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Au delà de la Terre : la Lune (art.1)
 


"Espace 4 -La lune" (détail) - tempera sur toile - 5 m. x 3 m. R. Dumoux


Dans les articles précédents il était question de l'espace, du cosmos et de l'infini, notions prodigieuses et révélatrices de mystères.

Maintenant, à Paris, la fusée lunaire avec son célèbre damier rouge et blanc, s'affiche sur toute le hauteur de la façade du Centre Pompidou.! pour l'exposition Hergé.
Dans l'espace, la préoccupation la plus proche de nous et la plus accessible, notre 1er pas à l'extérieur de la terre , c'est la lune. Notre satellite fera l'objet du présent article.

D'abord, il y eut au 19ème siècle, un canular lunaire!
En 1835, Arago constatait avec indignation que l'on attribua à Herschell (astronome immense dont nous avons parlé) la découverte de vies sensationnelles sur la Lune.
En effet en 1834, Herschell avait installé le télescope le plus puissant sur le Cap de Bonne Espérance.
Des articles de presse annonçaient l'événement et faisaient la description du télescope et de ses découvertes.

L'atmosphère de la lune était un peu semblable à celle de la Terre. C'était une planète magnifique, une sorte d'"oasis", avec des océans et de vastes forêts.
La vie était très présente avec flore et faune.
 Parmi les animaux, il y avait un bison minuscule, des chèvres licorne, des ours cornus, des faisans parés de bleu et or.
Et enfin on décrivait une race d'humanoïdes, à l'aspect de chauve-souris avec des cheveux de cuivre et des ailes membraneuses.

Il s'agissait d'utopies écrites par le journaliste Locke dans le New-York Sun, afin de ridiculiser une secte qui croyait en l'existence d'autres mondes habités.

Le développement de la photographie et en particulier de la photo astronomique va faire disparaître ces fantasmes lunaires.
Arago va encourager Daguerre à photographier la Lune mais on obtient qu'une empreinte vague et pâle.
Cependant en 1840, à New-York, William Draper obtient un résultat convenable.
Un observatoire dans le Massachussets (avec Bond et Fils et Whipple photographe)  progresse mais les résultats sont difficiles à cause du mouvement de la lune et puis l'air chaud ou froid créait des vibrations et des troubles.
Cependant Whipple et Bond obtiennent en 1850 des clichés réussis. En Europe, ils furent acclamés par le monde scientifique.
Vers 1880 1890, Jansen, directeur à Meudon (avec Loewy et Puiseux) va travailler à l'Atlas Photographique de la lune. Avec de grands négatifs on on réalise des photogravures étonnantes. Vers 1880, la photo astronomique apporte de grands progrès à l'observation et on réalise les 1ères photos de nébuleuses et galaxies.
On pensait que les cratères sur la lune étaient dus à des éruptions volcaniques. Cela fut contredit par un américain . Il faudra attendre les années 50 pour abandonner cette théorie volcanique pour y voir des impacts de météorites.

A partir de 1865, Rutherford parvient à faire des photos de grand format, nettes et détaillées, grâce au perfectionnement des télescopes.
Mais à partir de la fin du 19 ème siècle, il y eut une perte d'intérêt pour l'observation lunaire et et on s'intéresse à la nouvelle astronomie à propos de la composition chimique des étoiles et des galaxies.
Et pour l'étude de la Lune on est dans une impasse pendant 50 ans et souvent en raison des conditions de l'atmosphère qui altéraient les prises de vue.

Pour progresser il n'y avait que la solution de s'approcher de la lune, c'est à dire en mettant en orbite des télescopes ou bien en envoyant directement des instruments d'optique sur le sol lunaire.
C'est cette seconde solution qui fut retenue et elle engendra tous les programmes de l'espace que nous connaissons.

Le prochain article sera consacré à cette approche directe du sol lunaire avec laquelle nous sommes maintenant familiarisés depuis les premiers pas sur la lune.

R.Dumoux
www.viapictura.com

Tag(s) : #Art et Espace