USHUAIA
Actuellement, une série d'article est consacrée à la couleur dans l'art.
Cependant je ferai ici une parenthèse sur une curiosité naturelle, culturelle et écologique: la ville d'Ushuaïa.
Une biennale d'art a eu lieu en 2007, dans cette ville de l'Amérique du Sud, la Biennale du bout du monde.
Ushuaïa avec ses aspects de petite ville canadienne, est la ville la plus australe du monde, située en Terre de feu argentine.
( Cette Terre de Feu tire son nom des feux de rivage que Magellan avait aperçu lors de son expédition maritime.)
Vocation écologique pour une contrée toute proche des glaciers de l'Antartique.
Cette ville à proximité des glaces polaires est le symbole planétaire de la nature sauvage pillée par l'homme.
La biennale artistique, si elle présente des oeuvres dont la forme ressemble à ce qui se voit en d'autres lieux, a néanmoins l'intérêt de mette l'accent sur des travaux expressifs du rapport de l'homme à la nature, de la conservation du milieu naturel, comme de la nostalgie de la pureté originelle.
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A partir de ces réflexions, une grande toile de 5m x 3 est envisagée pour le Pictorama (ensemble monumental peint)
(www.viapictura.com)
Plusieurs pensées dessinées sont produites en préparation d'une maquette.
L'objet de cette toile sera de présenter en très grande dimension un paysage polaire de glaciers et icebergs émergeant des eaux, avec leurs formes extraordinaires et fantastiques.
Quelque phoque ou morse sera esquissé, de même la présence de l'homme sera évoquée sous la forme d'un atterrissage ou d'un échouage de cosmonautes et d'engins spatiaux.
Un lien sera ainsi établi avec la conquête de l'espace (déjà peinte en grandes dimensions) afin de montrer la puissance de la nature vierge qu'il faut préserver pour la survie des espèces.
Un paysage grandiose et sublime de 5 m x3 est dès maintenant rêvé et préparé plastiquement, établissant aussi un lien avec les grandes toiles sur l'espace et le cosmos déjà réalisées..
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D'ici quelques temps seront publiés la maquette et les dessins préparatoires à cette réalisation.
La documentation se rapporte à des tableaux du 19 ème siècle représentant des expéditions au pôle et les icebergs imposants: il s'agit des tableaux spectaculaires de George Back (1840-1850) de John Ross ou de Harris. Egalement sont utilisés des photos récentes de la vue des pôles et des icebergs.
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Un projet est aussi étudié en vue d'une installation mettant en scène ce grand tableau et tout un environnement.
Ce dernier sera constitué d'objets ou de carlingues évoquant des éléments d'engin spatial, mais aussi de photos de textes descriptifs agrandis ou bien de films décrivant quelques aspects de la vie et des espèces animales dans les zones glaciaires, ou encore des documents à propos de l'historique passionante des expéditions polaires. Des enregistrements sonores et lumières peuvent être également diffusés.
R.Dumoux
www.viapictura.com
par dumoux
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Toiles monumentales
La couleur au 15 ème siècle.
Dans l'article précédent il a été question d'une de mes toiles de l'été et le problème de la technique picturale a été abordé en rapport avec le métier des maîtres du quatrocento.
Dans cette perspective, il est intéressant de voir les divers aspects de la couleur au 15 éme siècle.
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3 traditions picturales sont mises en pratique:
- l'enluminure, la fresque, et la peinture sur panneau et ..
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- L'enluminure.
Les peintres nordiques de Marmion à Fouquet pratiquaient l'enluminure. (et la peinture sur panneau.)
Le travail des miniatures était parcellisé dans divers ateliers : le travail du dessin se passait dans un atelier et le travail de la couleur dans un autre et les livres copiés dans un monastère sont enluminés dans un atelier laïc.
Il y avait des spécialistes pour les bordures, pour les lettres et la calligraphie et d'autres pour la représentation des scènes importantes. Certains ne travaillaient que les " champeignes" c'est à dire les arrières plans de paysages.
Parfois les miniatures étaient intégrées dans les manuscrits après coup et la question de l'unité de style ne s'imposait pas.
Souvent ces manuscrits étaient très importants comme les Très Riches heures des frères de Limbourg ou bien les Heures du Maréchal de Boucicaut. Ou bien encore les célèbres enluminures de Jean Colombe. ( exposées jusqu'au 30 Septembre à la Médiathèque de Troyes)
Histoire de la destruction de Troie (Destructio Trojae)Enluminure par l'atelier de Jean Colombe. Vers 1495-1500
---> http://www.enluminures.culture.fr/
Au Nord cette peinture était exécutée sur le mur en mélangeant les pigments à la chaux ou bien aussi en utilisant l'huile comme liant.
En Italie on utilise une nouvelle technique, celle de la fresque : le mur est recouvert d'une ébauche générale, sur un enduit grossier, l'ariccio, puis chaque jour une partie est recouverte d'un enduit frais, fin et transparent, l'intonaco. Par transparence et à partir de l'ébauche, le dessin est exécuté avec plus de précision et dans tous les détails. Enfin ce sera la mise en couleur à l'aide des pigments mêlés à la chaux et simplement dilués à l'eau.
On pouvait ensuite exécuter ou rehausser à tempéra à l'oeuf certaines parties ou détails.
En général cette technique était très rigoureuse et logique dans ses étapes.
- La peinture sur panneau ou sur toile.
Nous avons vu que Cennini considère qu'il faut bien la maîtriser.
Outre les caractéristiques de métier dont nous avons parlé dans un article précédent, cette pratique met en valeur un certain nombre de données plastiques.
Les traités d'art italien mettent l'accent sur l'importance du relief, de la profondeur et de la simulation du volume. Léonard travaille dans ce sens: il traite les ombres et les lumières et son désir de donner du relief le conduit à des noirs de plus en plus profonds.
D'autre part l'imitation de la nature est le fondement de l'art du 15 ème. On recherche la simulation naturaliste par la perspective géométrique et aussi aérienne.
( A noter cependant que c'est le dessin plus que la couleur qui concrétise l'habileté de l'artiste, la couleur ne venant se poser qu'après coup sur le dessin bien défini sur le mur ou la toile.
Alberti parle surtout de la théorie du dessin. Léonard n'appréciait pas beaucoup ceux qui se préoccupaient plus de la couleur que du dessin.
Vasari va définir Florence comme école du disegno et rejeter la couleur Vénitienne.
la couleur à Florence est accessoire, elle n'est qu'ornement.)
La couleur imite la nature et la lumière est importante pour le rendu de la couleur.
C'est au 14 ème siècle en Italie qu'objets et figures sont représentés pour la 1ère fois avec des ombres portées. Alberti et Léonard comprennent que la lumière modifie les couleurs.
A la différence d'Aristote pour qui il n'existait que le noir et le blanc, Alberti affirme que les couleurs primaires sont au nombre de 4 : le rouge, le bleu, le vert et le gris, couleur cendre de la terre. En ajoutant le blanc et le noir, il est possible d'obtenir de nombreuses nuances.
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Cependant, le peintre du 15 ème est conscient de la présence de deux mondes : le monde terrestre avec la réalité de la couleur et du dessin et le monde céleste au dessus plus abstrait et d'or.
L'usage du fond d'or pour la voûte céleste remonte à l'époque byzantine et va durer tout le 15 ème. Ces fonds d'or sont décorés incisés ou poinçonnés.
La luminosité et le rayonnement de l'or sont un outil poétique suggérant l'immanence de la divinité.
Les rehauts d'or continuent de faire partie du répertoire artistique jusqu'à la fin du 15 ème siècle et les auréoles dorées persistent. Cependant peu à peu elles vont diminuer jusqu'au simple cercle d'or et enfin disparaître au profit du naturalisme.
L'or était posé en feuilles mais aussi en poudre comme une couleur.
Les rehauts d'or sont inspirés de l'enluminure et ils sont apparus pour la 1ère fois dans la peinture de Gentile da Fabriano vers 1400.
( Il faudrait enfin évoquer la question de la technique de l'huile et en particulier celle des frères Van Eyck : cette question pourra constituer un article particulier.)
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Les pigments au 15 ème siècle.
Pour conclure enfin, voici une énumération des pigments utilisés au 15 ème siècle.
L'artiste disposait de 7 couleurs naturelles:
4 terres: le noir, le rouge, le jaune, le vert,
3 autres couleurs le blanc, le bleu, le giallino (jaune de plomb); les terres d'ombre viendront ensuite.
Cennini considère que les peintres devaient broyer leurs couleurs. Cependant il existe déjà des couleurs frelatées, toutes prêtes. Ce qui se généralisera à la fin du 19 ème siècle avec l'usage des tubes.
(Dans un autre article il sera bien de parler de ces couleurs et de leur origine minérale ou métallique.)
Toutes ces considérations sont laborieuses et parfois décourageantes à lire, mais elles sont à la base du métier de la peinture et elles sont garantes de la liberté de la poésie et de la création picturale.
R.Dumoux
www.viapictura.com
par dumoux
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La couleur dans l'art
Une toile de l'été 2007.
Parmi les réalisations de cette saison (une quinzaine de toiles de 2m 50 x 1 m 50)
l'une d'elle sera analysée dans cette article: il s'agit d'une toile horizontale de 2 m x 3m, 20 sur le thème de la table et du repas .
(Précédemment, d'autres séries ont été constituées sur le thème du lit ou encore du bateau, de la barque etc etc. )
Toile en cours de réalisation - R. Dumoux -
08-2007A propos de la table et du repas se trouvent dans mes collections des compositions évoquant le repas à Emmaüs ou les noces de Canna mais aussi des compositions sur les repas des dieux, les noces, les bacchanales et autres spectacles païens.
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Cette année 2007, une nouvelle toile vient s'ajouter à ces ensembles: il s'agit d'une scène de genre et en particulier de cabaret (et d'ivrognerie). Parfois inspiré de modèles communs dans la peinture hollandaise( Terborch, David Tenniers peintre flamand du 17 ème etc) cette composition met en scène autour d'une table divers personnages:
- Au centre un personnage boit directement à une cruche entouré de sa compagne et d'un musicien.
Derrière eux au mur des cruches et plats sur une étagère.

- Devant eux la table est dressée avec du pain, des fruits, deux poissons.
- Cette table à gauche se termine sur une figure assise qui semble être le maître des lieux et qui fait signe au personnage qui est debout à droite.
- Toujours à gauche sur un fond de tonneaux des convives sont occupés à tirer du vin.
- Mais au 1 er plan devant la table tout semble désordonné: deux personnages sont mal en point et renversent le contenu de leur panier, alors qu'un banc à la renverse laisse penser que quelqu'un s'est effondré. Les expressions deviennent lubriques.

Ce tableau est une sorte d'antithèse de la cène. Outre la composition, plusieurs éléments suggèrent directement la sainte table : les deux poissons , le pain et au centre, le calice peint à l'or.
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Le traitement de la couleur dans cette toile est a tempéra.
Le support est d'abord préparé à la colle de peau et au blanc d'espagne. Plusieurs couches sont nécessaires.
Un dessin sommaire, mise en place grossière est faite à la craie rouge évoquant d'ailleurs les sinopie des fresques médiévales. Ce tracé est précisé au fusain ou à la mine de plomb.
Suit l'ébauche colorée à l'aide d'un jus maigre au blanc d'oeuf très dilué.

C'est alors l'exécution proprement dite a tempéra à l'oeuf: le liant est composé du jaune et du blanc d'oeuf; une partie d'huile de lin ou de noix peut être ajoutée.
Il s'agit là exactement, de la démarche et des procédés utilisés certains anciens maîtres.
(Il arrive que relatant l'oeuvre de peintres actuels parfois illustres, on parle du métier des maîtres , mais souvent il y a une déception car on constate des effets de matière, de relief ou d'empâtement (aspect frelaté) ce qui ne se rencontre jamais dans les oeuvres du quattrocento, de Mantegna par exemple. Le plus souvent on ne ressent pas les encollages et prépartions à la colle qui sont l'âme de la peinture.
On ne retrouve pas cette transparence, cette légèreté dues à l'économie de la matière. On ne parle jamais de la préparation et des encollages, souvent mis à l'écart car ils sont le labeur long et difficile du métier.)
C'est cependant ce métier qui apparaît mot à mot dans mes toiles et panneaux présentés sur le site www.viapictura.com.
Ce métier est complexe, difficile à comprendre, à aborder, mais aussi très simple et naturel, car il se déroule dans l'ordre naturel des éléments.
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Il est possible maintenant de citer un ouvrage sur la couleur dans l'art où il est question de la couleur dans les toiles et panneaux au 15 éme siècle.
Il s'agit du Mazenot :'la couleur dans l'art" dont voici quelques extraits.
" La peinture sur panneau ou toile était en faveur au 14ème et au 15 ème siècle.
Cennini la considère avec grand intérêt et dit qu'il faut bien la maîtriser avant d'aborder la peinture murale.
Il recommande un apprentissage de 12 ans pour l'aspirant peintre afin d'apprendre à dessiner, à broyer les couleurs, à préparer les liants et les colles. Comment préparer les panneaux avec une toile fine et apprendre à les recouvrir d'un véritable gesso, mélange de plâtre, de chaux et de gypse, avec de la colle, de la gélatine . C'est cette préparation qui conférait aux couleurs leur luminosité."
Toujours dans la couleur dans l'art de Mazenot, il est question au 15 ème siècle des peintures sur toiles auxquelles s'apparente ma pratique picturale actuelle pour les toiles de 5m x 3m par exemple .(l'ensemble monumental peint)
Les peintures sur toiles au 15 ème en Italie ou au Nord étaient fréquemment utilisées pour les décors intérieurs. Ce procédé était très utilisé pour les bannières de procession.
De grandes compositions d'histoire peintes sur toiles étaient fréqentes en Flandres dans les demeures particulières à la place de tapisseries.
Van der Weyden en a réalisé à Bruges. De même Hugo van der Goes.
D'autres exemples célèbres de toiles peintes: Pallas et le centaure, la Naissance de Vénus de Botticelli et les triomphes de César de Mantegna qui sont un ensemble de 9 grandes toiles..
Tels sont, pour l'ensemble de mon travail, les points de repère incontournables pour une véritable pratique picturale qui ne se limite pas à des imitations ou à des apparences soutenues par un discours théorique.

R.Dumoux
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par dumoux
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Travail en cours
Les cabinets de curiosité (art5)
photo R. Dumoux
Il y a un rapport certain entre l'esprit du collectionneur des cabinets de curiosité et celui qui anime la création artistique.
La psychologie de l'un et l'autre présente des similitudes.
Dans les deux cas il y a, à la base, un mouvement mélancolique, une passion de la recherche, un goût du secret et du caché, la folie de l"accumulation et l'intérêt pour les jeux hybrides ou de transmutation des formes.
Il ya aussi une tendance fétichiste: chez le collectionneur comme chez l'artiste, il y a une recherche de pouvoir, de possession des objets et du monde. Ainsi que l'on peut le constater dans les pratiques artistiques.
photo R. Dumoux
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J'invite le lecteur à visiter le site (www.viapictura.com) sous le lien dessin et plus de dessins, afin qu'il ait un aperçu d'une partie de mon travail graphique qui prend, au fil des années, un aspect de collection de curiosités avec un répertoire diversifié.
Egalement il est possible de considérer l'ensemble monumental peint d'au moins 30 toiles de 5 m x 3 chacune, comme une collection curieuse d'oeuvres de très grandes dimensions.
photo R. Dumoux
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Un certain nombre d'artistes importants ont des pratiques qui s'apparentent au monde des curiosités.
On a cité, entre autres, les collections du peintre Miguel Barcelo par exemple, mais le travail de Mark Dion relève plus particulièrement des cabinets de curiosité.
Chaque pièce de Mark Dion ressemble à un musée où tout est ordonnancé.
Il produit des ensembles qui ressemblent à des cabinets de curiosité et parfois il se calque sur le modèle des anciens cabinets scientifiques.
En 2007 cet artiste a eu une exposition de son travail à Nîmes: "The Natural History of Muséum".
- Il utilise les classements des muséums d'histoire naturelle:
géologie, entomologie, archéologie, ornithologie, mammalogie..
- il se sert des présentations habituelles: bureaux en bois, étagères vitrées, caisses, cartons, bocaux, boîtes. Aucun ne ressemble à un meuble de notre temps.
- Le travail de Mark Dion est un effort de présentation du monde naturel et de ses divers sujets.. :
Il dresse un éventail de propositions: mammifères ,rongeurs,oiseaux, arthropodes, araignées à structure articulée et espèces disparues..
- L'humain n'est pas oublié: telle installation ( intitulée "Théâtre du Monde") réunit un squelette humain et autour des objets, livres, appareils de musique ou de mesure, amphores fossiles,crânes d'animaux , d'oiseaux, et coquillages, accompagnés de statuettes primitives.
L'ensemble constitue un véritable cabinet de curiosité de collectionneur.
Cependant, cette entreprise de M.Dion qui apparaît surannée, cache un projet plus complexe. Il ne propose pas que des dispositifs de curiosité mais il se présente en position de chercheur:
- Par exemple, il prélève 1 m2 de sol de forêt tropicale, le transporte dans un musée
et procède en public à l'analyse des insectes qu'il contient, il les classe, les répertorie, les décrit.
- Il installe aussi une cabane d'observation de la faune et de la flore dans un parc naturel de Californie.
- D'autre part, certaines oeuvres fonctionnent comme des fouilles archéologiques. Par exemple dans les canaux de Venise ou dans la Tamise à partir desquels il tire de nouveaux cabinets de curiosité;
- Le projet de Mark Dion prend corps aussi dans des pièces importantes avec des représentations d'animaux (bison dans sa roulotte de foire)
- Il évoque aussi des naufrages de navires à l'occasion d'expéditions scientifiques. Ce sont des situations à partir desquelles il créé des cabinets de curiosité faits d'objets scientifiques et de découvertes diverses.
Ses installations sont comme les ruines du monde vivant.
"La ruine est la seule chose qui s'améliore en vieillissant."
Ces aspects ruiniformes sont en art un critère de profondeur méditative et on y retrouve le principe de mélancolie dont il a été question dans des articles précédents.
photo R. Dumoux
R. Dumoux
www.viapictura.com
photo R. DumouxIl y a un rapport certain entre l'esprit du collectionneur des cabinets de curiosité et celui qui anime la création artistique.
La psychologie de l'un et l'autre présente des similitudes.
Dans les deux cas il y a, à la base, un mouvement mélancolique, une passion de la recherche, un goût du secret et du caché, la folie de l"accumulation et l'intérêt pour les jeux hybrides ou de transmutation des formes.
Il ya aussi une tendance fétichiste: chez le collectionneur comme chez l'artiste, il y a une recherche de pouvoir, de possession des objets et du monde. Ainsi que l'on peut le constater dans les pratiques artistiques.
photo R. Dumoux-------------------------------------------------
J'invite le lecteur à visiter le site (www.viapictura.com) sous le lien dessin et plus de dessins, afin qu'il ait un aperçu d'une partie de mon travail graphique qui prend, au fil des années, un aspect de collection de curiosités avec un répertoire diversifié.
Egalement il est possible de considérer l'ensemble monumental peint d'au moins 30 toiles de 5 m x 3 chacune, comme une collection curieuse d'oeuvres de très grandes dimensions.
photo R. Dumoux------------------------------------------------
Un certain nombre d'artistes importants ont des pratiques qui s'apparentent au monde des curiosités.
On a cité, entre autres, les collections du peintre Miguel Barcelo par exemple, mais le travail de Mark Dion relève plus particulièrement des cabinets de curiosité.
Chaque pièce de Mark Dion ressemble à un musée où tout est ordonnancé.
Il produit des ensembles qui ressemblent à des cabinets de curiosité et parfois il se calque sur le modèle des anciens cabinets scientifiques.
En 2007 cet artiste a eu une exposition de son travail à Nîmes: "The Natural History of Muséum".
- Il utilise les classements des muséums d'histoire naturelle:
géologie, entomologie, archéologie, ornithologie, mammalogie..
- il se sert des présentations habituelles: bureaux en bois, étagères vitrées, caisses, cartons, bocaux, boîtes. Aucun ne ressemble à un meuble de notre temps.
- Le travail de Mark Dion est un effort de présentation du monde naturel et de ses divers sujets.. :
Il dresse un éventail de propositions: mammifères ,rongeurs,oiseaux, arthropodes, araignées à structure articulée et espèces disparues..
- L'humain n'est pas oublié: telle installation ( intitulée "Théâtre du Monde") réunit un squelette humain et autour des objets, livres, appareils de musique ou de mesure, amphores fossiles,crânes d'animaux , d'oiseaux, et coquillages, accompagnés de statuettes primitives.
L'ensemble constitue un véritable cabinet de curiosité de collectionneur.
Cependant, cette entreprise de M.Dion qui apparaît surannée, cache un projet plus complexe. Il ne propose pas que des dispositifs de curiosité mais il se présente en position de chercheur:
- Par exemple, il prélève 1 m2 de sol de forêt tropicale, le transporte dans un musée
et procède en public à l'analyse des insectes qu'il contient, il les classe, les répertorie, les décrit.
- Il installe aussi une cabane d'observation de la faune et de la flore dans un parc naturel de Californie.
- D'autre part, certaines oeuvres fonctionnent comme des fouilles archéologiques. Par exemple dans les canaux de Venise ou dans la Tamise à partir desquels il tire de nouveaux cabinets de curiosité;
- Le projet de Mark Dion prend corps aussi dans des pièces importantes avec des représentations d'animaux (bison dans sa roulotte de foire)
- Il évoque aussi des naufrages de navires à l'occasion d'expéditions scientifiques. Ce sont des situations à partir desquelles il créé des cabinets de curiosité faits d'objets scientifiques et de découvertes diverses.
Ses installations sont comme les ruines du monde vivant.
"La ruine est la seule chose qui s'améliore en vieillissant."
Ces aspects ruiniformes sont en art un critère de profondeur méditative et on y retrouve le principe de mélancolie dont il a été question dans des articles précédents.
photo R. DumouxR. Dumoux
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par dumoux
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Répertoire iconographique