le bleu et le rouge , couleurs de Paris.
Au 1 er plan, c'est un groupe armé qui s'apprête à manifester ou à combattre. C'est le défilé des femmes de Paris sur Versailles. Les dames de la Halle se sont mises en route; elles portent des armes et tirent un canon.
Au cours de l'été, la crise économique s'est encore aggravée et le peuple veut du pain et du travail. Les journaux contribuent à surexciter l'opinion. Bientôt un cortège de femmes et d'ouvriers se met en route en criant" à Versailles! du pain!"
Telle est la représentation du 1er plan de cette toile où sont mises en évidence les robes variées et les couleurs parfois riches, (une bourgeoisie était aussi entraînée dans ce mouvement.)
Les armes, les faux ou fourches sont brandies, mais à un moment une femme tient à bout de bras un enfant. Au delà de cette violence et de la mort promise, c'est un espoir qui surgit. Une aube nouvelle apparaît pour l'humanité.
Ce tableau est un collage de deux événements majeurs de la Révolution Française avant la mise en place de l'organisation révolutionnaire et la bousculade des événements qui s'en suivirent.
R.Dumoux
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La Révolution Française (détail) - tempera sur toile - 5 x 3 mètres - R. DumouxDeux articles précédents ont été consacrés au 18 ème siècle.
Ce nouvel article a pour objet l'époque révolutionnaire en France.
Ce grand tableau représente 1789. En toile de fond, il s'agit de la prise de la Bastille avec alentour des rues de Paris
Mais au 1er plan, au lieu de représenter des révolutionnaires en cours, il a semblé préférable d'y substituer un défilé de figures féminines: c'est la Marche des Femmes de Paris sur Versailles, c'est à dire un autre aspect majeur et symbolique de la Révolution.
C'est donc la superposition, la collusion de deux actions fortes; ce qui fait l'originalité de cette création.
La Bastille, château fort pour défendre Paris, devenu plus tard, sous Richelieu, prison d'Etat, est l'architecture qui domine la composition. Cette forteresse est menacée par le peuple qui s'y est rendu en masse et qui va la prendre d'assaut. Les manifestants avaient trouvé des armes à l'hôtel des Invalides.
Une fusillade éclate; la foule envahit la 1ère cour et le gouverneur De Launay va capituler: c'est une grande victoire du peuple. Quelques silhouettes de soldats défenseurs au sommet des tours à créneaux, donnent l'échelle imposante du bâtiment et suggèrent les combats qui ont lieu.
L'appareillage des pierres et leur bossage renforce aussi cette idée de forteresse imprenable où l'on est embastillé, mais qui sera conquise cependant. Tout près de là, d'autres constructions semblent être le théâtre de violences et d'incendies. Des fumées, ici et là, obscurcissent le ciel.
A l'hôtel de ville , on créé la cocarde tricolore en intercalant le blanc entre le bleu et le rouge , couleurs de Paris.
Au 1 er plan, c'est un groupe armé qui s'apprête à manifester ou à combattre. C'est le défilé des femmes de Paris sur Versailles. Les dames de la Halle se sont mises en route; elles portent des armes et tirent un canon.
Au cours de l'été, la crise économique s'est encore aggravée et le peuple veut du pain et du travail. Les journaux contribuent à surexciter l'opinion. Bientôt un cortège de femmes et d'ouvriers se met en route en criant" à Versailles! du pain!"
Telle est la représentation du 1er plan de cette toile où sont mises en évidence les robes variées et les couleurs parfois riches, (une bourgeoisie était aussi entraînée dans ce mouvement.)
Les armes, les faux ou fourches sont brandies, mais à un moment une femme tient à bout de bras un enfant. Au delà de cette violence et de la mort promise, c'est un espoir qui surgit. Une aube nouvelle apparaît pour l'humanité.
Ce tableau est un collage de deux événements majeurs de la Révolution Française avant la mise en place de l'organisation révolutionnaire et la bousculade des événements qui s'en suivirent.
R.Dumoux
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Antiquité -3-(Alexandre)
"Alexandre" - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux
Dans l'antiquité, Alexandre le Grand est une figure majeure car il est le symbole d'une ouverture et d'un esprit de conquête unique. Créant un lien entre l'Occident et l'Orient à travers l'Asie Centrale, Alexandre peut être considéré comme un esprit moderne.
Pour la réalisation de cette toile, une recherche documentaire historique ou géographique a été faite.
La biographie d'Alexandre (356- 323 av.J.C.) est significative.
Il fut roi de Macédoine à 20ans. Ses expéditions méritent d'être retracées.
Il combattit les Perses et fut vainqueur de Darius 3 sur le Granique et à Issos.Il soumit la Phénicie, conquit l'Egypte et y fonda Alexandrie.
A partir d'une nouvelle campagne contre Darius, il s'enfonce dans l'empire Perse et occupe Babylone, Suse et Persépolis.
Après la disparition de Darius, Alexandre s'empare de la Bactriane et de la Sogdiane.
Puis il va traverser l'Indus et battre le roi indien Poros en 326.
Mais son armée est mécontente et s'épuise; il va alors regagner Suse et y épouser une fille de Darius.
Enfin, l'année suivante, il meurt de maladie (en 323)
Après lui son empire s'effondre et historiquement ce sera l'époque hellénistique.
L'idée d'une composition est née à la pensée des voyages d'Alexandre, du va et vient entre l'Occident et l'Asie.
Un mouvement a ainsi été créé dans l'image, en haut, de gauche à droite et en bas, le retour à Suse se fait de droite à gauche.
En haut à gauche de la toile, on distingue Alexandrie et son phare, puis les montagnes arides entourant le Granique et au dessous une vue de Persépolis et de ses villas créées par Darius.
Pour les murs de Persépolis, un travail particulier des façades a été conçu pour révéler l'ornementation géométrique des céramiques vernissées caractéristiques de cette cité.
Toujours en haut du tableau, derrière Persépolis, et en se déplaçant sur la droite, c'est la bataille qu'Alexandre livre contre Darius. Puis dans les paysages asiatiques verdoyants de l'Inde, une troupe de cavaliers se débat contre les éléphants du roi indien Poros: on remarque le harnachement monumental des éléphants qui portent de véritables tours de combat sur leur dos .
Dans la partie inférieure du tableau, à droite c'est effectivement le roi Poros qui est assis blessé, sur une sculpture de style asiatique, cependant que devant lui, Alexandre le regarde et prépare son retour.
Toute la partie basse du tableau est en effet consacrée à ce retour d'Alexandre à Suse. C'est un retour glorieux avec des trésors, des trophées et des animaux exotiques, des singes qui gambadent et tambourinent.
On voit ainsi des porteurs transportant un vase précieux; ils suivent le char d'Alexandre dont les éléphants sont richement caparaçonnés. Ils défilent ainsi devant les autels d'argent , sur un sol jonché de couronnes de fleurs. C'est un retour triomphal.
Sur le centre gauche, s'achève la grande expédition, puisque c'est la mort d' Alexandre, après ce retour et son mariage avec une fille de Darius.
Cette composition est complexe, mais elle se lit aisément si l'on prend en compte ce mouvement d'aller et retour dans la composition.
Cette réalisation met en oeuvre des architectures caractéristiques, des paysages d'Asie ou de la Grèce, des scènes animalières, des costumes ou drapés particuliers.
Il s'agit d'une somme documentaire d'éléments qu'il fallait retrouver dans leurs formes et dans leurs couleurs.
R.Dumoux
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"Alexandre" - tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres - R. DumouxDans l'antiquité, Alexandre le Grand est une figure majeure car il est le symbole d'une ouverture et d'un esprit de conquête unique. Créant un lien entre l'Occident et l'Orient à travers l'Asie Centrale, Alexandre peut être considéré comme un esprit moderne.
Pour la réalisation de cette toile, une recherche documentaire historique ou géographique a été faite.
La biographie d'Alexandre (356- 323 av.J.C.) est significative.
Il fut roi de Macédoine à 20ans. Ses expéditions méritent d'être retracées.
Il combattit les Perses et fut vainqueur de Darius 3 sur le Granique et à Issos.Il soumit la Phénicie, conquit l'Egypte et y fonda Alexandrie.
A partir d'une nouvelle campagne contre Darius, il s'enfonce dans l'empire Perse et occupe Babylone, Suse et Persépolis.
Après la disparition de Darius, Alexandre s'empare de la Bactriane et de la Sogdiane.
Puis il va traverser l'Indus et battre le roi indien Poros en 326.
Mais son armée est mécontente et s'épuise; il va alors regagner Suse et y épouser une fille de Darius.
Enfin, l'année suivante, il meurt de maladie (en 323)
Après lui son empire s'effondre et historiquement ce sera l'époque hellénistique.
L'idée d'une composition est née à la pensée des voyages d'Alexandre, du va et vient entre l'Occident et l'Asie.
Un mouvement a ainsi été créé dans l'image, en haut, de gauche à droite et en bas, le retour à Suse se fait de droite à gauche.
En haut à gauche de la toile, on distingue Alexandrie et son phare, puis les montagnes arides entourant le Granique et au dessous une vue de Persépolis et de ses villas créées par Darius.
Pour les murs de Persépolis, un travail particulier des façades a été conçu pour révéler l'ornementation géométrique des céramiques vernissées caractéristiques de cette cité.
Toujours en haut du tableau, derrière Persépolis, et en se déplaçant sur la droite, c'est la bataille qu'Alexandre livre contre Darius. Puis dans les paysages asiatiques verdoyants de l'Inde, une troupe de cavaliers se débat contre les éléphants du roi indien Poros: on remarque le harnachement monumental des éléphants qui portent de véritables tours de combat sur leur dos .
Dans la partie inférieure du tableau, à droite c'est effectivement le roi Poros qui est assis blessé, sur une sculpture de style asiatique, cependant que devant lui, Alexandre le regarde et prépare son retour.Toute la partie basse du tableau est en effet consacrée à ce retour d'Alexandre à Suse. C'est un retour glorieux avec des trésors, des trophées et des animaux exotiques, des singes qui gambadent et tambourinent.
On voit ainsi des porteurs transportant un vase précieux; ils suivent le char d'Alexandre dont les éléphants sont richement caparaçonnés. Ils défilent ainsi devant les autels d'argent , sur un sol jonché de couronnes de fleurs. C'est un retour triomphal.
Sur le centre gauche, s'achève la grande expédition, puisque c'est la mort d' Alexandre, après ce retour et son mariage avec une fille de Darius.
Cette composition est complexe, mais elle se lit aisément si l'on prend en compte ce mouvement d'aller et retour dans la composition.
Cette réalisation met en oeuvre des architectures caractéristiques, des paysages d'Asie ou de la Grèce, des scènes animalières, des costumes ou drapés particuliers.
Il s'agit d'une somme documentaire d'éléments qu'il fallait retrouver dans leurs formes et dans leurs couleurs.
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L'Antiquité -1-
Plusieurs toiles de 5 m x 3 du Pictorama (ensemble monumental peint) sont consacrées à l'Antiquité.
La première fait état des principales civilisations antiques en présentant des personnages ou des mythes particuliers à chacune d'elles.
"L'antiquité" (détail) - toile de 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux
Dans la partie supérieure de cette toile de 5 m se déroulent plusieurs panoramas antiques:
- à gauche, sur fond de Pyramides, une scène paysagère égyptienne, avec le dieu faucon, Horus, conduisant une âme, alors qu'un porteur traverse ce monde aquatique fait de papyrus , de poissons et de canards aux dessins et couleurs merveilleuses de fraîcheur et de transparence.
- la partie centrale en haut, figure un temple grec abritant Zeus et Héra (Junon)
C'est l'architecture principale qui assure la construction du tableau.
Tout au dessous, Athéna, déesse guerrière, escorte Apollon et sa lyre sur son char solaire . Ce groupe en mouvement assure la transition, le passage de l'antiquité égyptienne à l'histoire biblique.
- à droite, enfin, nous sommes chez les Hébreux. Les paysages évoquent les riches terres du pays de Canaan ( la Palestine, Terre Promise des Hébreux) et les monts et rochers du Sinaï. On remarque ainsi Moïse recevant les tables de la Loi sur les pentes du Sinaï. Il est précédé par un groupe qui transporte l'Arche d'Alliance, coffre de bois contenant les Tables de la Loi. Tout à côté au dessous un autre groupe transporte le chandelier à 7 branches, traditionnel du culte Juif.
La partie inférieure du tableau est comme un plan rapproché sur des dieux de la mythologie et aussi sur des figures de l'histoire sainte, biblique ou évangélique.
Ainsi de gauche à droite, on remarque Poséidon (Neptune) avec son trident, chevauchant un poisson. Puis, toujours sur le même plan d'eau, Aphrodite (Vénus);
Sur la partie gauche le prophète Isaïe: le motif est inspiré d'une sculpture romane de l'église de Souillac (Lot). Isaïe est l'oracle de l'Emmanuel. Il a une forte personnalité et son langage imagé et puissant en fait un grand poète. C'est lui qui va annoncer l'arrivée de l'Emmanuel lorsque Jérusalem est assiégée par les Assyriens.
Tout à droite un Roi est figuré: David vainqueur de Goliath.
Enfin en bas, au centre, il s'agit de l'ouverture sur une ère nouvelle .
Avec le christianisme nous quittons l'antiquité mythologique ou biblique: St Jean présente à un enfant le livre des Evangiles avec la représentation de la Vierge à l'enfant dont il est l'auteur. Ouverture aussi, en ce nouveau millénaire à d'autres spiritualités ou philosophies avec l'évocation d'un Bouddha.
Ce panorama de l'antiquité ne peut être exhaustif. Il suggère cependant les grandes civilisations antiques jusqu'au nouveau millénaire. Il évoque ces évolutions et passages d'une époque à une autre, d'un pays à un autre, par le choix des personnages mais aussi par la couleur. Il s'agissait de recréer la couleur de ces paysages aux parfums de parchemins dorés avec seulement quelques notes bleutées comme les ombres du passé.
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Plusieurs toiles de 5 m x 3 du Pictorama (ensemble monumental peint) sont consacrées à l'Antiquité.
La première fait état des principales civilisations antiques en présentant des personnages ou des mythes particuliers à chacune d'elles.
"L'antiquité" (détail) - toile de 5 mètres x 3 mètres - R. Dumoux- à gauche, sur fond de Pyramides, une scène paysagère égyptienne, avec le dieu faucon, Horus, conduisant une âme, alors qu'un porteur traverse ce monde aquatique fait de papyrus , de poissons et de canards aux dessins et couleurs merveilleuses de fraîcheur et de transparence.
- la partie centrale en haut, figure un temple grec abritant Zeus et Héra (Junon)
C'est l'architecture principale qui assure la construction du tableau.
Tout au dessous, Athéna, déesse guerrière, escorte Apollon et sa lyre sur son char solaire . Ce groupe en mouvement assure la transition, le passage de l'antiquité égyptienne à l'histoire biblique.
- à droite, enfin, nous sommes chez les Hébreux. Les paysages évoquent les riches terres du pays de Canaan ( la Palestine, Terre Promise des Hébreux) et les monts et rochers du Sinaï. On remarque ainsi Moïse recevant les tables de la Loi sur les pentes du Sinaï. Il est précédé par un groupe qui transporte l'Arche d'Alliance, coffre de bois contenant les Tables de la Loi. Tout à côté au dessous un autre groupe transporte le chandelier à 7 branches, traditionnel du culte Juif.
La partie inférieure du tableau est comme un plan rapproché sur des dieux de la mythologie et aussi sur des figures de l'histoire sainte, biblique ou évangélique.
Ainsi de gauche à droite, on remarque Poséidon (Neptune) avec son trident, chevauchant un poisson. Puis, toujours sur le même plan d'eau, Aphrodite (Vénus);
Sur la partie gauche le prophète Isaïe: le motif est inspiré d'une sculpture romane de l'église de Souillac (Lot). Isaïe est l'oracle de l'Emmanuel. Il a une forte personnalité et son langage imagé et puissant en fait un grand poète. C'est lui qui va annoncer l'arrivée de l'Emmanuel lorsque Jérusalem est assiégée par les Assyriens.
Tout à droite un Roi est figuré: David vainqueur de Goliath.
Enfin en bas, au centre, il s'agit de l'ouverture sur une ère nouvelle .
Avec le christianisme nous quittons l'antiquité mythologique ou biblique: St Jean présente à un enfant le livre des Evangiles avec la représentation de la Vierge à l'enfant dont il est l'auteur. Ouverture aussi, en ce nouveau millénaire à d'autres spiritualités ou philosophies avec l'évocation d'un Bouddha.
Ce panorama de l'antiquité ne peut être exhaustif. Il suggère cependant les grandes civilisations antiques jusqu'au nouveau millénaire. Il évoque ces évolutions et passages d'une époque à une autre, d'un pays à un autre, par le choix des personnages mais aussi par la couleur. Il s'agissait de recréer la couleur de ces paysages aux parfums de parchemins dorés avec seulement quelques notes bleutées comme les ombres du passé.
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Le site viapictura.com présente un ensemble monumental de 30 toiles peintes a tempéra de 5 m x 3 chacune. Panorama historique, tous les siècles ou moments importants de l'histoire passée ou à venir, font l'objet d'un grand tableau.
Le Moyen Age.2.
Si le moyen Age est bien le temps des cathédrales et du rayonnement spirituel, il est aussi le temps des malheurs.
Pour concevoir une composition (toile de 5 m x 3) une lecture des faits guerriers ou des catastrophes a permis de constituer un véritable catalogue des fléaux qui ont accablé l'homme à ce moment là.
C'est la guerre de Cent ans, un conflit qui oppose la France à l'Angleterre de 1337 à 1450.
Les liens unissant le roi d'Angletere au roi de France sont une source de dicorde .
Mais un sentiment franc va s'éveiller autour de Jeanne d' Arc et cela va contribuer à la défaite anglaise. Ces guerres incessantes ou guerres civiles sont meurtrières pour les populations sur tout le territoire. Finalement, sous Charles VII, l'impulsion donnée par Jeanne d'Arc va entraîner une reconquête progressive.
D'autres fléaux graves furent aussi dévastateurs: en 1315, ce sera la famine et en 1348, la peste noire.
On imagine les charniers de la peste, le ravages de la guerre ou encore les enfants morts de la famine.
Devant tant de calamités, l'homme est atterré. On va rechercher des explications, jusqu'à la décomposition de l'air et aux prophilaxies.
On va se rapporter aux vieilles haines antisémites.
On exhorte à la pénitence et c'est ainsi qu'apparaissent les confrèries de Flagellants.
L'image de la mort et la représentation de cadavres hante les esprits. De même à partir de 1380 on va représenter les Passions.
Cette figure de la mort va orner les livres d'Heures comme les murs des cimetières ou les tombeaux.
C'est aussi la hantise de la Faute: l'image des 3 vifs et des 3 morts s'impose et l'imminence de la mort est proclamée dans danses macabres ou squelettes décharnés et grouillants de vers.
Le Moyen-Age 2 - Projet dessiné pour une toile de 5 mètres x 3 mètres - R. DumouxAvec tous ces éléments, une recherche graphique a été entreprise. et une maquette du tableau de 5 m a été élaborée.
C'est un tableau des grandes misères frappant l'humanité.
-Les figures centrales constituent un défilé de Flagellants avec à droite le groupe symbolique des 3 vifs et des 3 morts. C'est le récit très celèbre et si souvent représenté, de 3 jeunes gens richement costumés qui vont rencontrer les 3 Morts, personnages représentatifs de classes sociales mais qui sont en état de décomposition. Ce récit des 3 vifs et des 3 morts est illustré par une enluminure de Jean Fouquet.
-Les trois Morts sont ici 3 squelettes, mais le plus en vue est un transi de Ligier Richier, brandissant son coeur. Ces sculptures trouées sont inoubliables.de vérité et d'expression de la mort proclamée.
-Sur le côté gauche, un mur de cimetière abrite un tas de détritus où sont jetés des cadavres d'enfants, alors que derrière ce mur un transport de cercueils s'effectue sous les foudres des anges rebelles échappés d'une tempête de grêle et de feu et précédés d'un démon de l'enfer.
-Au centre du paysage, devant un château se déroulent des scènes de batailles dont les guerriers sont hérissés de pics. Tout près de là, une maison s'est enflammée sous l'effet d'un autre démon.
-A droite, en haut du tableau, un paysage villageois: devant son église romane se dresse un calvaire, une crucifixion devant laquelle on se recueille et on prie.
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Le Moyen-Age-1.
Le site viapictura.com présente un ensemble monumentale de 30 toiles peintes a tempéra de 5 m x 3 chacune. Panorama historique, tous les siècles ou moments importants de l'histoire passée ou à venir, font l'objet d'un grand tableau.
Ainsi, l'époque médiévale est le prétexte du présent article.
Le moyen Age, de l'an 476 (chute de l'Empire Romain) aux années 1400 environ, c'est le moment où le christianisme s'implante et se développe dans tout l'occident,
C'est le temps des Croisades, de St Louis, de Charlemagne (qui fera l'objet d'une autre toile en cours de réalisation)
C'est aussi le temps des cathédrales. Pour la recherche d'une composition, la cathédrale s'est imposé comme objet symbolique majeur. Elle est l'emblème de l'aboutissement spirituel de ces siècles. La cathédrale est l'image du monde et elle figure le rayonnement suprême de la spiritualité.
Le Moyen-age (maquette colorée de la toile de 5 mètres x 3 mètres) - R. Dumoux
Ainsi pour cette composition, dans la partie centrale domine une cathédrale (composée à partir de Notre-Dame de Paris et de la cathédrale de Beauvais.) Cette architecture va également rayonner de par sa couleur, toute d'or et de bleu: tout est irradié à partir de la grande Rosace centrale. Ce sera comme un grand vitrail.
Un rayonnement coloré illumine par sa lumière et par sa transparence le spectacle du monde qui se développe au pied de ses contre-forts.
Plusieurs représentations bibliques ou évangéliques sont au premier plan.
Ainsi découvre-t-on Adam et Eve et l'arbre de la Tentation; et puis l'histoire de Tobie, guidé par l'ange, soigne son père aveugle, au tout premier plan.
Le Moyen-age - Tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres (détail) - R. Dumoux
Le détail du chien de Tobie établit la jonction avec des scènes plus familières:
- les travaux et récoltes, (le panier de fruits)
-les métiers : on voit un tailleur de pierre qui s'active devant une construction qui évoque un navire, souvenir de l'arche de Noé. Une échelle semble s'élever au ciel, l'échelle de Jacob, peut-être?
Sur la partie droite du tableau: rappel des saisons et travaux (et contre poids de l'arbre défendu à gauche); un arbre est secoué par un paysan pour nourrir ses porcs: c'est la glandée.
En haut de cette partie droite, un château fort nous conduit au temps des chevaliers. Plus bas, une mascarade médiévale, sorte de carnaval, avertit de dangers diaboliques, des vices et de la folie des hommes. Des masques grotesques ou animaliers signent la marque de cette menace.
Le Moyen Age est bien le temps du rayonnement de la foi, des cathédrales et d'un idéal communautaire, mais des aspects malheureux et désastreux pour l'humanité doivent être considérés.
Dans un autre article sur le Moyen Age il sera question de ces malheurs. Une grande toile (sous forme de maquette précise) illustre la difficulté de vivre en ce temps là.
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Ainsi, l'époque médiévale est le prétexte du présent article.
Le moyen Age, de l'an 476 (chute de l'Empire Romain) aux années 1400 environ, c'est le moment où le christianisme s'implante et se développe dans tout l'occident,
C'est le temps des Croisades, de St Louis, de Charlemagne (qui fera l'objet d'une autre toile en cours de réalisation)
C'est aussi le temps des cathédrales. Pour la recherche d'une composition, la cathédrale s'est imposé comme objet symbolique majeur. Elle est l'emblème de l'aboutissement spirituel de ces siècles. La cathédrale est l'image du monde et elle figure le rayonnement suprême de la spiritualité.
Le Moyen-age (maquette colorée de la toile de 5 mètres x 3 mètres) - R. DumouxAinsi pour cette composition, dans la partie centrale domine une cathédrale (composée à partir de Notre-Dame de Paris et de la cathédrale de Beauvais.) Cette architecture va également rayonner de par sa couleur, toute d'or et de bleu: tout est irradié à partir de la grande Rosace centrale. Ce sera comme un grand vitrail.
Un rayonnement coloré illumine par sa lumière et par sa transparence le spectacle du monde qui se développe au pied de ses contre-forts.
Plusieurs représentations bibliques ou évangéliques sont au premier plan.
Ainsi découvre-t-on Adam et Eve et l'arbre de la Tentation; et puis l'histoire de Tobie, guidé par l'ange, soigne son père aveugle, au tout premier plan.
Le Moyen-age - Tempera sur toile - 5 mètres x 3 mètres (détail) - R. DumouxLe détail du chien de Tobie établit la jonction avec des scènes plus familières:
- les travaux et récoltes, (le panier de fruits)
-les métiers : on voit un tailleur de pierre qui s'active devant une construction qui évoque un navire, souvenir de l'arche de Noé. Une échelle semble s'élever au ciel, l'échelle de Jacob, peut-être?
Sur la partie droite du tableau: rappel des saisons et travaux (et contre poids de l'arbre défendu à gauche); un arbre est secoué par un paysan pour nourrir ses porcs: c'est la glandée.
En haut de cette partie droite, un château fort nous conduit au temps des chevaliers. Plus bas, une mascarade médiévale, sorte de carnaval, avertit de dangers diaboliques, des vices et de la folie des hommes. Des masques grotesques ou animaliers signent la marque de cette menace.
Le Moyen Age est bien le temps du rayonnement de la foi, des cathédrales et d'un idéal communautaire, mais des aspects malheureux et désastreux pour l'humanité doivent être considérés.
Dans un autre article sur le Moyen Age il sera question de ces malheurs. Une grande toile (sous forme de maquette précise) illustre la difficulté de vivre en ce temps là.
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